Roue pleine

Quand on concourt dans les disciplines de très haut niveau en matière de vitesse, la performance devient un critère prépondérant supplantant le confort. La roue lenticulaire est quasiment devenue un standard dans le triathlon et la course contre-la-montre du fait de ses propriétés aérodynamiques. Elles offrent en effet l’avantage d’une meilleure pénétration dans l’air, et permettent de traduire la pression de l’air exercée sur la roue poussée aérodynamique.

Un éventail de choix

Zipp… les constructeurs proposent un éventail de roues lenticulaires aussi performantes les unes que les autres. La rigidité, et la vélocité de ces roues ont été portées à un niveau très élevé grâce à des recherches poussées aux technologies propres à chaque marque. Par ailleurs, si le poids a longtemps été le principal handicap des roues pleines, les modèles récents, développés pour les coureurs de haut niveau ont été considérablement allégés en privilégiant le carbone.

Une roue lenticulaire à pneu ou à boyau ?

Entre le boyau et le pneu de triathlon, le choix peut être orienté sur la performance, la rigidité et la technique du cycliste. Si les boyaux s’offrent l’avantage de la rigidité et de la légèreté, les pneus, notamment ceux à section large ont gagné en popularité du fait de leur faible résistance au roulement, de leur vélocité et de leurs meilleures capacités aérodynamiques. Michelin, Hutchinson, Mavic, Schwalbe, Continental… les constructeurs pneumatiques se sont alignés sur cette tendance pour proposer des pneus plus légers et plus performants dédiés à l’installation sur des roues lenticulaires. Les boyaux n’ont pas pour autant été délaissés et demeurent des solutions d’excellence pour certaines classes de triathloniens.

QUESTIONS FREQUENTES

Pensée pour la vitesse, une roue arrière lenticulaire optimisera l’aérodynamisme de son vélo, sur un chrono ou sur un triathlon. Mais si le vent est latéral ou de trois-quarts, le gain sera minimisé. C’est sur un terrain plat qu’il sera maximisé. L’opportunité d’utilisation dépend donc de la direction et de la puissance du vent.
Par définition, les roues lenticulaires son pleines et, de ce fait, dépourvues de rayons. La justification est purement aérodynamique. Sans rayon, le tourbillon d’air, entre les rayons, disparait et sans cette zone de turbulence, le gain de vitesse et l’économie de watts est réel. En revanche, le fait d’en monter aussi à l’avant limitera la stabilité de la direction.