Casque vélo route

Le casque vélo route constitue certainement l’une des pièces incontournables de l’équipement de cyclisme. Bien qu’il ne soit pas obligatoire pour les adultes, son utilisation tend à se généraliser auprès de la classe cycliste, compte tenu des améliorations en termes de confort, d’aération et de prix. Face à une variété pléthorique de modèles sur le marché, il est essentiel de choisir son casque vélo route en tenant compte de chaque aspect : fonctionnel, confort et esthétique, en plus du prix.

Le casque vélo route : accessoire indispensable pour sa sécurité

Le casque vélo route est un accessoire essentiel de l’équipement du cycliste, conçu pour protéger ce dernier contre les risques de traumatismes crâniens en cas de chute. Bien qu’il ne soit pas obligatoire pour les personnes âgées de plus de 12 ans, il demeure fortement recommandé, que ce soit pour les sorties de détente ou pour l’utilité vélotaf. Il est obligatoire en compétition ou cyclosportive sous label d’une fédération.

Pour les enfants âgés de moins de 12 ans, le port d’un casque conforme aux réglementations relatives aux équipements de protection individuelle (EPI) et à la norme européenne EN 1078 est obligatoire, que l’enfant soit passager ou conducteur du vélo. Le casque en question doit aussi porter le marquage CE ainsi que la mention : « Attention ! Il convient que les enfants n’utilisent pas ce casque alors qu’ils grimpent ou s’adonnent à des activités induisant un risque de pendaison au cas où ils resteraient accrochés par leur casque ».

Quels sont les composants d'un casque vélo route ?

Bien que les designs de casques vélo route aient constamment progressé au cours de ces dernières décennies, leur configuration demeure basée sur les composants de base, à savoir la coque externe, la couche inférieure, le rembourrage de confort, un système de sangles et un système d’ajustement.

La coque externe

La coque constitue la partie superficielle du casque vélo route, et peut être fabriquée en PVC, en polycarbonate ou encore en fibres de carbone. Elle détermine l’aspect esthétique du casque, en ce sens qu’elle accueille les coloris et détails graphiques. Au-delà de l’esthétique, la coque externe renforce la couche inférieure en mousse EPS (Expanded Polystyrene), et préserve cette dernière de l’éclatement suite à une pression ou une forte tension. Elle apporte en outre une protection contre l’agression des éléments comme l’humidité et les rayons UV, mais aussi contre les chocs et petites éraflures.

La couche inférieure

La couche inférieure du casque vélo route que l’on appelle également rembourrage de protection est prévue pour absorber la force d’impact lors d’un choc ou d’une chute. Le polystyrène expansé ou EPS est la matière la plus couramment utilisée sur les casques vélo routes classiques aussi bien que sur les modèles de triathlon. Hormis la mousse EPS, une couche supplémentaire peut intégrer le casque pour plus de sécurité, à l’exemple du Koroyd sur les casques Endura et Smith et le WaveCel de Bontrager.

Le rembourrage de confort

Ce rembourrage est la partie entrant en contact direct avec le cuir chevelu du cycliste. Il est généralement fabriqué avec un tissu technique, notamment sur les modèles de milieu et de haut de gamme. Le rembourrage est prévu pour limiter les frictions avec la peau, mais aussi pour amortir les chocs, réduire les points de pression et absorber la transpiration. Certains constructeurs appliquent un traitement antibactérien afin de maintenir une hygiène optimale et préserver le cuir chevelu des irritations. Le rembourrage de confort est amovible pour pouvoir être lavé sur la plupart des casques vélo route modernes. Certains constructeurs proposent aussi des rembourrages interchangeables incluant des pièces différentes pour l’été et l’hiver afin de procurer un maximum de confort.

Le système de sangles

Le système de sangles est constitué de sangles temporales de chaque côté de la tête, et d’une jugulaire qui vient se verrouiller sous le menton grâce à une boucle rapide. Son rôle est de maintenir le casque en place dans l’éventualité d’une chute, mais aussi sur les terrains cahoteux et par les temps venteux. Le système de sangles est équipé de plusieurs ajusteurs de longueurs, garantissant une efficacité de maintien optimale sans sensation d’inconfort ni d’étranglement.

Le système d’ajustement occipital

Pouvant être constitué d’une molette rotative ou de crémaillères, le système d’ajustement occipital permet de régler le serrage à la circonférence du crâne. Ce dispositif est essentiel pour assurer une stabilité optimale, même sur les terrains accidentés, sans pour autant comprimer la tête du cycliste. La molette BOA Fit System figure parmi les références dans ce domaine, de par sa facilité de manipulation, la précision de réglage et la qualité tactile. Bon nombre de constructeurs de casques développent cependant leurs propres systèmes d’ajustement, et ne déméritent pas en termes de qualité. Sur certains casques de milieu et de haut de gamme, l’ajusteur occipital offre une possibilité de réglage en hauteur, assurant ainsi une parfaite adaptation à chaque forme de tête et améliorant considérablement le confort.

Les composants optionnels du casque

- Le filet anti-insectes évite l’introduction d’insectes et d’objets sous le casque à travers les ouvertures de ventilation.

- La visière est conçue pour préserver le cycliste de l’éblouissement sur son parcours. Elle est souvent présente sur les casques mixtes de route et de VTT, mais aussi sur les casques de ville et VTC. La visière est amovible dans la plupart des cas, en ce sens qu’elle compromet l’aérodynamisme du casque de manière considérable.

- L’écran équipe généralement les casques de course contre la montre, les modèles de ville et ceux destinés au vélo électrique. Remplaçant les lunettes vélo classiques, elle est conçue pour s’intégrer parfaitement au casque de manière à optimiser les performances aérodynamiques. On peut dans certains cas utiliser des lunettes de vue avec la visière.

- Le couvre-casque est un accessoire très pratique offrant des avantages multiples. Sa fonction première est d’apporter un supplément de protection contre l’humidité et le froid dans les conditions fraîches et humides. Le couvre-casque offre aussi une nette amélioration aérodynamique pour les besoins occasionnels quand on ne dispose pas de casque de course contre-la-montre. Il permet en outre de mieux préserver l’aspect esthétique et d’éviter les éraflures pendant le rangement. Il peut-être souple ou rigide.

Quels sont les différents types de casques de route ?

Les casques vélo conçus pour la route se déclinent dans une variété de designs optimisés selon chaque pratique et condition d’utilisation.

Le casque vélo route classique

Le casque vélo route classique est reconnaissable à son design polyvalent. Axé sur la légèreté, il est aussi pensé pour procurer un compromis entre l’aérodynamisme et le confort. L’usage de ce type de casque dans les disciplines roulantes du tout-terrain comme le Cross-Coutry est également courant. Le casque de route est adapté à la plupart des situations, de la grimpée des cols aux déplacements citadins, en passant par les parcours vallonnés.

Le casque de triathlon et de course contre-la-montre

Ce type de casque est adressé aux mordus de la performance et du chrono. Leur design est focalisé sur l’aérodynamisme, souvent au détriment du confort et de la légèreté. Les casques aéro sont reconnaissables à leur forme élancée conçue pour réduire la traînée aérodynamique. Ils sont également dotés d’un minimum d’orifices de ventilation afin de limiter les turbulences d’air à la surface de la coque. Toujours dans un souci d’aérodynamisme, ces casques sont équipés d’écrans amovibles remplaçant les lunettes de vélo classiques. Sur certains modèles, un canal de ventilation interne permet d’optimiser la circulation de l’air, améliorant ainsi l’évacuation de la chaleur malgré la ventilation limitée.

Introduits sur le marché il y a quelques années, des casques aéro plus compacts sont aussi très appréciés des amateurs de chrono. Ces modèles adoptant un design arrondi offrent davantage de confort et s’avèrent plus légers que les modèles aéro élancés. Les performances aérodynamiques n’en demeurent pas moins intéressantes, grâce notamment à des études poussées en aérodynamique, mais aussi une batterie de tests réalisés aussi bien en soufflerie que sur le terrain. On peut citer à titre d’exemple, le Kask Bambino, le Catlike Rapid ou encore le Casco Speedairo.

Le casque de ville

Confort, sécurité et praticité sont les maîtres mots dans le choix d’un casque de type commuter pour la ville. Ces modèles intègrent généralement de nombreuses aérations afin de garantir une ventilation optimale, même à vitesse réduite ou pendant les arrêts fréquents. Les casques de ville offrent aussi une meilleure protection en cas de chute, notamment au niveau de l’occipital. Certains constructeurs vont plus loin en intégrant des dispositifs de sécurité supplémentaires sur leurs modèles citadins, à ne citer que les éclairages et feux arrière, les clignotants avec commandes au guidon et le détecteur d’approche. C’est le cas sur les modèles Cratoni Smartride et du Lazer Century. Les casques VAE connectés ne sont pas en reste, permettant au cycliste de recevoir des appels, d’écouter de la musique ou encore de bénéficier d’une assistance à la navigation grâce à la liaison sans fin avec un smartphone.

Les technologies

L’industrie du casque de cyclisme connait une constante évolution voyant l’apparition de nouveaux concepts technologiques et procédés de fabrication améliorant le confort, le design et la fiabilité.

In Mold

Sur les casques de vélo traditionnels, la mousse EPS était moulée voire taillée indépendamment de la coque externe à laquelle elle était par la suite collée ou rivetée. Cette technique de fabrication a laissé place à la technologie In-Mold qui consiste à injecter directement le polystyrène expansif dans un moule auquel la coque externe du casque est préalablement intégrée. Il en résulte un poids et un volume réduits, pour une fiabilité accrue. Le procédé de moulage In-Mold intègre désormais la plupart des casques vélo route du marché, même les modèles d’entrée de gamme.

Les mousses renforcées

Certains constructeurs vont encore plus loin en intégrant des armatures aux couches inférieures de leurs modèles de haut de gamme. Cette armature en nylon, en fibres d’aramides et parfois même en carbone est disposée sous la coque externe, puis noyée dans la mousse en polystyrène. Elle optimise la rigidité et la résistance aux chocs, tout en limitant les risques de désintégration du casque en cas d’impact conséquent. Ces armatures permettent aussi de réduire l’épaisseur de la mousse EPS, et de proposer des casques plus légers et moins volumineux sans en compromettre la fiabilité.

MIPS

La technologie MIPS (Multidirectional Impact Protection System) a été développée par une société suédoise sur la base de 19 années de recherches scientifiques. Des neurochirurgiens ont en effet constaté que des lésions cérébrales pouvaient survenir en cas de chute en vélo, même en portant un casque répondant aux normes de sécurité en vigueur. Ces lésions résultent de la rotation du cerveau dans la boite crânienne, lorsque cette dernière, solidaire du casque reçoit une partie de l’énergie d’impact. La technologie MIPS vise à réduire la transmission de cette énergie d’impact à la boîte crânienne à travers une couche supplémentaire offrant une légère liberté de mouvement du casque par rapport au crâne. Cette liberté de mouvement de 10 à 15 mm permet d’amortir dissiper l’énergie due à la décélération pendant l’impact, limitant ainsi le mouvement du cerveau dans le liquide céphalo-rachidien. De nombreux constructeurs proposent la technologie MIPS, notamment sur leurs modèles de casques de haut de gamme.

Quels sont les critères pour choisir un casque vélo route ?

Prix, design, fonctionnalités, niveau de sécurité…, plusieurs critères permettent d’orienter le choix d’un casque de cyclisme.

Le prix

Le prix constitue évidemment un critère prépondérant dans le choix d’un casque vélo route. L’offre du marché oscille entre une vingtaine d’euros pour les modèles basiques en entrée de gamme et plusieurs centaines d’euros pour les casques vélo route de très haute qualité. La différence de prix repose généralement sur le poids, les matériaux utilisés, le niveau de confort, la marque et les accessoires du casque.

La sécurité

La sécurité demeure la principale raison pour laquelle on porte un casque en vélo, et constitue un critère de choix essentiel. Il convient toutefois de préciser que chaque modèle de casque doit être conforme au standard européen EN 1078 pour pouvoir être vendu sur le marché. Cette conformité implique que chaque modèle, même ceux en entrée de gamme procure un niveau sécurité nécessaire pour protéger le cycliste en cas de chute. Il existe cependant des modèles offrant un supplément de sécurité, à l’exemple des casques MIPS, conçus de manière à étendre la protection sur les risques de lésions cérébrales non superficielles.

Les conditions et styles de pilotage

En montagne, sur terrains vallonnés, en ville, en hiver ou en été, l’utilisation du casque adéquat peut s’avérer déterminante quant au confort du cycliste. Un modèle hautement aéré fournira, à titre d’exemple, un meilleur flux d’air frais au grimpeur dans ses ascensions. Ce type de casque sera d’autant plus confortable à porter sous le soleil estival, tandis qu’un modèle aérodynamique ou semi-aéro conviendra davantage aux terrains plats et vallonnés. À ce même titre, les modèles hautement aérés peuvent s’avérer handicapants dans les conditions humides et hivernales. On peut aussi s’intéresser aux casques spécifiquement optimisés pour l’utilisation en ville.

Les détails fonctionnels et accessoires

Finitions à haute visibilité, propriétés antibactériennes, type de système d’ajustement, de serrage et de boucles, éclairages intégrés, fonctions connectées…, les détails fonctionnels s’avèrent déterminants quant au choix d’un casque vélo route. Il en est de même pour les accessoires fournis ou optionnels, tels que le couvre-casque, la housse de rangement, les rembourrages de rechange ou encore les écrans interchangeables. Ces critères sont déterminants quant à la praticité, et confort et à l’agrément d’utilisation du casque vélo route.

Le design et l’esthétique

Bien que la protection constitue la fonction principale d’un casque vélo route, le design et l’esthétique constituent des critères de choix non négligeable. Il est en effet essentiel d’opter pour un modèle qu’on aura plaisir à porter et qui correspond à notre style sportif personnel. Formes, coloris, détails graphiques peuvent en ce sens démarquer un casque partageant le même niveau de protection et les fonctionnalités avec un autre modèle.

Comment choisir la taille d'un casque vélo route ?

La taille constitue un critère prépondérant quant à la fiabilité et au confort d’un casque vélo route. Un casque trop grand peut en effet s’avérer instable et gênera la vue du cycliste, notamment dans les virages, dans les descentes et sur les routes accidentées. Un casque trop petit sera quant à lui inconfortable, mais procurera également une couverture inadéquate du crâne, compromettant ainsi la sécurité en cas de chute.

Pour obtenir la bonne taille de casque, il faudra en premier lieu mesurer le tour de tête en s’aidant d’un mètre ruban souple. Le ruban doit passer juste au-dessus des oreilles et à environ 1,5 cm au-dessus des sourcils lors de cette prise de mesure. Il faudra par la suite se référer au guide des tailles du constructeur du casque et sélectionner le modèle dont la plage de réglage inclut le tour de tête.

Comment bien régler son casque vélo route ?

Le bon réglage du casque sera déterminant quant au confort et à l’efficacité de protection dans l’éventualité d’une chute. Pour certaines technologies embarquées comme le MIPS, la fiabilité du système de protection peut être compromise par un mauvais ajustement du casque.

Le positionnement du casque

Il est essentiel de porter un casque en vélo de route, mais il est d’autant plus important de le porter correctement. Un casque mal positionné peut en effet s’avérer inconfortable, gêner la vue et être inefficace, voire dangereux en cas de chute. Un casque vélo route idéalement positionné doit laisser un espace pour deux doigts au-dessus des sourcils sur sa partie avant.

Le réglage occipital

Le premier ajustement à effectuer sur un casque de vélo se situe au niveau de la molette ou de la crémaillère occipitale. Cet ajustement permet d’obtenir un serrage stable, sans pour autant comprimer la tête, notamment au niveau des tempes et de l’occipital. Avec un serrage correct, le casque doit suivre les mouvements de la tête sans jeu de rotation. Le casque doit aussi rester en place lorsqu'on baisse la tête, même sans le maintien des sangles. Pour effectuer cet ajustement :
- Desserrer complètement le réglage occipital
- Enfiler le casque en assurant un positionnement correct
- Serrer progressivement jusqu'à l’obtention du bon ajustement

Sur certains casques, il est possible d’effectuer un réglage vertical de la serre-nuque afin d’optimiser le confort et l’adaptation à chaque forme de tête. Ce réglage vertical doit être effectué avec l’ajustement du serrage.

Le réglage des sangles temporales

Les sangles temporales sont pensées pour répartir la fixation du casque de l’avant à l’arrière afin de garantir une stabilité optimale. Elles sont composées de deux sangles et d’une boucle de réglage faisant la jonction avec la jugulaire de chaque côté de la tête.
- Enfiler le casque en un positionnement correct et serrer le réglage occipital
- Déverrouiller le réglage des sangles temporales
- Ajuster la hauteur de la boucle de sorte qu’elle soit située juste sous le lobe auriculaire

Le réglage de la jugulaire

La jugulaire regroupe les sangles allant de la jonction des sangles temporales en passant sous la mâchoire ainsi qu’une boucle de fermeture rapide. Le rôle de la jugulaire consiste à maintenir le casque en place dans l’éventualité d’une chute. Sa longueur doit de ce fait être ajustée de sorte qu’elle ne puisse pas passer devant le menton, sans pour autant procurer une sensation d’étranglement. Le réglage idéal doit permettre de passer deux ou trois doigts entre la base du menton et la jugulaire quand cette dernière est bouclée.

Le réglage des casques contre-la-montre

Certains casques de course contre-la-montre sont dépourvus de réglage occipital, et sont livrés avec des coussinets d’ajustement aux épaisseurs variables. L’idéal sur ces modèles est de mettre en place les coussinets les plus fins, et de les remplacer par palier d’épaisseur jusqu'à l’obtention d’un ajustement stable. Les sangles temporales et les jugulaires peuvent quant à eux être réglés comme sur les casques vélo route classiques.

Quand changer son casque de route ?

Au fil des sorties et même pendant le rangement, le casque peut subir des chocs, des frictions ou tout simplement s’user. Le remplacement peut s’avérer nécessaire dans certains cas, afin de garantir une sécurité optimale. 

En cas de chute

Un casque vélo route doit être systématiquement remplacé en cas de chute, même en l’absence de dommages apparents. Un choc peut en effet compromettre l’intégrité des éléments comme la coque, la couche inférieure en mousse EPS, l’armature de mousse, ou encore le système de fixation. La fragilisation de la structure du casque entraîne évidemment une perte de fiabilité dans l’éventualité d’un choc ultérieur.

Vieillissement

Le vieillissement constitue aussi un facteur fragilisant le casque vélo route. Ce dernier est en effet exposé à l’agression des éléments, aux petits chocs, aux variations de température et aux rayons UV au fil des sorties. Cette exposition aux éléments entraîne un vieillissement du casque pouvant fragiliser sa structure et compromettre sa fiabilité. Les constructeurs conseillent généralement le remplacement d’un casque après une moyenne de 3 années d’utilisation. Notre conseille sera de procéder au changement du casque tous les deux en cas d’utilisation très régulière, intense et sportive. 

Qu'est-ce qui fait la différence de prix entre 2 casques

La différence de prix entre deux casques peut laisser dubitatif. Que peut-on obtenir de plus sur un modèle plus coûteux face à un autre plus accessible ?

Les matériaux

La qualité des matériaux figure parmi les différences les plus évidentes entre un casque de premier prix et un modèle de haut de gamme. Cette qualité aussi bien visuelle que tactile concerne plusieurs parties, des sangles à la coque externe, en passant par les rembourrages assurant évacuation plus efficace de la transpiration. Une coque en polycarbonate ou en carbone, des armatures de mousse en nylon ou en aramides, des rembourrages avec traitement antibactérien, des sangles en textile ou en cuir sont autant de détails pensés pour procurer plus de confort et de praticité sur un casque de haute qualité.

Les technologies intégrées

Les technologies améliorant la fonctionnalité et le confort du casque justifient aussi la différence de prix entre deux casques.

L’intégration de la technologie MIPS implique, à titre d’exemple une batterie de tests afin de s’assurer que le modèle soit conforme aux exigences de ce standard. Pour l’utilisateur, cette technologie se traduit en un supplément de protection contre les lésions cérébrales.

On peut aussi s’intéresser à la technologie BOA équipant de nombreux casques vélo route de haut de gamme. À la différence des crémaillères et molettes basiques, le système de réglage BOA assure une manipulation très fluide et une grande précision de serrage.

Les finitions

Les casques de haut de gamme bénéficient de finitions minutieuses, parfois à la main, et de rigoureux contrôles qualité. Les modèles d’entrée de gamme intègrent quant à eux un processus de production plus rapide et massive. Les procédés de peinture et d’impression des détails graphiques mettent aussi en œuvre des produits et technologies de haut niveau, assurant une plus grande durabilité et un meilleur rendu esthétique.

Le poids

La différence de poids peut justifier les prix de deux modèles de casques, et peut aller jusqu'à une centaine de grammes. Cette différence résulte de design de chaque modèle, mais aussi des matériaux utilisés. Il existe cependant des casques vélo route très légers en entrée de gamme rivalisant avec les modèles premium, à l’exemple du Giro Isode avec ses 261 grammes.

La performance

Bien que peu perceptibles au pilotage, les performances aérodynamiques sont aussi optimisées sur les casques de haute qualité. Ces performances sont en effet étudiées sur la base de recherches, de tests et d’améliorations occasionnant des coûts supplémentaires dans la production d’un modèle. La forme, la disposition des aérations, la finition de la coque, le canal de ventilation interne, de nombreux aspects sont peaufinés afin d’assurer une meilleure pénétration dans l’air, des turbulences réduites à la surface du casque et une traînée amoindrie. Concrètement, un casque de qualité peut permettre au cycliste de faire une légère économie d’énergie, ou de gagner quelques précieuses secondes pouvant s’avérer déterminantes dans une épreuve contre-la-montre. On peut également indiquer que plus un casque est récent plus son prix sera important et non remisé.

Comment entretenir son casque vélo route ?

L’entretien de son casque vélo route permet d’améliorer considérablement sa durée de vie, mais surtout de garder une hygiène optimale.

Nettoyage

Le nettoyage régulier du casque vélo permet d’assurer une hygiène optimale et de préserver l’aspect esthétique. L’essuyage avec un chiffon doux est de ce fait conseillé après chaque sortie afin de retirer poussière et humidité. Un lavage périodique avec de l’eau et une lessive douce est également recommandé. L’usage de produits chimiques, de produits pétroliers et de produits contenant des solvants, comme les dégraissants, les décapants et les dissolvants est à proscrire pendant ces lavages. De tels produits peuvent en effet fragiliser, endommager, voire dissoudre la couche inférieure en polystyrène du casque. Il en est de même pour la peinture et les détails graphiques de la coque externe. Le rembourrage peut quant à lui être lavé à la machine à l’eau froide pour les modèles amovibles. Une manipulation simple en été et par forte chaleur et de rincer le casque à l’eau et de le laisser sécher à l’air libre ensuite.

Rangement

En dehors des sorties, il est conseillé de ranger le casque vélo route dans sa housse et d’éviter le contact avec des objets tranchants ou métalliques comme les outils. L’accumulation d’éraflures sur la couche de polystyrène peut en effet fragiliser ce dernier et compromettre l’efficacité de protection. Il convient également de ranger le casque en évitant l’exposition au soleil ou aux fortes chaleurs. C’est d’autant plus valable en été lors de période de canicule (une vitre procure un surcroît de chaleur comme une loupe).

Quels sont les meilleures marques de casque vélo route ?

Giro

La réputation de la marque Giro en matière de casques route n’est plus à faire. Partenaire des plus grandes équipes de cyclisme professionnel, l’enseigne n’est pas moins plébiscitée par les amateurs et les cyclosportifs. Synthe, Isode, Foray, Syntax, Cinder, Aerohead, Aether figurent parmi les plus grandes références au catalogue du constructeur.

Kask

Depuis sa création en 2004, la marque italienne s’est propulsée parmi les plus grandes références en matière de casque de cyclisme. Elle associe confort, design esthétique, fiabilité et innovations technologiques à travers des casques adressés aussi bien aux cyclistes professionnels qu’aux amateurs. Les modèles Mojito, Bambino, Infinity, Protone et Valegro comptent parmi les produits phares de la marque.

Mavic

La marque française Mavic est présente sur le marché des casques de cyclisme depuis plusieurs décennies. Les casques Cosmic, Ksyrium, Aksium et le casque triathlon Comète sont connus pour leur confort doublé d’une excellente performance aérodynamique.

POC

Créée en 2005, la marque suédoise se positionne aujourd'hui parmi les plus grandes références en matière d’équipements de cyclisme. Elle développe plusieurs gammes de casques vélo route et de casques aéro pour la course contre-la-montre. Les modèles Cerbel, Ventral, Octal, Omne, Devesa et Pocito figurent parmi les produits phares du catalogue POC.

Lazer

Le constructeur belge Lazer cultive son savoir-faire dans la conception de casques de cyclisme depuis 1919. Ses produits figurent parmi les plus aboutis du marché en termes de confort, d’aérodynamisme et de poids. Z1, Blade, Century, Bullet, Victor, Genesis…, le constructeur propose un large choix de casques route et triathlon de qualité dans un éventail de prix et de niveaux de gamme.

Bontrager

Implantée aux États-Unis, Bontrager est une des plus grandes icônes de l'industrie du cycle. Ses casques vélo route sont connu pour leur excellente qualité de fabrication, offrant confort, sécurité et fonctionnalités innovantes. Les casques Starvos, Solstice, Ballista, Quantum, XXX, Aeolus et Velocis figurent parmi les modèles les plus connus du marché. Bontrager propose aussi une nouvelle génération de casques intégrant la technologie WaveCell pour offrir plus de confort, d’aération et de protection.

MET

L’enseigne italienne se positionne parmi les plus grandes références sur le marché des casques de cyclisme. MET propose une association de confort et de performance pour un poids contenu, sur une grande variété de modèles, comme le Manta, le Vinci, le Trenta Carbon, le Strale et l'Idolo.

Zerorh+

Marque relativement jeune, Zerorh+ s’est établi comme une référence en matière de design, de confort et de qualité fonctionnelle. Les casques vélo route et triathlon Lambo, Z Crono, Z8, Air Xtrm, Z Alpha, et Z Epsilon comptent parmi ses produits phares.

Bell

La société américaine produit des casques de sport depuis les années 50, et ne cesse d’innover pour proposer des produits toujours plus fiables, légers, confortables et esthétiques. Formula, Z20, Z20 Aero, Daily, Falcon, Avenue, Hub et Draft sont autant de modèles accessibles aux amateurs aussi bien qu’aux professionnels.

Nos marques de casques vélo avec le plus large choix

Le casque est le seul élément protecteur pour le cycliste, vous devez lui apporter une attention particulière et en cas de doute le faire vérifier par un spécialiste. Nous vous conseillons de toujours porter un casque même pour un parcours restreint. Une astuce est de toujours le laisser sur le guidon de votre vélo, plus d’excuse pour oublier de le mettre.