Vélo de route Trek

Trek et le vélo de route, c’est une histoire d’amour qui dure depuis sa création, en 1976, puisque les premières productions de la marque de Richard Burk et Bevil Hogg étaient des cadres de route en acier brasé à l’argent. À force de recherche et de développement, Trek s’est imposé comme l’un des leaders mondiaux de l’industrie du cycle, avec comme vitrine route, le Team Trek-Segafredo.

Créé en 1976 par Richard Burk et Bevil Hogg, Trek compte aujourd’hui, parmi les principaux leaders mondiaux du vélo et tout particulièrement du vélo de route haut de gamme. Il s’agit d’ailleurs de l’ADN Trek, puisqu’à l’origine de la marque, il y a des cadres de course en acier “supérieur” développés à partir de tubes réputés : Reynolds, Columbus ou Tange. Le succès étant immédiatement au rendez-vous, probablement en raison d’un design particulièrement bien pensé et d’un assemblage bien fini, Trek a mis en place un département Recherche et Développement des plus performants.

Trek : de l’acier au carbone, via l’alu

C’est en 1982, à peu près au même moment que les vélos tout montés, qu’apparaissent les premiers cadres Trek pour vélos de course. La marque laisse priorité à la route mais, en plus du côté balade, elle recherche la performance pure afin de toucher, aussi, les compétiteurs (sous l’impulsion de Greg Lemond, néo-pro de la toute puissante formation Renault-Elf, ils se font de plus en plus nombreux) et les cyclos soucieux d’améliorer leur rendement. Plus loin, plus vite, plus fort. C’est ainsi qu’apparaissent les inoubliables Trek 950 et 750 dotés de tubes Reynolds et Columbus ainsi que d’une géométrie favorisant relances et attaques.

Une nouvelle fois, le succès commercial est au rendez-vous. Cela pousse les ingénieurs Trek à rechercher de nouvelles solutions pour améliorer le poids de ses cadres et vélos de courses. De nombreuses heures de bureau d’étude sont nécessaires. Révolution. En 1985, les lignes de production Trek sont totalement repensées. L’enjeu est de taille puisque le manufacturier de Waterloo lance son tout premier vélo de route (très orienté course et compétition), le Trek 2000, qui, dès l’année suivante est suivi d’un carbone à raccords alu, le Trek 2500 à la géométrie tout à fait comparable à son homologue 100% alu. Les compétiteurs les plus exigeants sont les premiers concernés.

Mais, il importe d’aller encore plus loin car, pour Trek, le tout n’est pas de se limiter à proposer des cadres légers à la géométrie dynamique, encore faut-il travailler sur la rigidité de l’ensemble. Et, si c’est possible, augmenter encore un peu la légèreté du cadre et de la fourche (cette dernière étant pour la première fois en carbone).

Le département R&D Trek poursuit donc son travail. Cela se traduit, en 1989, par la sortie du premier cadre monocoque estampillé Trek, le Trek 5000. L’ensemble cadre et fourche sort à 1,5 kg, ce qui en fait l’un des kit-cadres les plus légers du marché, de l’époque. Certes, le concept, très novateur n’est pas – encore – un succès commercial, mais Trek tient, là, LA technologie capable de l’imposer comme l’un des fabricants les plus performants, en termes de vélos de route et tout particulièrement de vélos de course. De plus, les bases géométriques sont fixées. Trek entre dans la modernité.

En 1992, Trek lance de nouveaux cadres monocoques de route, les Trek 5500 (cadre et fourche à 1,11 kg) et 5200, mettant en avant la technologie OCLV (Optimum Compaction Low Void ou, en français, Compactage Optimal à Faible Vide). C’est le début d’une présence active dans les pelotons professionnels. Une présence qui se poursuit aujourd’hui avec la formation Trek-Segafredo.

Cette collaboration débouche, en 2003, sur le lancement de la mythique et incontournable série Madone, vaisseau étendard de Trek devenu, au fil des évolutions, une référence unanimement reconnue en termes de vélos de course ultra performant… Notez que, l’année précédente, sont apparus des accessoires et des géométries différents, pour les dames, sous la dénomination WSD. Encore d’actualité aujourd’hui, ces produits adaptés aux femmes ont contribué et contribuent largement au succès de la marque Trek.

Trek Madone

La gamme actuelle de Trek compte, pas moins de 97 vélos de route ou vélos de courses, répartis en trois séries principales. Tout en haut de la gamme, il y a l’incontournable Madone qui a bien évolué depuis son apparition en 2003. Son ambition ? Être le vélo le plus rapide du monde ! Essais indépendants à l’appui, c’est en ces termes que Trek présente son Madone. Logique, l’aérodynamisme, le confort et le poids de ce vélo de course au caractère bien trempé, ont été longuement étudiés afin d’être optimisés au mieux. Cela donne un vélo ultra léger particulièrement rapide, capable d’évoluer sur n’importe quel type de routes. En montagne, comme en plaine. Utilisé, notamment par le Danois Mads Pedersen, lors de sa victoire au Championnat du monde 2019 dans le Yorkshire (arrivée à Harrogate), c’est une machine dédiée à la performance pure.

Trois kit-cadres Madone sont proposés. Pour les compétiteurs les plus exigeants, le Madone version SLR est proposé en géométrie H1,5 (position performance), en carbone OCLV 700 (plus rigide). Pour les compétiteurs, les cyclosportifs les plus exigeants ou les adeptes des longues distances, le Madone version SL est proposé en géométrie H2 (position plus confortable), en carbone OCLV 500 (typé confort). Enfin, pour les cyclosportifs et les cyclotouristes à l’approche sportive, le Madone version 9 dispose également de la géométrie H2, en carbone OCLV 600 (à mi-chemin entre confort et performance), exclusivement doté d’un freinage à patins. Les prix ? 3500 €, 4000 € ou 4500 € selon les versions (SLR, SL ou 9, à freinage disques ou patins). Les tailles ? De 50 à 62 de 2 en 2. Les vélos montés (avec une géométrie femme SLR et une version CLM/triathlon) oscillent, quant à eux, entre 4500 et 12 600 € selon l’équipement. Certes, les produits maison Bontrager sont mis à l’honneur mais, en termes de groupes, ce sont Shimano (Dura-Ace et Ultegra éventuellement en version Di2) et SRAM (Red e-tap) qui se partagent le catalogue. Évidemment, l’offre Project One (émaillage personnalisable - presque - à l’infini) concerne tous les cadres Trek Madone, moyennant supplément.

Trek Emonda

Les compétiteurs, notamment ceux qui aiment grimper, et les cyclosportifs, qui préfèrent la légèreté à l’aérodynamisme préféreront naturellement la gamme Emonda, qui s’inscrit en parallèle à la gamme Madone. L’Emonda est en effet présenté par Trek comme LE vélo de route le plus complet du marché. Logique, il combine, de fait, un style classique (en termes de géométrie) pour un compromis performance/confort optimisé avec excellence. Ici, les recherches ont porté sur l’agilité des cadres (et donc des vélos tout montés). Force est de constater que c’est une réussite puisque les vélos de ladite série Emonda savent remarquablement bien virer y compris en descente de cols, où trouver les bonnes trajectoires devient un jeu d’enfants. Très légers, ils se montrent excellents grimpeurs…

Trois déclinaisons de kit-cadres sont proposées. Tout en haut de la pyramide, on trouve l’Emonda SLR, un monocoque carbone OCLV 700 avec la géométrie H2. Il est suivi de l’Emonda SL, un monocoque carbone OCLV 500, avec également la géométrie H2. Enfin, on trouve une version Emonda ALR, un cadre en tubes alu 300 hydro-formés, soudo-brasé (soudures invisibles) qui reprend lui aussi la géométrie H2. Les prix ? 900 €, 2000 €, 2400 € ou 3000 € selon les versions (SLR, SL ou ALR à freinage disques ou patins). Les tailles ? De 50 à 62 de 2 en 2 avec, en prime, certaines séries proposées en 47. Les vélos montés (il existe une géométrie femme SLR) oscillent entre 1300 et 10 600 €, en fonction de l’équipement, souvent estampillé Bontrager. Les groupes proposés sont marqués Shimano (Tiagra, 105, Ultegra ou Dura-Ace éventuellement en version Di2), mais SRAM (avec son Red e-tap) est parfois proposé. Là encore, l’offre Project One est au programme !

Trek Domane

Après la gamme Trek Emonda, on trouve la série Trek Domane. Plus abordables que les Madone et Emonda, les cadres et vélos montés, de route ou de course, Trek Domane n’en sont pas moins très performants. On peut même les qualifier de bien plus polyvalents, même s’ils sont présentés par Trek comme destinés au cyclosportifs et cyclotouristes au long cours, qui ne roulent pas uniquement sur les plus belles routes de France, de Navarre ou d’ailleurs. Dotés de la technologie IsoSpeed (découpleur isolant le mouvement de la tige de selle et/ou de la direction du reste du cadre afin d’absorber les – grosses – inégalités de la route), les cadres et vélos de route Domane savent se jouer des ornières et des nids-de-poule. La géométrie Endurance, qui permet d’accumuler les heures de selle, vient compléter le dispositif, pour un confort XXXL optimisé dans le temps, avec, en prime, la compatibilité “garde-boue”.

Des kit-cadres sont proposés en version SLR avec le système IsoSpeed à l’avant et à l’arrière. Il s’agit de monocoque carbone OCLV 600. La version SL dispose, elle aussi, du système IsoSpeed à l’avant et à l’arrière, sur un cadre monocoque carbone OCLV 500. Disponibles avec freinage à disques ou à patins, ces kit-cadres Trek Domane SL et SLR sont proposés à 2049 €, 2200 € ou 3500 €. Les tailles ? 44 et 47 puis de 2 en 2, du 50 au 62.

Comme pour les séries Madone et Emonda, Trek propose des vélos de route Domane tout montés. On y trouve une version femme, Domane AL en aluminium Alpha 100, où seul l’avant du vélo est doté de la technologie IsoSpeed. Une nouvelle fois, autour des périphériques Bontrager, ce sont les groupes Shimano qui se taillent la part du lion, SRAM n’étant présent qu’avec son Red et son Force e-tap… Côté look, l’option Project One concerne aussi la série Domane. Pourquoi s’en priver ?

Trek en offre toujours davantage

Outre ces trois gammes de vélos de route et de course, Trek propose d’autres produits, particulièrement dignes d’intérêt, notamment pour les petits budgets, comme pour ceux qui n’hésiteront pas à se lancer sur les routes et chemins de traverse, façon “Strade Bianche” ou “Paris-Tours” depuis 2018, voire les adeptes du cyclocross. Dès lors, le monoplateau sera préconisé.

Ainsi, trouvera-t-on le Trek Checkpoint proposé en version AL (Aluminium Alpha 300), avec une géométrie gravel, pour la modique somme de 900 € (kit-cadre) ; ou en version SL (OCLV 500), avec système IsoSpeed et la même géométrie gravel, pour 1990 € (kit-cadre). Différents montages sont inscrits au catalogue, dont une version femme SL à 3500 € avec Shimano 105. Au bout du compte, le Trek Checkpoint monté, est proposé entre 1150 € (AL Shimano Sora) et 5500 € (SL en SRAM Force).

Pour les adeptes du cyclocross, il y a la gamme Trek Boone, un cadre SL (OCLV 600) à géométrie spécifique et système IsoSpeed. Le kit-cadre est proposé à 2300 € tandis que les montages proposés au catalogue donnent l’exclusivité à SRAM… Rival ou Force, de 3000 € à 5000 €.

Enfin, on trouve la gamme Trek Crockett, avec un kit-cadre à 849 € doté d’une fourche carbone IsoSpeed et du système “Control Freak” (optimisation des passages de câbles). Deux montages sont proposés : SRAM Apex à 1500 € et SRAM Rival à 2000 €.

Si, aujourd’hui, Trek propose une multitude de cadres et vélos de route, taillés pour la course (en ligne ou en chrono), le cyclosport ou la randonnée cyclotouriste, ce n’est pas pour le simple plaisir de disposer d’une offre catalogue pléthorique, mais au contraire, pour répondre à tous les besoins possibles. Ainsi, alterner les plaisirs routiers (en courte, moyenne et longue distance) et lorgner vers les pratiques tous chemins (gravel et cyclocross) est parfaitement possible. Chacun, quelle que soit sa pratique pourra trouver le vélo le mieux adapté à son activité (ou à ses activités) et à son budget, avec l’assurance d’une double constante : qualité de conception et de réalisation avec, en prime, la possibilité de personnalisation (concept Project One) de la déco du cadre.