Quels sont les 5 meilleurs pneus vélo route increvables ?


La crevaison est l’un des principaux fléaux du cycliste. À l’entraînement, en course ou en randonnée, laisser partir un peloton, pour attendre une roue gonflée ou réparer une chambre à air, n’est jamais un plaisir. Du “pneu plein” aux bandes de roulement renforcées, en passant par la chambre à air anti-perforation ou au liquide préventif, les spécialistes du pneu ont multiplié les solutions anti-crevaison. Et puis, il y a quelques astuces simples… pour minimiser les risques.

Partant de là, on se focalisera simplement sur le juste gonflage de ses pneus, en respectant la pression minimum et maximum indiquée sur le flanc desdits pneus, tout en l’ajustant à son poids (60 kg = 6 bars de pression ; 70 kg = 7 bars de pression…). En effet, rouler avec des pneus sous-gonflés augmente le risque de crevaison par pincement et au moindre nid de poule, la jante viendra couper la chambre à air ; l’usure sera accélérée, car les flancs travailleront de manière excessive ; tandis que ledit pneu s’écrasera au moment du contact avec le sol, entraînant une plus importante résistance au roulement… À l’inverse, rouler avec des pneus sur-gonflés, risque “simplement” d’impacter le confort, mais optimisera le rendement.

Une fois que l’on aura réalisé cette première attention, il importera de veiller à régulièrement inspecter ses pneus, ne serait-ce que pour assurer une pression normale en utilisation, c’est-à-dire trouver le bon équilibre entre résistance au roulement, confort et grip.

Autre point important, l’usure des pneus. Sur la bande de roulement de chacun de ces pneus, l’épaisseur de la gomme va diminuer au fil des kilomètres, ce qui augmentera d’autant les risques de perforation. Afin de faciliter la tâche, certains spécialistes du pneu ont placé sur leurs gommes, des témoins d’usure, fort utiles. Indépendamment de ces témoins, il faudra veiller à retirer les petits silex ou morceaux de verre, risquant de percer la gomme.

Enfin, n’oubliez pas d’inspecter, le cas échéant, le fond de jante (la bande plastique séparant la jante et la chambre à air), car c’est elle qui empêche les têtes de rayon de provoquer des crevaisons.

Le bon équipement contre la crevaison

Lapalissade, au moment de s’équiper en pneus increvables, il faut choisir des modèles de pneus et de chambres à air de qualité, en adéquation avec la jante. Dès lors, ce qui prime n’est pas le poids, mais la résistance à la crevaison. Cela passe par une bande de roulement épaisse et résistante, ainsi que par une carcasse dense, en termes de TPI, afin de minimiser la perforation. Des matériaux de qualité permettront également d’accroître la longévité des pneus.

Les manufacturiers ont largement travaillé sur ces problématiques et proposent, désormais, une large gamme de pneus dits “anti-crevaison”. Derrière cette appellation générique se cachent des modèles souvent à tringles rigides (un peu plus difficiles à monter, mais préservant une meilleure résistance des flancs), dotés d’une bande de roulement dont l’épaisseur de la gomme varie de 3 à 5 mm, selon les marques et les modèles. À moins que ladite bande de roulement soit accompagnée d’une couche de tissu résistant. Certains spécialistes proposent même des pneus marathons à double protection, qui combinent ces deux technologies.

Si cette lutte contre la crevaison passe d’abord par les pneus, elle passe aussi par les chambres à air, également “labellisées” anti-crevaison. En réalité, il s’agit de chambres classiques contenant un liquide ou un gel préventif, à base de latex qui se chargera de boucher les trous… Il est même possible, avec certains modèles, de mettre soi-même ledit préventif. L’opération, simple et rapide, nécessite seulement le démontage de la valve.

Il est également possible de glisser une bande anti-crevaison, en plastique dur, entre la chambre à air et le pneu. Attention, cette opération s’avère relativement délicate. En effet, si ladite bande est mal positionnée ou bouge, non seulement elle ne sert à rien, mais en plus, elle risque d’endommager la chambre à air, provoquant trous et crevaisons… D'où l’importance du gonflage !

Des trucs et des astuces

Outre le choix du - bon - matériel, il existe un certain nombre de petites astuces qui permettent de minimiser les risques de crevaisons, en simplicité. Tout commence au montage où l’on évitera d’utiliser un démonte-pneu, qui risque d’abîmer la chambre à air. On lui préfèrera quelques séances de musculation du pouce !

D'autre part, avant toute opération de gonflage, il conviendra de vérifier que la chambre à air ne soit pas coincée entre la jante et le pneu, histoire d’éviter d’emblée, tout risque de pincement. Le geste est simple, il suffit de pousser les flancs avec les pouces tout autour du pneu. De même, en ce qui concerne la valve, il peut être intéressant, lorsque c’est possible, de la visser à la jante afin de limiter le frottement de la chambre à air sur le trou de la valve et, ainsi, augmenter sa durée de vie.

Sur la route, l’art de l’anticipation permettra d’éviter de rouler sur certains débris (du verre pilé, par exemple). Sachant que les véhicules automobiles rejettent lesdits débris sur les bords extérieurs de la chaussée, on évitera de rouler sur ces zones.

Faire le bon choix

Les pneus anti-crevaison, quelle que soit la marque (Vittoria, Schwalbe, Michelin, Continental…), sont conçus, lapalissade, pour accumuler les kilomètres en toute sécurité, sans crever si possible, sur plusieurs saisons. Pour une telle utilisation, lesdits pneus doivent être performants sur la durée, dans toutes les conditions. Outre la recherche de l’éradication de la crevaison, c’est le grip, le confort et l’endurance qui devront être privilégiés, le poids étant secondaire. Il sera préférable de choisir des modèles permettant une pression de gonflage modérée. Question de confort.

Quelques montages et démontages, ainsi que de très nombreuses heures de selle, sur de longues distances, ont permis de dégager un top 5 des meilleurs pneus increvables. À chacun de déterminer, en fonction de son budget, de sa pratique et de son niveau d’exigence, quel critère aura la primeur et quel modèle, il (ou elle) choisira.


1. Pneu vélo Continental Gator hardshell tringles rigides

En parallèle de sa série-phare, Grand Prix 5000, Continental propose ce Gator hardshell à tringles rigides. Destiné aux grands et très grands rouleurs, il est taillé pour durer. Disponible en 700x23/25/28/32, au prix de 64 €, c’est une merveille de technologie, qui lui permet de résister très efficacement, à la crevaison, sans pour autant faire de concession au rendement, au confort ou au poids. Affiché à 340 g en section 25 (pesé 344 g), il est doté d’une bande de protection PolyX Breaker qui permet de résister à la perforation. La carcasse, composée de trois couches de 60 TPI, permet de diminuer de manière très significative les risques de crevaison, tout en préservant un réel confort. Les flancs, bruns, de ce pneu sont renforcés par un tissu DuraSkin qui vient compléter le dispositif, notamment en courbe et à haute vitesse. En pratique, y compris en mode gravel, la crevaison se fait extrêmement rare. Malgré une bande de roulement globalement lisse mais dotée de petits dessins destinés à maintenir une certaine accroche, le grip sur sol humide s’avère remarquable, pour des qualités de roulage plus que correctes. Les baroudeurs apprécieront.

Les +: Montage facile – Adhérence – Rendement – Performances – Confort – Poids préservé.

Les -: N’existe pas en 650.

2. Pneu vélo Vittoria Rubino Pro Control Graphène+

Spécialité de Vittoria, le Graphène est une gomme spécifique, étudiée pour réduire la résistance au roulement et améliorer la résistance à l’abrasion, ce qui favorise l’endurance, tout en préservant un excellent grip. Il n’est donc pas étonnant que le manufacturier italien ait adopté, sur son pneu “increvable”, ce mélange 200 fois plus résistant que l’acier et 6 fois plus léger. Doté d’une simple carcasse en nylon de 60 TPI de densité, ce Rubino Pro Control Graphène+ dispose d’une couche de renfort supplémentaire, qui en fait un pneu particulièrement résistant à la perforation, sans que le poids n’en soit affecté. Disponible en 700x23/25/28, pour la modique somme de 45 €, il affiche un très léger 290 g en section 25 (pesé à 292 g), qui le place dans le peloton de tête de sa catégorie. Particulièrement convaincant sur sol détrempé, il assure un excellent confort grâce à des flancs plutôt flexibles à tringles souples. Le dessin de la bande de roulement (quadrillage agrémenté de “virgules”) lui confère un grip exceptionnel, doublé d’une grande agilité. Les adeptes des grandes et très grandes distances, effectuées en mode sportif, seront les premiers convaincus.

Les +: Adhérence – Rendement – Performances – Confort – Rapport qualité / prix – Poids.

Les -: Pas disponible en 650.

3. Pneu vélo Michelin Power All Seasons

Présenté, à l’hiver 2016/2017, le pneu Michelin Power All Seasons est annoncé par Michelin comme offrant une adhérence 15% supérieure à son prédécesseur, le Pro 4 Grip. Certes, il s’agit d’un pneu quatre saisons et pas d’un pneu présenté comme increvable, ce qu’il est pourtant. Contrairement aux Power Endurance et Power Competition, il propose une carcasse de seulement 60 TPI. La gomme, assez tendre, s’avère particulièrement confortable à condition de gonfler à une pression d’environ 7 bars. Mais, revers de la médaille, ce n’est pas le pneu le plus performant en termes de longévité. L’épaisseur de la gomme, au niveau de la bande de roulement, est de 3,3 mm. Le dessin, semi lisse, directement issu de celui des motos GP, tente le juste compromis entre grip et faible résistance au roulement. Annoncé à 270 g en 25 (pesé à 272 g), ce pneu excelle sur les longues et très longues distances. Il se montre également très agile en courbe, à vitesse rapide, tout en trouvant sa voie sur chaussées dégradées. Pneu increvable, par définition, grâce à la bande de protection Aramide Protek +, il est disponible en 700x23/25/28, contre 55 €.

Les +: Adhérence – Rendement – Performances – Confort – Longévité – Poids - Prix.

Les -: Pas disponible en 650, ni en 700x32.

4. Pneu vélo Continental Grand Prix 4 saisons

Comme beaucoup de pneus estampillés Continental, le Grand Prix 4 saisons est une référence dans sa catégorie. Certes, il ne s’agit pas d’un pneu increvable au sens strict, mais il dispose de toutes les caractéristiques nécessaires à un spécialiste du vélo marathon, en particulier en termes d’adhérence, de confort et de durabilité. Reconnaissable par le dessin de la bande de roulement et des flancs marrons, il offre un grip exceptionnel, notamment sur chaussée dégradée et/ou abrasive. Mais l’essentiel est caché. En effet, les flancs de ce pneu disposent d’une protection DuraSkin, en polyamide souple et étonnement solide ; tandis que la carcasse est recouverte d’une fine couche de Vectran, qui fait face au déchirement, pour une exceptionnelle longévité, doublée d’une grande résistance à la crevaison, sans que le poids n’en souffre outre mesure. Annoncé à 240 g (pesé 239 !) en 700x25, ce Grand Prix 4 saisons est disponible en 700x23/25/28/32… Dommage que le 650 ne soit pas inscrit au catalogue... Mais avec une longévité d’environ 9 000 km, tant de largeurs disponibles et un tel – petit – prix (55 €), il n’y a pas à hésiter !

Les +: Adhérence - Rendement - Performances - Confort - Poids - Durabilité.

Les -: Pas disponible en 650.

5. Pneu vélo Schwalbe Durano HS 464 tringles souples

Le manufacturier allemand Schwalbe a construit son image de marque sur ses capacités à proposer des pneus marathoniens, pratiquement indestructibles, tout en restant confortables et performants, en termes de résistance au roulement. Le pneu vélo Durano HS 464 ne viendra pas ternir cette réputation, réellement justifiée. Particulièrement résistant, il promet une espérance de vie d’environ 10 000 km. Ce qui en fait un modèle incontournable, aux vues, notamment, de son prix imbattable : 39 €. Sa gomme Dual Compound, épaisse, agrémentée d’un sobre dessin stridé assure un remarquable grip. Doté de la technologie RaceGuard et d’une double couche de protection, il est LE pneu increvable, par définition. Sa carcasse nylon d’une densité de 67 TPI lui confère une grande souplesse, pour un confort optimal. Disponible en 700x23/25/28, il s’affiche à 380 g en section 25 (pesé 384 g). Sa forme très ronde en fait un pneu polyvalent, qui conviendra aux contemplatifs comme aux sportifs invétérés, y compris sur les chaussées fortement dégradées et sur les chemins de traverse d’autant qu’il est proposé avec des bandes latérales, blanches, noire, bleues ou rouges.

Les +: Adhérence – Rendement – Performances – Confort – Durabilité.

Les -: Pas disponible en 650, ni en 700x32.


Les pneus de notre sélection sont des produits de qualité sans réelles failles. Ils peuvent tous revendiquer fièrement leur étiquette de pneus increvables. Aptes à évoluer sur de longues – et très longues – distances, sans connaître les affres de la crevaison, y compris sur routes dégradées et/ou sur les chemins de traverse, ils se démarquent par leurs technologies anti-crevaisons, par le dessin de la bande de roulement ou par leurs tringles souples ou non. 

Les adeptes du “light” s’orienteront directement vers le Continental Grand Prix 4 saisons ; ceux qui cherchent le meilleur compromis poids / confort, préféreront le Vittoria Rubino Pro Control Graphène+ ; les inconditionnels du confort, opteront, eux, pour le Michelin Power All Seasons ; les partisans des tringles rigides, vers le Continental Gator hardshell ; tandis que les petits budgets (mais pas uniquement), très exigeants et esthètes, choisiront le Schwalbe Durano HS 464.


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