VTT électrique - VTTAE Trek

Si le VTT a été inventé aux États-Unis dans les années 70, quelques mois avant la création de Trek par Richard Burke et Bevil Hogg, la marque de Waterloo (Wisconsin – USA) n’est pas passée à côté de ce marché en plein développement. À partir de 1982, le nouveau département R&D Trek s’est activement penché sur le VTT pour, aujourd’hui, disposer d’une gamme complète, avec, notamment, différents VAE – VTT, qui répondent parfaitement aux attentes d’un nouveau type de pratiquants.

Trek a commencé son aventure bien loin du VTT et très loin du VAE de VTT (ou VTTAE, pour “vélo tous terrains à assistance électrique”), par la production de cadres de route en acier “supérieur” développés à partir des meilleurs tubes du marché (Reynolds, Columbus ou Tange). Le succès fut immédiat mais, lorsqu’à la charnière des années 70 et 80 la déferlante VTT a transformé ce phénomène, jusque-là uniquement américain, en phénomène mondial, Trek a suivi le mouvement. Mieux, au fil des ans, la marque est devenue l’un des leaders de l’innovation VTT.

Recherche et développement

Le premier VTT Trek est apparu en 1983. Le désormais mythique Trek 850 (un tout rigide) a été réalisé à partir de tubes en acier Tange. À partir de là, les choses n’ont cessé de bouger, pour s’accélérer au début des années 90 lorsque Trek a absorbé les cycles Garry Fisher (du nom de l’inventeur du VTT). La technologie OCLV (Optimum Compaction Low Void ou, en français, Compactage Optimal à Faible Vide), tout juste apparue sur la route, est alors adaptée au VTT, avec le Trek 9900, le premier VTT carbone, doté d’une fourche suspendue Rock Shox, une véritable révolution dans le petit monde du VTT.

En 1992, Trek continue sur sa lancée et sort le premier VTT tout suspendu, le Trek 9000, doté de la nouvelle gamme de suspension Trek T3C (pour Travel is Three Times Compression ou, en français, Amortissement en Triple Compression). La suite ? Le Trek Y, en 1995, d’emblée reconnaissable avec son cadre carbone en forme d’Y, son bras de suspension arrière collé au cadre et sa fourche Fox.

Trek s’oriente ensuite vers un design plus traditionnel et se tourne de plus en plus vers l’aluminium, sans pour autant délaisser le carbone considéré comme “parfait” pour les machines destinées à la compétition de très haut niveau. Par contre, l’acier disparait complètement du catalogue.

En parallèle, les standards géométriques évoluent du tout au tout, en passant durant la dernière décennie, des roues de 26’’ (le standard depuis les débuts du VTT), aux roues de 27,5’’ puis aux roues de 29’’. Et l’assistance électrique intègre, petit à petit, la gamme Trek de VTT.

De nouvelles pratiques, essentiellement estivales, apparaissent progressivement. Situées à l’exact opposé de l’approche compétitive de la discipline, ces pratiques de loisir, purement ludiques, s’imposent à un public pas forcément très cycliste en dehors des vacances. Le terrain de prédilection ? Comme à l’origine du VTT, c’est la montagne. Lorsque les utilisateurs manquent de puissance et/ou d’endurance et qu’il s’agit de monter sur des pentes à la fois raides et longues, le système est idéal. D’autant que le paramètre pondéral n’entre absolument pas en compte, bien au contraire. En effet, lorsqu’il s’agit de descendre, cela peut constituer un certain avantage, pour peu que la maniabilité affiche présent.

Une certaine philosophie

En ce qui concerne l’assistance électrique, la législation reste la même que pour les produits destinés à la ville ou à la balade occasionnelle. Dans ce cadre, il n’est pas question d’aller flirter avec les pratiques du moto-cross. Un VTTAE (VTT à assistance électrique) demeure, au regard de la loi, un VTT. C’est ce que précise la directive 2002/24/CE du Parlement Européen et du Conseil, en date du 18 mars 2002. Ainsi, l’assistance électrique n’est active qu’en phase de pédalage et se coupe au-delà des 25 km/h, pour laisser place, comme sur un vélo classique, à la force musculaire du pilote, tandis que la puissance nominale du moteur doit obligatoirement être inférieure ou égale à 250 watts. Si l’un des éléments n’est pas respecté, la machine est considérée comme un vélomoteur. Le port d’un casque spécifique devient alors obligatoire.

Trek, dans le respect de ce cadre législatif, propose aujourd’hui des VTTAE originaux, c’est-à-dire traités en tant que VAE (indépendamment, donc, de la gamme de VTT à propulsion musculaire) mais avec une approche pratique, tout à fait comparable à celle des VTT traditionnels. Les ingénieurs maison ne vous diront d’ailleurs rien d’autre. Les VTTAE se pilotent comme des VTT car ce sont avant tout des VTT… À ce titre, ils disposent de toutes les technologies appliquées sur les cadres et les suspensions des VTT estampillés Trek.

L’idée directrice ? S’adresser à tous ceux qui veulent se lancer dans une pratique de trail et leur simplifier la vie au maximum, afin d’optimiser la notion de plaisir. Outre la partie “cycle” (cadre et composants), où le 29’’ est de rigueur, la partie “composant” a été optimisée. Ainsi, comme pour les produits urbains, chaque équipement de l’ensemble batterie / moteur (ledit moteur est placé au niveau du boîtier de pédalier, qui, pour l’occasion est surdimensionné) a été scrupuleusement sélectionné, en laissant la part belle au produit Bosch, véritable référence en la matière.

Le système de Batterie Intégrée Amovible (RIB), exclusivité de Trek, est dissimulé dans le cadre, ce qui protège ladite batterie des petits chocs liés à la pratique VTTiste, tout en rendant le design beaucoup plus élégant. On reste dans la notion de pilotage plaisir !

Contrairement à ce que propose la concurrence, Trek a fait le choix de placer l’accès à la batterie intégrée sur le côté du tube transversal, ce qui s’avère extrêmement pratique, lorsqu’il s’agit de profiter du côté amovible de cette batterie. Et c’est d’autant plus facile que la chose a été particulièrement bien pensée. Point besoin d’outil. Il suffit de tourner une clé pour libérer la batterie, dotée d’une poignée intégrée et d’un port de charge externe. Ainsi, est-il possible de procéder à la charge, aussi bien sur le vélo qu’en dehors.

L’ensemble des VTTAE Trek est équipé de transmissions Bosch Performance Lice CX, parfaitement adaptées d’autant que les batteries Bosch lithium-ion s’avèrent actives sur une très longue durée, pour une accumulation de sorties.

On l’aura compris, un VTT à assistance électrique augmente la puissance de pédalage. Cela permet d’aller plus loin, plus haut, plus vite. Et donc de se dépasser, d’élargir son horizon, pour se faire infiniment plaisir dans les plus beaux décors. Trek a pensé à tout le monde… En tout cas, au plus grand nombre.

Et pour répondre à la demande du plus grand nombre, Trek a développé deux grandes gammes de VTTAE. La gamme Trek Rail, qui s’adresse plutôt aux utilisateurs “physiques” et la gamme (un peu plus vaste) Trek Powerfly, qui, elle, s’adresse à ceux qui veulent évoluer de manière beaucoup plus ludique, pour ne pas dire contemplative.

La gamme Trek Rail

Pour optimiser cet exercice “plaisir”, il y a, en premier lieu, le Trek Rail. Spécialiste du trail, ce Trek Rail s’adresse aux pilotes les plus exigeants. Ceux qui veulent se tester sur des parcours difficiles et longs. VTT tout suspendu, à fort débattement, il est réalisé autour d’un cadre OCLV Mountain et, pour certaines versions, en alliage carbone Alpha Platinum Aluminium. À l’intérieur du tube transversal se cache une batterie de 625 Wh, totalement intégrée, donc invisible. Le moteur Bosch Performance Lice CX (nouvelle génération) de 250 W est “commandé” par un dispositif de commande Purion.

Côté suspension, les fourches RockShox Lyrik (notamment la RockShox Lyrik Select Plus à débattement de 160 mm, avec son amortisseur Charger 2 RC) sont mises à l’honneur, au même titre que pour les suspensions arrière (à commencer par la RockShox Deluxe RT2 à débattement de 150 mm, qui intègre la technologie Trek RE:aktiv).

La transmission mono plateau 12 vitesses fait, ici, l’unanimité (tout particulièrement en SRAM GX Eagle), comme le freinage hydraulique à 4 pistons (le Shimano SLX, par exemple), remarquablement efficace, car aussi progressif que précis. Côté équipement, c’est une nouvelle fois l’équipementier maison, Bontrager qui se taille la part du lion.

Quel que soit l’équipement choisi, on est dans ce qui se fait de mieux en matière de VTTAE, avec la possibilité de s’offrir un montage “hybride”, mi urbain, mi VTT, avec porte-bagages, garde-boues et éclairage. Les prix varient de 4 300 € à 11 600 €.

La gamme Trek Powerfly

Pour les VTTistes à l’approche un peu moins sportive, Trek a développé la gamme Powerfly à double finalité. Il s’agit d’abord et avant tout, de répondre aux exigences des pratiques “hardtrail”, situées à mi-chemin entre l’aventure sur les sentiers de type “singletrack” et les trajets, sinon quotidiens, au moins très réguliers. C’est la raison pour laquelle Trek offre la possibilité de doter son Powerfly d’un porte-bagage.

Mais ce n’est pas tout. Ce Trek Powerfly a été conçu pour se montrer particulièrement maniable. Et comme maniable ne veut pas dire fragile, la gamme Trek Powerfly est composée de VTTAE, qui se veulent robustes, histoire de dompter les montagnes les plus hostiles et les parcours les plus techniques, en particulier grâce à des suspensions à fort débattement (jusqu’à 150 mm).

Au bout du compte, ce Trek Powerfly sait repousser les limites et permettre à des sportifs, pas nécessairement VTTistes, de se faire plaisir en bénéficiant d’un petit coup de boost lorsque cela est nécessaire. Pour ce faire, Trek a, une nouvelle fois, fait appel à l’Allemand Bosch, qui fournit moteur (le Performance CX est plébiscité) et batterie (on retrouve le système RIB, pour Removable Integrated Battery ou, en français, Batterie Intégrée Amovible en version 500 à 625 Wh).

Qu’en est-il concrètement ? Autour d’un cadre réalisé en alliage Alpha Platinum Aluminium, déclinée en géométrie spécifique pour les dames, Trek propose une suspension pneumatique RockShox, une transmission monoplateau 11 vitesses (Shimano plutôt que SRAM) et une tige de selle télescopique. De plus, le standard de roues n’est pas, ici, le 29’’. Certaines versions sont proposées en 27,5’’, pour, justement, favoriser la maniabilité, sans que la stabilité ne soit remise en question. Les périphériques, quant à eux, sont généralement choisis au sein du catalogue Bontrager, l’équipementier maison. Une incontournable coutume chez Trek.

En termes de prix, le Trek Powerfly est proposé entre 2 800 € et 8 000 €. Attention, les versions les moins onéreuses ne possèdent pas la technologie Trek RE:aktiv et se révèlent donc être des semi-rigides… Ce qui n’est pas, en soit, un problème, pour peu que l’on ne cherche pas à faire du dépassement de ses propres limites, un objectif absolu.

Raisonnablement riche, la gamme Trek VTTAE s’avère plus sportive que tournée vers le loisir et les pratiques urbaines. Cela ne veut pas, pour autant, dire que le côté randonnée ou vélotaff est totalement oublié. Les batteries ne proposent évidemment pas la même autonomie. Tout dépend du budget et des objectifs kilométriques (et donc du temps d’utilisation). En tout état de cause, tous les utilisateurs, quelle que soit leur pratique, sauront trouver un vélo adapté à leurs envies comme à leurs ambitions,    avec l’assurance de se faire plaisir dans toutes les situations ou presque.

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