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CASQUE VÉLO ROUTE : LES CRITÈRES DE CHOIX



Choisir un casque vélo route ne se limite pas seulement au critère de la protection. Le confort, l’aérodynamisme ainsi que les aspects pratiques entrent aussi en ligne de compte.


L’offre des casques dédiés au vélo route est particulièrement vaste, de quoi répondre à toutes les attentes et en respectant tous les budgets. Cependant, les casques vélo n’offrent pas tous les mêmes prestations. Leur niveau de sophistication peut ainsi varier de façon considérable selon la qualité des matériaux utilisés, le procédé de fabrication ou le soin porté aux aspects pratiques. Les casques vélo ne se contentent plus de protéger le cycliste : ils doivent aussi être confortables et adaptés au type de pratique.

Casque vélo route : choisir la taille


Les mousses intérieures du casque vélo, si elles sont détachables et livrées en
plusieurs tailles, permettront un ajustement optimal à la tête du cycliste.

Premier critère à considérer lors de l’achat d’un casque vélo route : la taille ! On commencera par mesurer le tour de tête à l’aide d’un mètre ruban. Il faudra disposer celui-ci 2 cm (ou deux doigts) au-dessus des sourcils et à l’arrière du crâne. Les casques sont généralement disponibles en deux tailles différentes et dont les mensurations varient selon les fabricants : 51-55 cm, 54-58 cm, 58-62 cm, 48-58cm… Attention, ces tailles sont données à titre indicatif et ne tiennent pas compte des particularités physionomiques de chacun.

Un casque vélo s’appuie principalement sur le crâne, les tempes et le front : si ce casque est livré avec des mousses détachables de différentes tailles, il s’adaptera plus facilement aux critères physiques du cycliste, c’est également un atout si l’on est entre deux tailles. Un casque vélo dont la taille est adaptée ne doit pas exercer de pression excessive sur ces points. Il faudra s’assurer que les mousses situées au niveau du front et des tempes soient parfaitement positionnées : elles absorbent et contribuent à évaporer la transpiration, évitant ainsi qu’elle vienne tomber dans les yeux, par exemple.


Norme EN 1078 et date de fabrication.

Le casque ne doit pas bouger lorsque l’on bouge la tête, sans être contraignant pour autant, notamment au niveau de la jugulaire qui ne doit pas serrer la gorge (au risque de générer des frottements et des irritations). Quant aux sangles latérales, elles doivent se croiser juste sous les oreilles. Notez qu’il faudra veiller à conserver une longueur de jugulaire suffisante afin de pouvoir associer un sous-casque ou un bonnet. Pour l’été, il ne faudra pas oublier de s’assurer que le casque autorise le port de lunettes de soleil !

Casque vélo route : la protection


Couvre casque vélo : ici un modèle Ekoi, appréciable en hiver et sous les précipitations.

Quel que soit le prix d’un casque vélo, celui-ci doit être conforme à la norme européenne EN 1078. Cette dernière est la seule, sur les marchés français et européens, à en garantir les capacités de protection. Pas de scrupules à choisir un casque premier prix à 30 Euros s’il mentionne cette norme sur une étiquette à l’intérieur !

Pour assurer une protection optimale, le casque vélo route doit couvrir le front jusqu’à l’arrière de la tête. Cependant, les casques actuels ont pratiquement tous adopté une structure qui s’étend jusqu’à la nuque afin de préserver la colonne vertébrale. Le casque vélo peut également intégrer une structure interne en polycarbonate, titane ou carbone, comme sur le Mavic Cosmic Ultimate II. Cette architecture permet au casque de ne pas se désintégrer en plusieurs morceaux en cas de choc violent, préservant ainsi son intégrité. Autre avantage de cette solution, il est possible d’aménager de plus grandes aérations sans compromettre la rigidité du casque. Un détail qui compte : la présence d’éléments réfléchissants est un vrai plus pour la sécurité.

Quand remplacer un casque vélo


La structure interne des casques les plus évolués permet de disposer
de plus grandes aérations sans compromettre la rigidité.

Aux côtés de la mention de la norme CE EN 1078, vous devrez trouver mentionnée la date de fabrication du casque. En effet, il est préconisé de remplacer changer de casque vélo tous les cinq ans. Pour un utilisateur très régulier la durée de vie va tomber à deux ans. La date de fabrication intervient principalement à titre indicatif, car c’est à l’usage que le casque va s’abimer et perdre de ses capacités de protection. Il perdra de ses propriétés mécaniques sous l’action de la chaleur, du froid, du soleil, de la pluie et de la transpiration. Les mousses intérieures peuvent s’écraser, diminuant ainsi le maintien, de même que les lanières, la jugulaire et leurs points de fixation qui peuvent se détendre et s’effilocher.

Mais c’est surtout après un choc violent qu’il faudra remplacer un casque vélo route, même si celui-ci ne présente pas de fêlures puisque la structure interne peut être endommagée sans que cela soit visible. Si ces dernières apparaissent sur le casque, il faudra évidemment le remplacer immédiatement.

La ventilation des casques vélo route


Les systèmes de réglage des sangles latérales par verrouillage (à gauche)
sont bien plus pratiques que ceux à blocage par coulissement.

Les casques vélo route doivent répondre à un impératif de ventilation. Lors des efforts prolongés, le cycliste doit éviter les échauffements ! La capacité de ventilation d’un casque est déterminée par le nombre d’aérations qu’il intègre. Ainsi, le Giro Atmos 2 dispose de 26 évents. Cependant, il faudra s’assurer que le casque est rigoureusement adapté à la tête du cycliste. En effet, si les mousses intérieures sont écrasées à cause d’un mauvais ajustement, l’aération ne sera pas optimale puisque le flux d’air se verra contrarié. Un casque très polyvalent, parfaitement ventilé et léger est le casque vélo Poc Octal que nous déjà testé ici.


L’aérodynamisme a été travaillé de façon optimal.

Comme vu plus haut, l’adoption d’une structure interne rigide permet de disposer des aérations de plus grande taille tout en préservant la rigidité du casque. Cependant, on relève depuis un certain temps un fort développement des casques à vocation aéro, comme le Casco SpeedAiro ou le Giro Air Attack. Ces derniers ont la particularité de ne disposer que d’aérations minimales voire inexistantes pour optimiser leur aérodynamisme, ce qui nuit à leur polyvalence. Une visière intégrée est souvent implantée sur ces modèles. Kask, avec l’Infinity, souhaite réaliser la quadrature du cercle avec un système d’évents occultables. Sur ces casques aérodynamiques le flux d’air est canalisé pour ventiler correctement la tête jusqu’à une certaine vitesse de déplacement. Pour la montagne vous pouvez oublier ce type de casque.

Casque vélo : le poids


Le procédé de construction in-mold, détaillé ici par
Helmet, permet un gain considérable de poids.

Autre point point et non des moindres, le poids des casques vélo route. Selon leur niveau de sophistication, celui-ci s’établit entre 300 g et 170 g, à l’instar du Assos Jingo. Évidemment, cette valeur influe directement sur le prix des casques et varie selon la noblesse des matériaux utilisés, le niveau de sophistication de leur conception ou la durée de leur développement.

Parmi les différentes façons de gagner du poids, l’une des plus répandues est la technologie de moulage in-mold. Celle-ci permet de couler la coque externe sur la couche interne de polystyrène, créant ainsi une structure beaucoup rigide et légère. La structure interne absorbe l’énergie consécutive à un choc, alors que la coque externe maintient la résistance du casque.

Prix des casques vélo : les détails qui font la différence


Kask Mojito : réglage par molette, système d’ajustement occipital
évolué, jugulaire cuir… Des sophistications qui en font un best-seller.

Les prix des casques vélo s’étendent de 30 à plus de 250 Euros. Un écart qui se justifie par une conception plus ou moins raffinée qui fera la différence au chapitre du confort et de l’ergonomie. Parmi ces détails, on pourra relever des mousses intérieures détachables et lavables. Celles en tissu Coolmax et antibactérien, comme sur le Kask Mojito, permettent d’éviter les mauvaises odeurs ainsi que les démangeaisons. Il existe également des inserts en gel au lieu de mousses et parfois de densité variable qui assurent un maintien optimal. Par ailleurs, une jugulaire en cuir apporte un plus pour le confort en réduisant les frottements. La possibilité de rajouter une moustiquaire peut également être appréciée.

En ce qui concerne l’ergonomie, la plupart des casques vélo route modernes ont adopté une molette de réglage du maintien occipital, une caractéristique que l’on retrouve dès les premiers tarifs. Cependant, il est possible d’aller encore plus loin, comme avec le système d’ajustement occipital Up & Down de Kask qui assure un maintien optimal sur la nuque. Au chapitre des aspects pratiques, on pourra apprécier un système de réglage des sangles latérales avec un système de verrouillage au lieu d’un réglage par glissement des courroies.

Port du casque vélo : la sensibilisation


Le Kask Infinty, casque contre la montre aéro avec ses prises d’air fermées.

Le port du casque est devenu obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans depuis le 22 mars 2017. Que l’enfant soit sur le vélo ou passager cet organe de sécurité est obligatoire. En cas de non-respect l’adulte accompagnant risque une amende de classe 4 et 90 Euros. En dehors de cette obligation il est bon de noter qu’il en va de la sécurité de votre enfant. Les traumatismes chez les jeunes enfants sont bien plus graves que pour un adulte ou un adolescent. Les statistiques sont marquantes avec un risque de lésions graves chez un enfant de 6 ans et non casqué qui circule à plus de 10 km/h. Le chiffre est éloquent : 98% de risque de perte de connaissance. Le chiffre tombe à 0.1% si l’enfant porte un casque.

Le déplacement à vélo est en constante croissance et on estime à plus de 5.5 millions le nombre d’utilisateurs occasionnels ou réguliers de moins de 12 ans. Il va de soit que l’adulte doit montrer l’exemple en portant lui-même un casque quelque soit son déplacement. Dans certains pays comme la Finlande le port du casque est obligatoire pour tous.


Un casque vélo enfant est obligatoire depuis le 22/03/2017.
Quand celui-ci est attrayant c’est plus facile de le porter.

Cette mesure s’adopte largement par les états membres de l’union Européenne avec comme exemple une obligation du port du casque jusqu’à 10 ans à Malte. La France, Autriche et la Lettonie porte l’âge obligatoire à 12 ans. On arrive à 15 ans en Slovaquie, Slovénie et Suède. Jusqu’à 16 ans c’est obligatoire en Espagne, Croatie et Estonie. Enfin c’est obligatoire jusqu’à 18 ans en République tchèque et Lituanie. Au-delà de l’âge obligatoire nous ne saurions que vivement vous conseiller de porter votre casque à chaque déplacement. Comme pour un déplacement en voiture c’est souvent sur un trajet connue qu’un accident arrive, par habitude et par manque de vigilance aussi. Il ne faut oublier que de circuler en zone urbaine n’est pas sans risque. La cohabitation et le partage de la route n’est pas encore un réflexe dans notre pays. Même s’il faut noter que l’aménagement urbain se développe en faveur du déplacement à vélo, les portions de route communes posent souvent des soucis.

Quoiqu’il en soit et concernant le port du casque notre position est qu’il doit être dans votre réflexe de le porter sur tous vos déplacements. Une astuce pour éviter de l’oublier est de le laisser posé sur votre vélo.