Liste des produits Trek

C’est à la charnière des années 1975 et 1976, à Waterloo, au cœur du Wisconsin, entre Milwaukee et Madison, qu’a commencée l’aventure Trek. Depuis, le manufacturier américain est devenu l’un des leaders mondiaux de l’industrie du cycle ; l’un des plus innovants aussi. Devenue Trek Bicycle Corporation, la société intervient désormais dans tous les secteurs du vélo, dérailleurs exceptés.


Si l’on en croit la “légende”, tout aurait commencé à l’été 1974, par une grande randonnée cycliste organisée au pied levé par un certain Richard Burke. Ce dernier, homme d’affaires dans l’âme, venait de rencontrer, dans l’avion, un ressortissant Sud-Africain, Bevil Hogg, qui cherchait des associés pour développer son affaire de vente de cycles située à Madison (Wisconsin – USA), Stella Bicycle Shop.
Cette rencontre inopinée a provoqué une certaine curiosité sur ce qu’est la pratique du cyclisme sur route, en loisir… Richard Burke et son fils, John (12 ans à l’époque) programment donc une grande randonnée à vélo, entre Beaver Lake (où ils résident) et Fond du Lac (112 km plus au nord). L’aller, un jour, le retour le lendemain… Mais d’abord, un petit détour à Stella Bicycle Shop s’impose : achat de deux vélos et d’une sacoche !


Un cadreur américain


Au retour, enchantés, le père et le fils succombent à la passion de la petite reine. Elle ne les quittera plus. Richard Burke devient actionnaire de Stella Bicycle Shop, aux côtés de Bevil Hogg. Ensemble, ils ouvrent une seconde boutique, à Champaign, dans l’Illinois. Échec. Analyse. Le duo Richard Burke - Bevil Hogg ne dispose pas de marques suffisamment attractives pour attirer un public américain à la recherche d’une production nationale de qualité.

Réflexion. Concertation. À la charnière de l’automne et de l’hiver 1975, les deux hommes et leurs collaborateurs se retrouvent à Waterloo (également dans le Wisconsin) au restaurant – pub local Pine Knoll Supper Club et décident de créer cette marque qu’ils considèrent comme nécessaire au marché américain. Ce sera Trek (“voyage” en Afrikaner), plutôt que Kestrel (un oiseau de proie).

Organisation. Étude technique – et technologique. Quelques mois plus tard, à l’automne 1976, après de nombreuses semaines consacrées à l’ingénierie, débute la fabrication des premiers cadres. Nous sommes – encore et toujours – à Waterloo, entre Madison et Milwaukee, dans une ancienne grange peinte en rouge, jusque-là dédiée à la fabrication de tapis (!). Sur la ligne de production, des vélos de route au design et à la finition soignés sortent un à un. Ce premier atelier Trek est animé par seulement cinq employés, qui, dès la première année, fabriquent quelques 904 cadres cyclotouristes en acier brasés à l’argent, assemblés et peints à la main. Leur prix ? À peine 200 $... Une belle affaire pour ces produits de milieu et de haut de gamme, dotés de tubes Reynolds, Columbus ou Tange.

Il n’en faut pas davantage pour que Trek prenne son indépendance en tant que nouvelle entité sociale. Nous sommes fin 1976. Des idées de croissance se font sentir. La marque ouvre sa première boutique en propre, Penn Cycle, à Bloomington (Indiana). Le succès dépasse les attentes. À l’aube des années 80, “la grange rouge” est au maximum de ses capacités.


Une croissance échevelée


L’époque est ainsi faite. Les États-Unis, qui commencent tout juste à s’ouvrir au vélo de route, en grande randonnée (Paris-Brest-Paris, Bordeaux-Paris…) ou en compétition de haut niveau, constatent que la vieille Europe n’a pas le monopole de la fabrication de cadre de route de qualité. Une certaine vision de l’artisanat s’impose… avec une énorme demande et une production à augmenter, sans pour autant perdre son âme ! C’est ainsi que le siège social et l’unité de production déménagent à une paire de kilomètres de la fameuse “grange rouge” au 801 West Madison Street, encore et toujours à Waterloo.

Des vélos complets sont désormais inscrits au catalogue. Et, en 1982, apparaissent les premiers cadres de compétition en acier, les inoubliables Trek 950 et 750, qui montrent la voie, dès l’année suivante, au premier VTT de la marque, le désormais mythique Trek 850 (un tout rigide en acier Tange). Sans tout à fait lancer la mode du VTT, la marque de Waterloo accompagne le mouvement, pour ensuite le mener avec conviction…

1984 est une année capitale pour Trek puisque John Burke, le fils de Richard, intègre la société. C’est aussi l’année où l’entreprise se lance dans la fabrication de périphériques en ouvrant son département Trek Components Group.

Dès lors, les choses s’accélèrent fortement. Recherche. Développement. Révolution. 1985, les lignes de production sont totalement repensées en vue du lancement d’un tout premier cadre de route en alu, le Trek 2000, qui, dès 1986, est suivi d’un carbone à raccords alu, le Trek 2500. Une usine de 7000 m2 est construite, toujours à Waterloo. La marque change de dimension.

Création d’une ligne de vêtements cyclistes. Ouverture d’un bureau au Royaume-Uni et d’un autre, en Allemagne. Développement de la gamme Jazz (vélos d’entrée de gamme et pour enfants) conçue à Waterloo, mais fabriquée à Taïwan. C’est un succès relatif. En 1993, l’expérience s’arrête net.


La globalisation


En 1989, lancement du Trek 5000, premier monocoque de la marque. Léger, l’ensemble cadre et fourche sort à 1,5 kg ! Ce modèle, peut-être trop novateur, peut-être trop rigide, ne trouve pas encore son public. Puis, en 1990, la marque pose, bien avant l’heure, les prémices du gravel avec la série MultiTracks, des vélos hybrides, mi VTT, mi route… Un réseau de boutiques Trek ouvre ses portes, dans le Wisconsin.

L’entreprise de Waterloo croit au carbone et persiste. En 1992, elle lance de nouveaux monocoques de route, les Trek 5500 (cadre et fourche à 1,11 kg) et 5200, mettant en avant la technologie OCLV (Optimum Compaction, Low Void ou, en Français, Compactage Optimal à Faible Vide), qui débouche sur le premier VTT Carbone (le Trek 9900) à peine précédé du premier VTT tout suspendu, le Trek 9000.  Nouvel agrandissement d’usine (la surface de production atteint désormais les 13 000 m2). Croissance externe. En 1993, Trek acquiert la marque Gary Fisher (l’inventeur du VTT), puis Klein (spécialiste du vélo en alu) en 1995 ou Bontrager Bicycle (spécialiste des composants). Il lance aussi le VTT tout suspendu Y… Et achète la licence Greg Lemond (exploitée jusqu’en 2008).

1997, John Burke succède à son père à la tête de ce qui est devenu Trek Bicycle Corporation, acteur mondial et majeur de la conception et de la fabrication de vélos. C’est aussi le début des années Armstrong… On passe… Le nouveau département Advanced Components Group (ACG) et son bataillon d’ingénieurs, travaillent à la mise en place de la haute technologie au service de la petite reine. Ouverture d’une usine d’assemblage et de montage, à Carlow (Irlande). Ladite usine est transférée en 2004 à Hartmannsdorf (Allemagne).

Lancement de la mythique et incontournable série Madone, lancement de vélos et composants pour dames (WSD), lancement de Project One (personnalisation de l’émaillage des cadres et fourches maison), ouverture de la filiale Trek Travel (cédée en 2007)... Le groupe est sur tous les fronts, en ce début de XXIe siècle. Plus rien ne l’arrête. 2003. Achat du Suisse Villiger puis de l’Allemand Diamant. Ouverture d’un magasin à Pékin, puis d’une vingtaine de boutiques en Chine. 4000 m2 supplémentaires sont bâtis à Waterloo, essentiellement pour le département R&D, mais aussi pour intégrer un superbe musée maison…


Aujourd’hui


Solidement implanté, un peu partout dans le monde, Trek continue d’innover, grâce à des partenariats probants avec des équipes et des athlètes qui comptent parmi les plus performants de la planète. Sur la route, après la collaboration des années US Postal, puis Discovery Channel, c’est, en 2011, le début d’un partenariat avec le Team Leopard-Trek des frères Schleck, de Fabian Cancellara ou de Daniele Bennati, suivi de RadioSchak-Nissan, de Trek Factory Racing (2014 et 2015) et désormais de Trek-Segafredo. Il en va de même en VTT où, dès 2009, avec le Team Trek World Racing, de talentueux et talentueuses pilotes viennent tutoyer les sommets. Ainsi peut-on citer Tracy Moseley, Neko Mulally, Justin Leov ou Aaron Gwin.

En termes de production, le Trek Madone, évidemment en version carbone monocoque, avec un freinage à disques (kit cadre et/ou vélo tout monté), demeure le vaisseau amiral de la marque de Waterloo. Développé en soufflerie, testé et amélioré sur le terrain par les pros de Trek-Segafredo (notamment), il ne pouvait pas en être autrement. Mais, il n’est pas seul dans la gamme, avec des produits route toujours très performants, tels que le Domane (qui a été décliné en version dames), l’Emonda ou le Checkpoint.

Le VTT n’est pas en reste, que ce soit en tout suspendu (Slash, Fuel, Top Fuel, Supercaliber…) ou en semi-rigide (Merlin, Roscoe, Procaliber…). D’ailleurs, à l’exception du BMX, tous les domaines de la petite reine sont traités avec le même égard : ville, cyclocross, gravel, hybride, fitness, triathlon, fatbikes… Des versions à assistance électrique (VAE) ont même été développées, pour à peu près tous les types d’utilisation.

Et puis, à côté des vélos eux-mêmes, le manufacturier propose pratiquement tous les types de périphériques et d’accessoires : roues, pneus, casques, pédales, cintres, potences, tiges de selles, éclairages connectés… L’utilisateur n’est pas oublié, avec toute une gamme de vêtements estampillés Bontrager, que ce soit pour les hommes, pour les femmes, pour la route, pour le VTT…

Car justement, l’utilisateur est au centre des intérêts du groupe Trek, avec une assurance qualité sans réel équivalent ailleurs. Jugez plutôt. Les cadres et les fourches rigides, les bras oscillant des suspensions, ainsi que les roues Bontrager carbone sont garantis à vie ! Tout le reste (vêtements, pièces et accessoires, composants d’articulations de suspensions arrière, roues Bontrager alu et alliages, peinture et autocollants) est garanti pendant une période de deux ans, hors usure normale, montage incorrect, mauvais entretien, accident ou produits non exclusifs.

Innovants et très techniques, les produits développés par le groupe Trek trouveront nécessairement une juste utilisation auprès de tous les passionnés de sport ou loisir cycliste, ainsi qu’auprès de ceux qui montent sur leur vélo au quotidien. Et cela, quel que soit leur niveau d’exigence, leur intensité, leur régularité et les conditions dans lesquelles ils évoluent. Il faudra juste veiller à choisir le produit le plus apte à répondre à ses besoins. Vous pouvez aussi venir tester votre futur vélo lors d’opération spécifique comme une journée de roulage Trek, opération de plus en plus courante… Mais ça, c’est une toute autre histoire…