Quels sont les meilleurs éclairages pour vélo ?


À vélo, voir et être vu est primordial. C’est une question de sécurité, mais aussi de – bon – sens civique. Car la loi est ainsi faite, tout vélo de route qu’il soit sportif, de ville, de VTT, gravel, VTC, VAE, couché, pliable ou autre, doit obligatoirement être équipé, a minima, de deux éclairages. Blanc (ou jaune) à l’avant et rouge à l’arrière. Les fabricants rivalisent d’inventivité et proposent une multitude de solutions. Petit guide pour bien choisir ses éclairages vélos.

Eclairage arrière

Eclairage avant

Le Code de la Route a tout prévu quant aux pratiques cyclistes et tout particulièrement sur l’équipement de chaque vélo, indépendamment de son utilisation, à partir du moment où ledit vélo évolue sur la voie publique. L’éclairage ne fait pas exception. Il fait partie de l’équipement.

Ainsi, les cyclistes, quels qu’ils soient se voient obligés de soigner leur visibilité. À tout moment (de jour comme de nuit), ils doivent justifier d’un catadioptre arrière rouge (art. R313-18) et de catadioptres orange latéraux (art. R313-19) ; d’un catadioptre avant blanc (art. R313-20) et d’un catadioptre sur chaque pédale (art. R313-20). La nuit et le jour, lorsque la visibilité s’avère insuffisante (tunnel, brouillard, fortes pluies…), ils doivent justifier d’un feu de position avant, blanc ou jaune (art. R313-4) non clignotant (art. R313-25), d’un feu de position arrière rouge (art. R313-25), qui peut être d’intensité variable et que le cycliste est tenu d’allumer lorsque les conditions l’exigent (art. R416-10). Notez que le port d’un gilet de haute visibilité est également obligatoire hors-agglomération (art. R431-1-1).

Tout dispositif d’éclairage autre que ceux mentionnés dans le code de la route (même s’ils sont conformes à la réglementation) est tout simplement interdit (art. R313-1). Alors pas question de faire de zèle, même si, comme le dit l’adage : “deux précautions valent mieux qu’une”, on ne double pas les éclairages.

Ne pas respecter ces obligations est punissable. Chaque contrevenant risque une amende pouvant aller jusqu’à 38 € qui, généralement, se limite de fait à 11 €. Mais, pour les pratiques sportives et sous réserve d’un comportement “dans l’esprit” du code de la route, les forces de l’ordre font souvent preuve d’une certaine tolérance et ne verbalisent pas.

Car dans chaque règle, il y a la lettre et il y a l’esprit ! Il importe donc de faire preuve d’un minimum de sens civique, ne serait-ce que pour assurer sa propre sécurité et celle des autres usagers de la route. “Voir autant qu’être vu” est un principe que chaque cycliste devrait s’appliquer à lui-même. Et pour cela, il faut bien choisir son éclairage, en fonction de sa pratique. Plusieurs critères existent.

Le niveau de luminosité ?

Le niveau de luminosité de l’éclairage d’un vélo équivaut, généralement, à mesurer son niveau d’éclairage maximal. Plusieurs mesures existent. Il y a l’officielle, le Lumen (lm). Cette mesure prend en compte l’efficacité de la lumière, à savoir la quantité d’énergie émise par une source (en l’occurrence, la lampe avant et/ou arrière). On peut donc dire que le Lumen mesure la puissance de la source lumineuse.

Et puis, il y a le Lux (fort usité dans les années 80 et 90, il fait partie du langage courant, même s’il tend à disparaître, sur les emballages et autres documents des fabricants, justement, au profit du Lumen), qui mesure l’efficacité de la lumière par unité de surface. En d’autres termes, il s’agit de l’éclairement lumineux. Ainsi, 1 Lux équivaut à 1 Lumen par m2.

À chaque situation, son éclairage ! En centre-ville ou sur route bien éclairée, un phare avant de 10 Lux est un minimum. Logique, car avec un tel éclairage, si le cycliste est visible, il ne dispose pas d’une réelle visibilité propre. Alors, sur des routes faiblement (ou pas du tout) éclairées, c’est un éclairage de 20 Lux qui est préconisé. Besoin de points de repères ? Une nuit de pleine lune ne rend que 0,50 Lux ; pour lire, confortablement un livre, il faut environ 50 Lux ; et la nuit, un stade est éclairé à 1500 Lux…

Ces mesures (Lux et Lumen) ne sont que des éléments de performance quant à la qualité de l’éclairage. Ainsi faut-il également prendre en compte la largeur du faisceau lumineux produit ; sa profondeur ; le niveau d’éblouissement, voire la précision de la limite entre le clair et l’obscur.

Ampoule ou diode / LED ?

Bien que les éclairages de vélo à ampoule classique aient tendance à disparaître, ils gardent un indéniable avantage sur les autres. Ils permettent une excellente visibilité latérale. Mais sur des routes mal ou pas éclairées, ce sont les ampoules halogènes (encore commercialisées) qui se montrent les plus efficaces.

Attention, cependant, ces feux ont un défaut rédhibitoire. Ils se montrent particulièrement gourmands en énergie. Leur autonomie est plus que limitée, si l’alimentation se fait autrement que par une dynamo ou par une batterie facilement rechargeable.

Les feux à diode ou LED (Light Emitting Diode ou DEL) se montrent bien efficaces à peu près dans tous les domaines : lumière plus puissante, faible consommation d’énergie, durée de vie augmentée. De plus en plus souvent dotés de réflecteurs, ils permettent de bien voir tout en étant bien vu. Notez que les LED ne nécessitent pas de changement d’ampoule, ce qui rend leur utilisation bien plus simple, que ce soit pour l’éclairage avant ou pour l’éclairage arrière.

Mode clignotant et originalité

Bien que la loi exige des feux non clignotants, il est de notoriété publique que pour être bien vu, de nuit, mieux vaut se doter de feux clignotants. Ce mode “clignotant” attire, en effet, bien plus le regard des autres usagers de la route… Et, en plus, il permet d’accroitre, de manière significative, l’autonomie de l’éclairage.

Cela est vrai à l’arrière lorsque l’on roule seul, car en peloton, se trouver derrière un feu clignotant se révèle rapidement fatigant. Il en va de même à l’avant, d’autant que la vision du cycliste s’en trouve altérée (effet stroboscopique).

Notez qu’en plus des éclairages “légaux” (avant et arrière), certains éclairages “complémentaires” permettent d’attirer l’attention des autres usagers de la route avec une certaine dose d’originalité, en particulier sur les rayons et sur les jantes. C’est ce que propose, par exemple, la société MonkeyLight. Au travers de différents thèmes et coloris, chacun peut s’assurer une excellente visibilité sur 360°, grâce à des LED très lumineuses.

Quel mode d’alimentation ?

Classique, la dynamo a su faire ses preuves depuis de très nombreuses décennies (très tôt au siècle dernier). Mais de quoi s’agit-il ? La dynamo est un générateur à aimant qui se charge de transformer en électricité, la force du cycliste sur les pédales. Le principal avantage du système est l’absence de batterie. Il y a donc un certain gain de poids, avec, en corollaire, une autonomie quasi infinie. Pour une utilisation citadine régulière ou sur des longues distances, c’est probablement le meilleur choix.

La classique dynamo à friction, sur le flanc de la roue arrière ou posée sous le pédalier (système dit “Sanyo”) sait se montrer particulièrement fiable. Revers de la médaille, la perte d’énergie s’avère importante, tandis qu’une baisse de la vitesse se traduit par une diminution de l’éclairage. Il s’avère pourtant aisé de biaiser cette logique en couplant le système à un condensateur qui va prendre le relais du cycliste à chaque arrêt.

Plus moderne, la dynamo placée dans le moyeu de la roue avant offre un éclairage puissant, sans pâtir de la météo (vent, pluie…), pour une perte d’énergie limitée, mais un surplus pondéral non négligeable. Les cyclistes sportifs (vous avez dit, les cyclosportifs ?) risquent fort de ne pas se sentir concernés, tandis que les spécialistes des longues distances sauront y voir tout l’intérêt qu’ils peuvent en tirer.

Pour les trajets courts et occasionnels, l’alimentation par pile est peut-être le meilleur choix. Ce système d’éclairage est probablement le plus simple, mais c’est aussi le plus impactant pour l’environnement, d’autant que l’autonomie se révèle vite limitée. Il n’en reste pas moins que l’on peut utiliser des piles rechargeables, qui seront amorties après une trentaine d’heures d’utilisation.

Enfin, il y a l’alimentation par batterie. Elle convient tout particulièrement aux cyclistes les plus actifs, qui n’hésitent pas à rouler plusieurs heures d’affilée dans l’obscurité, souvent loin des agglomérations. La visibilité est importante. L’impact sur l’environnement est limité. Notez que certains éclairages sont spécialement conçus pour les VAE. Ils sont alimentés par des batteries de 6 à 42 watts et développent de fortes puissances (40, 50 ou 80 Lux), pour un éclairage optimisé.

Attention, dans le cas des piles (rechargeables ou non) et des batteries, il est indispensable de s’assurer avant chaque utilisation, que l’on dispose de l’énergie suffisante pour effectuer le déplacement prévu. En effet, se retrouver brutalement dans le noir ou avec une visibilité insuffisante est particulièrement dangereux.

La fixation n’est pas à négliger

En fonction de sa pratique, le mode de fixation pourra différer. Car les petits trajets, notamment urbains, n’induisent pas les mêmes contraintes que les virées au long cours. De même, on peut disposer de plusieurs vélos et ne pas vouloir investir dans une multitude d’éclairages… Ainsi les éclairages amovibles peuvent-ils être de très bons choix.

Certains modèles (essentiellement des vélos de randonnée, des vélos de ville ou des VTC) sont d’emblée dotés d’éclairages fixes. Tandis que d’autres vélos peuvent en être équipés par la suite. Il faut alors prévoir quelques minutes pour le montage et des outils adaptés (tournevis, clé Allen…). La fixation se fait généralement sur le cadre ou sur les porte-bagages. Mais à l’avant, elle peut également se faire sur la fourche, le cintre, la potence ou sur la tige de selle. À l’arrière, ladite fixation peut se faire sur l’un des haubans ou sur les bases. Dans ces deux derniers cas, il faut veiller à bien protéger le cadre avant le montage, histoire de ne pas rayer le cadre.

Notez que, même si cela joue en faveur de la visibilité et donc de la sécurité, l’éclairage “additionnel”, sur le cycliste ou sur le casque, ne rend pas optionnel l’éclairage sur le vélo.

Si rouler de nuit, par choix ou par obligation, est une éventualité que vous devez envisager, la question de l’éclairage arrivera inévitablement, en suivant. Que ce soit en ville ou pour un événement “longue distance” ou simplement pour aller “vélotafer” (en particulier à l’époque de l’heure d’hiver), ladite question se posera inévitablement. Alors, autant la prévoir.

Une nouvelle fois, outre votre budget, c’est la pratique de chacun qui guidera prioritairement les choix. Ensuite, viendra le niveau de l’éclairage (la puissance nécessaire) et le système de fixation. Suivez le guide, nous avons sélectionné pour vous les éclairages arrière ET avant qui nous semblent les meilleurs du marché.


Les éclairages arrière

Inutile pour bien voir, l’éclairage arrière (obligatoirement de couleur rouge) est en revanche indispensable pour être vu. Élément de sécurité incontournable, il n’est pas aussi exigeant, en termes de puissance, que l’éclairage avant. Disponible à partir de 5 Lumens, il est d’autant plus efficace qu’il propose un côté “panoramique”. Le côté pratique devra également être privilégié, en fonction, lapalissade, du prix.

1. Lezyne Femto USB


Créé en 2007, Lezyne fabrique des accessoires pour le vélo (et pour le cycliste) avec, en ligne de conduite, la production d’articles aussi astucieux que pratiques, proposés au juste prix. Ce Femto USB ne fait pas exception à la règle. Inscrit dans la catégorie des éclairages arrière amovibles, il produit une lumière rouge de 5 Lumens qui procure à son utilisateur une visibilité optimale, pendant 270 minutes au minimum, car en mode clignotant, l’autonomie peut atteindre jusqu’à 900 minutes !

Trois modes d’éclairage sont possibles : fixe, clignotant et stroboscopique. Alimenté par une batterie rechargeable par câble USB, ce Femto USB est parfaitement adapté au vélotaf, mais aussi aux courtes sorties nocturnes.

Réalisé en plastique léger pour trois coloris (noir, blanc, bleu et rouge), il s’avère parfaitement étanche, tandis que son design “dégagé” permet une visibilité à 270°. Un bon point pour la sécurité !

Très facile à fixer, par un élastique (en caoutchouc) intégré, il est livré avec un support de selle. À 16 €, c’est une affaire qui devrait satisfaire les cyclistes les plus exigeants ainsi que tous ceux qui recherchent un éclairage, simple, compact et facile à fixer.

Les + : Simplicité de fixation – design sobre et moderne – éclairage à 270° – 4 coloris – prix.

Les - : Les 5 Lumens peuvent être un peu limites dans certaines conditions….

2. Knog Cober Small


Né à Melbourne (Australie) en 2002, Knog est devenu une référence en matière d’éclairage amovible et – facilement – rechargeable par port USB. Souvent puissants, les produits Knog cachent, en outre, une multitude d’astuces. C’est le cas de ce Cober Small qui, pour 45 €, propose un éclairage à LED pouvant atteindre une puissance de 50 Lumens, à 330°. La visibilité revendiquée est alors de 800 m, ce qui permet de rouler en sécurité optimisée, dans une nuit noire absolue… Et donc dans tous les environnements, du centre-ville à la route forestière, en passant par les routes péri-urbaines ou la rase campagne.

Cinq modes d’éclairage sont proposés, afin d’accroître encore un peu plus l’autonomie de 2400 minutes en intensité 10 Lumens (l’éclairage fixe, à pleine puissance affiche 100 minutes d’autonomie). Léger (22 g) et petit, ce Cober Small est conçu pour se fixer aisément sur une tige de selle. Les deux supports, avec élastique (en caoutchouc) intégré, assurent également un accrochage parfaitement fiable sur les bases et sur certains haubans.

Les + : Simplicité de fixation – design sobre et moderne – éclairage à 330° - 5 modes d’éclairage – forte puissance.

Les - : Les citadins n’ont plus l’exclusivité Knog.

3. Bontrager Flare RT USB


L’équipementier du groupe Trek sait à peu près tout faire, y compris en matière de lumières pour vélo. Il le prouve avec cet éclairage arrière Flare RT, conçu pour offrir une visibilité optimale, y compris en plein jour. Logique, avec une puissance maxi de 90 Lumen, il est capable d’éclairer jusqu’à 2 km !

Mais Bontrager ne s’est pas limité à la puissance pure. Ce Flare RT est particulièrement malin, puisqu’il peut gérer l’intensité du clignotement, en fonction de l’environnement ambiant. Et puis, grâce à une connexion ANT+ et Bluetooth, ce Flare RT peut être associé à un compteur Garmin (ou Bontrager) pour la gestion de toutes ses fonctions, à commencer par le niveau de charge de la batterie ou l’activation permanente. À l’usage, cela se révèle particulièrement utile.

Très facile à fixer (notamment sur la tige de selle), cet éclairage, rechargeable par branchement USB, offre une autonomie plus que correcte, en particulier à forte puissance (360 minutes à 90 Lumen et 900 minutes à 5 Lumen). D’ailleurs, dans cette logique d’économies d’énergie, le Flare RT se met en mode économique, lorsque le niveau de batterie est jugé trop faible, ce qui permet d’offrir 30 minutes d’éclairage supplémentaire. À 60 €, il s’adresse, en priorité, aux adeptes des moyennes distances.

Les + : Simplicité de fixation – forte puissance – facile à recharger – gère l’intensité du clignotement – peut être associé à un compteur Garmin ou Bontrager.

Les - : Uniquement disponible en noir.

4. Lezyne Laser Drive


Raisonnable en termes de prix (54 €), ce Laser Drive prouve, s’il en était encore besoin, que la marque américaine Lezyne est toujours à la pointe de l’innovation ! Outre ses 9 modes d’éclairage fixes ou clignotants, ce modèle s’adapte à tous les environnements grâce à une puissance modulable de 6 à 250 Lumen !

Le design de cette lampe à 4 Leds permet un éclairage de grande qualité, sur 180°. De plus (surtout ?), deux lasers permettent de projeter de part et d’autre du vélo, une bande rouge qui forme comme une “bande de circulation”. Cela rend le cycliste particulièrement visible de l’arrière. Mais évidemment, l’éclairage peut se faire sans la projection laser (et inversement).

Le boîtier, compact (70X40 mm pour 84 g annoncés), se fixe très facilement sur la tige de selle, même si celle-ci adopte un profil aéro, grâce à une sangle (en caoutchouc) intégrée… Notez qu’un méplat, qui vient compenser l’inclinaison de la selle, assure une parfaite horizontalité à l’ensemble.

La batterie, très facilement rechargeable, par branchement USB, offre une autonomie de 150 à 930 minutes, selon le mode utilisé. Et comme tout a été bien pensé, une fonction mémoire permet de “repartir” sur le dernier mode utilisé.

Vous l’aurez compris, ce Lezyne Laser Drive est un éclairage particulièrement polyvalent qui s’adresse à ceux qui “vivent vélo”, en ville et sur de longs périples.

Les + : Les deux bandes laser – les 9 modes d’éclairage – le design – la puissance – le prix.

Les - : Un peu lourd.

5. CycliQ Fly 6V


Créée à l’aube de 2015, la start-up australienne CycliQ propose cet original duo arrière Fly 6V qui associe en un seul accessoire, un éclairage et une caméra. L’idée de ce couplage est de sécuriser au mieux le cycliste. La lampe éclaire (30 Lumen maximum), tandis que la caméra filme à 100°, par séquences de 10 minutes avec une autonomie de 360 minutes. Outre la conservation en image d’une virée entre copains ou en club, ce dispositif joue le rôle d’une boîte noire en cas d’accident, révélant en HD une atteinte au code de la route, ou une faute… Le mode “accident”, qui se déclenche en cas de déplacement du CycliQ Fly 6V de plus de 30° sur 5’’, se révèle très intéressant pour filmer les fuyards. Une fois que la carte est pleine, seules les 150 dernières minutes sont préservées. L’image, correcte (1280X720 Dpi), s’inscrit dans la moyenne de ce que fait la concurrence.

Malgré un prix raisonnable (119 €), ce CycliQ Fly 6V regorge d’astuces. À gauche, l’interrupteur permet de choisir l’un des 4 modes d’éclairage (fixe ou clignotant). À droite, le bouton d’intensité et le cache (plastique) protègent le port mini USB (pour la charge) et le slot de la carte micro-SD. Notez qu’allumer la lampe démarre la caméra, avec 1 à 4 bips révélant le niveau de la charge. À moins de 5% (trois longs bips), seul l’éclairage est possible.

La fixation sur le tube de selle est aussi simple que rapide. Il faut juste trouver l’angle d’inclinaison qui optimise l’éclairage et la prise de vue.

Les + : Le couplage éclairage/caméra – les 3 modes d’éclairage – le mode accident de la caméra – le prix.

Les - : Éclairage un peu limité en conditions extrêmes.

6. Garmin Varia RTL 510


Connu principalement pour la qualité et la précision de ses GPS, Garmin s’est diversifié, il y a quelques années, en proposant une belle petite gamme de caméras et d’éclairages pour vélos. L’exigence en termes de qualité reste la même. Il y a une image de marque à tenir ! Ce Varia RTL 510, proposé à 150 €, est une vraie réussite. Feu arrière intelligent à haute visibilité, il offre la particularité (l’avantage) de pouvoir, grâce à l’ANT+, être connecté à la plupart des compteurs Garmin (série Edge), ce qui en simplifie l’usage. Un exemple ? Des indications lumineuses signalent au cycliste la présence et la distance des voitures qui s’apprêtent à doubler. Et, dans le même temps, les automobilistes voient l’éclairage intensifier sa luminosité au fur et à mesure qu’il se rapproche.

Avec trois modes d’éclairage (fixe développant 20 Lumen ; clignotant nuit à 29 Lumen ; et flash jour développant 65 Lumen), il est visible jusqu’à 1000 m, à 220°, ce qui joue dans le sens de la sécurité, sans impacter l’autonomie. En effet, les modes fixes et clignotant de jour sont capables d’éclairer pendant 360 minutes tandis que le mode clignotant de nuit joue son rôle pensant près de 900 minutes. Le rechargement se fait par branchement USB.

Pour les cyclistes qui recherchent la qualité et la durabilité.

Les + : Les 3 modes d’éclairage – le couplage avec de nombreux GPS Garmin – indique l’approche de véhicules – le rapport qualité/prix.

Les - : 98,6X19,7X39,6 mm malgré ses 84 g.

7. BBB Spy USB

Depuis sa création en 1998, la marque néerlandaise BBB développe des accessoires de qualité pour les cyclistes passionnés. Et, si cette qualité demeure au rendez-vous, les prix pratiqués sont, eux, toujours situés dans le bas de la fourchette. Cet éclairage arrière Spy USB ne fait pas exception à la règle de la maison.

Affichée à 30 €, cette petite et discrète lampe à une seule LED (31X42X37 mm pour un poids de seulement 26 g) a été conçue pour le trafic urbain, mais elle sait s’adapter à presque toutes les conditions d’éclairage, y compris lorsque la nuit est très noire, grâce à une puissance de 15 Lumen. Trois modes d’éclairage sont possibles (fixe à pleine puissance ; fixe à puissance réduite ; et flash) pour une autonomie qui varie de 180 à 1500 minutes. La batterie lithium, rechargeable par branchement USB, est particulièrement vaillante. Un indicateur de charge permet, avant de partir, de se faire une idée du temps d’utilisation restant.

L’attache sur une tige de selle classique (également possible sur certains haubans) est un véritable jeu d’enfant, grâce à une sangle en caoutchouc très élastique, l’important étant de trouver le bon axe d’éclairage… C’est une question de sécurité !

Les cyclistes adeptes de simplicité et d’efficacité trouveront, avec ce BBB Spy USB, un excellent produit au rapport qualité/prix, particulièrement exceptionnel.

Les + : Les 3 modes d’éclairage – la simplicité d’utilisation – le poids – l’autonomie – le rapport qualité/prix.

Les - : Un peu trop typé urbain.


Les éclairages avant

Contrairement à l’éclairage arrière, l’éclairage avant remplit deux fonctions indissociables : voir et être vu. De couleur jaune (de moins en moins) ou blanche, il doit disposer d’une certaine puissance, s’il veut être un outil participant à la sécurité du cycliste, en zone urbaine, bien-sûr, mais également hors des villes et quand les conditions météo se révèlent difficiles. Le côté pratique trouve ici toute sa place, même si c’est le prix qui risque de faire toute la différence.

8. Lezyne Femto USB


Comme avec son homologue arrière, le spécialiste américain de l’accessoire pour cycliste, astucieux et peu cher Lezyne dispose, avec ce Femto USB, d’un excellent produit accessible au plus grand nombre. Inscrit dans la catégorie des éclairages avant amovibles, il produit une lumière blanche d’une puissance de 15 Lumen, qui permet à son utilisateur de voir et d’être vu dans la plupart des conditions, pendant 360 minutes au minimum et 1200 minutes au maximum !

Trois modes d’éclairage sont possibles : fixe, clignotant et stroboscopique. Alimenté par une batterie rechargeable par câble USB, ce Femto USB est parfaitement adapté au vélotaf, mais aussi aux courtes sorties nocturnes.

Très facile à fixer, par un élastique (en caoutchouc), cet éclairage se fixe sur la plupart des cintres du marché (y compris sur les cintres dits ‘ergonomiques’). Le look n’a d’ailleurs pas été oublié puisque plusieurs coloris sont inscrits au catalogue (noir, blanc, rouge ou bleu).

À 16 €, c’est une affaire qui devrait satisfaire les vélotafeurs et les adeptes des “courtes distances” qui recherchent un éclairage, simple, compact et facile à fixer.

Les + : Simplicité de fixation – design sobre et moderne – 5 coloris – prix.

Les - : Les 15 Lumens peuvent être un peu limites dans certaines conditions….

9. Lezyne Zecto Drive


Toujours enclin à développer des accessoires simples d’utilisation, à un prix serré, Lezyne propose ce Zecto Drive, un éclairage avant amovible, particulièrement complet. Compact et puissant, il permet à chaque cycliste de bien voir, tout en étant bien vu, que ce soit en ville ou en pleine campagne, y compris dans les conditions de visibilité les plus extrêmes (pluie, brouillards…).

Avec une puissance maximale de 250 Lumen et un système de signalisation latérale, ce Zecto Drive possède de solides arguments pour répondre aux besoins des cyclistes les plus exigeants. Doté d’une batterie Li-ion rechargeable par branchement USB, il s’avère extrêmement efficient sur la durée, grâce à sept modes d’éclairage. Ainsi, le mode pulse 80 Lumen assure une autonomie de 210 minutes ; le mode enduro, 40 Lumen, 360 minutes ; le mode économique, 15 Lumen, 690 minutes ; le mode flash1, 50 Lumen, 930 minutes ; le mode flash2, 25 Lumen, 810 minutes ; le mode flash3, 50 Lumen, 375 minutes ; et le mode flash jour, 250 Lumen, 270 minutes.

Réalisé en résine et en caoutchouc, ce Lezyne Zecto Drive est rond (avec un anneau rouge, argent ou noir). Il se fixe très facilement sur n’importe quel cintre, voire sur une fourche, grâce à un élastique (en caoutchouc) intégré. À 30 €, c’est une affaire que ceux qui vivent vélo (en ville, comme à la campagne) ne vont pas manquer !

Les + : Puissance – autonomie – visibilité latérale – 3 LED - prix.

Les - : Un design qui ne fera pas l’unanimité.

10. NiteRider Swift 500


NiteRider est LE spécialiste californien de l’éclairage pour sportifs, avec des produits axés sur la puissance. Ce NiteRider Swift 500, qui développe de 20 à 500 Lumen (!), ne fait pas exception, même s’il a été conçu pour un usage essentiellement urbain. Cinq modes d’éclairage (3 fixes et 2 clignotants) sont possibles, pour une autonomie pouvant atteindre les 1500 minutes (90 minutes pour le mode fixe le plus puissant).

Son look est un peu compact, un peu massif, mais cet éclairage avant, amovible, s’avère très efficace en termes de sécurité. Il permet de voir et d’être vu, dans toutes les conditions, pour un prix très raisonnable de 40 €. Rechargeable, en 120 minutes de temps (210 minutes en mode classique) grâce à un câble USB, ce NiteRider Swift 500 se fixe très facilement sur de nombreux cintres (mais pas sur les fourches, ni sur la potence) à condition qu’il ne soit pas vraiment aéro et que le diamètre soit de 31.8 mm.

Même s’il n’est disponible qu’en noir, cet éclairage s’avère assez pratique, avec un seul interrupteur qui permet d’accéder (une courte pression) aux modes fixes, comme aux modes clignotants (pression prolongée à trois secondes). Les cyclistes qui recherchent l’efficacité dans la simplicité vont adorer.

Les + : Puissance – autonomie – finition – facilité d’utilisation – prix.

Les - : Une fixation qui limite un peu l’usage.

11. Bontrager Ion 200 RT


L’équipementier du groupe Trek sait à peu près tout faire, y compris en matière de lumières pour vélo. Il le prouve avec cet éclairage avant Ion RT, conçu pour offrir une visibilité optimale, y compris en plein jour. Logique, avec une puissance maxi de 200 Lumen, chaque cycliste peut voir et être vu, sans problème, jusqu’à 2 km !

Mais Bontrager ne s’est pas limité à la puissance pure. Cet Ion RT propose 5 modes d’éclairage (fixes et clignotants). Et, grâce à une connexion ANT+ et Bluetooth, il peut être associé à un compteur Garmin (ou Bontrager) pour la gestion de toutes ses fonctions.

Très facile à fixer (notamment sur un cintre, éventuellement aéro, voire sur une fourche), grâce à une sangle (en caoutchouc) intégrée, cet éclairage rechargeable par un très classique branchement USB, offre une autonomie plus que correcte, en particulier à forte puissance (jusqu’à 1800 minutes en mode clignotant économique).

À 50 €, c’est une très bonne affaire pour tous ceux qui veulent bien voir, dans toutes les conditions météorologiques, tout en étant bien vus. Puissant et autonome, il aime les grandes et très grandes distances.

Les + : Simplicité de fixation – forte puissance – facile à recharger –peut être associé à un compteur Garmin ou Bontrager.

Les - : Uniquement disponible en noir – design très banal.

12. Knog Cobber Medium


Une nouvelle fois, Knog, le spécialiste australien de l’éclairage pour vélo, propose un modèle aussi original qu’efficace, le Cobber Medium. Fort de 8 modes de fonctionnement et d’une puissance maxi de 320 Lumen, il est capable d’éclairer sur 330°, à une distance pouvant aller jusqu’à 800 mètres ce qui, en termes de sécurité, est tout simplement unique.

Outre l’incontournable mémoire (un classique chez Knog), qui permet de repartir directement avec le dernier mode d’éclairage utilisé, le Cobber Medium est doté d’un mode Modemaker, qui permet une programmation personnalisable, via un ordinateur personnel. Cela permet d’anticiper et d’aller dans le sens de l’autonomie. Une autonomie qui s’avère assez impressionnante, puisqu’elle varie de 180 minutes pour le mode fixe le plus puissant à 7200 minutes pour le mode clignotant le plus économique.

Prévu pour être fixé sur le cintre, cet éclairage semblerait pourtant plus à sa place sur une fourche, justement en raison de cet éclairage “grand angle”. L’élastique en caoutchouc assure un maintien solide… Proposé à 65 €, ce Cobber Medium s’adresse en priorité aux vélotafeurs et, de manière générale, aux cyclistes du quotidien. Les randonneurs courte distance vont également adorer.

Les + : Simplicité de fixation – éclairage grand angle – forte puissance – grande autonomie.

Les - : Design trop original ?

13. Knog Blinder Road 400


Comme son nom l’indique, le Blinder 400 de Knog, le spécialiste australien de l’éclairage, en met plein la vue (c’est le sens du mot “blinder”) avec une puissance de 400 Lumen, qui en fait un accessoire idéal pour les cyclistes urbains et les vélotafeurs ainsi que les randonneurs de courtes distances ou les sportifs qui n’hésitent pas à s’entraîner en semi-nocturne.

Proposé à 70 €, ce double LED se fixe très facilement sur n’importe quel cintre (y compris certains cintres aéros) grâce à un élastique intégré en caoutchouc doté d’une “boucle” en alu. 4 modes d’éclairage sont possibles (fixe et clignotant, avec la possibilité de n’allumer qu’une seule LED), pour une autonomie qui oscille entre 60 minutes et 540 minutes suivant la puissance utilisée. Ainsi, le faisceau lumineux s’adapte à tous les environnements et à toutes les conditions météorologiques, pour une sécurité optimisée.

Le rechargement de la batterie s’effectue très rapidement par un simple câble USB (spécifique à la marque Knog). Et, si l’ensemble se révèle un peu lourd (105 g) c’est parce qu’un effort tout particulier a été fait sur l’étanchéité. Au bout du compte, ce Knog Blinder 400 est un éclairage à la fois pratique et performant.

Les + : Simplicité de fixation – bonne puissance – double LED – autonomie – étanchéité optimisée.

Les - : Pourquoi un seul coloris ?

14. Lezyne Strip Drive 400 Lumen


Avec ce Strip Drive 400 Lumen, Lezyne propose un éclairage aussi complet que performant, capable d’optimiser au mieux le ratio puissance/autonomie. Proposé à – seulement – 35 €, ce quintuple LED ne pèse que 66 g ! Il offre la bagatelle de 10 modes de lumière (en fixe comme en clignotant) pour une puissance variant de 15 à 400 Lumen et une autonomie qui oscille entre 150 minutes et 1290 minutes…

Évidemment, ce modèle s’adresse en priorité aux petits budgets, aux cyclistes urbains et aux vélotafeurs, mais les sportifs et ceux qui roulent tout au long de l’année trouveront également leur compte, notamment s’ils s’attachent au côté pratique de ce Strip Drive 400 Lumen.

Le système d’attache à sangle caoutchouc intégrée permet une fixation sur une majorité de cintres ronds et sur certains cintres aéros… Mais il est également possible de fixer cet éclairage sur une fourche, sans nuire à l’efficacité de l’éclairage et donc, sans nuire à la sécurité.

Facilement rechargeable par branchement USB intégré, la batterie Li-ion s’avère d’autant plus fiable que l’étanchéité a été particulièrement soignée, avec un corps en composite aussi léger que robuste.

Les + : Simplicité de fixation – bonne puissance – 5 LED – autonomie – étanchéité optimisée – Prix.

Les - : Pourquoi ne pas avoir introduit un peu de couleur ?


Que ce soit à l’avant ou à l’arrière, les éclairages de notre sélection se montrent tous d’excellent niveau et tous sont des éclairages amovibles, à LED. Pour la plupart, ils se fixent à l’avant sur le cintre (voire sur la fourche) et à l’arrière sur la tige de selle (voire sur les haubans ou sur les bases). Aptes à permettre au cycliste de bien voir, tout en étant bien vu, dans la plupart des conditions, ils ne s’adressent pourtant pas aux mêmes publics… Outre la sempiternelle question du budget, ce qui fait la différence, c’est la puissance et l’autonomie (en mode fixe pour l’avant). Le système de fixation est un critère incontournable et là, Lezyne, autant que Knog, tiennent la corde. Le côté pratique également. Une gestion centralisée de l’éclairage, via un compteur connecté, constitue un plus dont Bontrager et Garmin se sont fait une spécialité. De même, on peut avoir besoin d’une caméra arrière, en complément de l’éclairage, CycliQ l’a bien compris. Mais beaucoup préféreront la simplicité et s’orienteront plutôt sur du BBB.

Retrouvez notre sélection des meilleurs éclairages vélos ci-dessous.


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