Quels sont les meilleurs dérailleurs avant et arrière Shimano pour la route ?


Au cœur de la pratique cycliste sur route, il y a la transmission et le dérailleur… Ou plutôt, le dérailleur avant ET le dérailleur arrière. Shimano, qui est l’un des leaders mondiaux des accessoires pour cycles, dispose d’une offre pléthorique, en particulier pour ce qui concerne le vélo de route. Du débutant au compétiteur de niveau élite, en passant par le cyclotouriste contemplatif, il y a chez le manufacturier nippon de quoi répondre à toutes les pratiques et à toutes les envies. Mais quels sont les critères à prendre en compte ? Le poids est-il une priorité ? Doit-on opter pour le changement de vitesse électrique, Di2 ? Revue de détails pour vous aider à trouver les dérailleurs Shimano, les mieux adaptés, à votre approche de la Petite Reine.

Quels sont les meilleurs dérailleurs avant Shimano ?

Quels sont les meilleurs dérailleurs arrière Shimano ?

Shimano, fondé en 1921 à Osaka, par Shozaburo Shimano (la société s’appelait, initialement, Shimano Iron Works), a commencé son activité en fabricant des pignons de roues libres pour les vélos, mais ce n’est qu’en 1956 que la marque japonaise a sorti son premier dérailleur (qui n’était d’ailleurs qu’une simple copie d’un fameux dérailleurs tricolore, sortie six ans plus tôt, le Simplex).

En 1973, Shimano fait une entrée remarquable – et remarquée – au sein du peloton cycliste professionnel, en devenant le fournisseur technique des transmissions de l’équipe Flandria-Carpenter-Shimano, dans laquelle officie l’un des meilleurs sprinter de l’époque, le Belge Freddy Maertens. C’est l’occasion de promouvoir et de développer le groupe – très – haut de gamme, Shimano 600 (qui ne tarde pas à se muer en Shimano Dura-Ace), pensé, comme il se doit, autour des deux dérailleurs (avant et arrière).

Jusque-là, le standard imposé par les principaux manufacturiers (essentiellement des Français et des Italiens) est le 2x5 vitesses. Shimano arrive avec une technologie améliorée : 2x6 vitesses. Pour que cela fonctionne de façon optimisée, il a fallu travailler sur des chaînes plus fines et sur une nouvelle cinématique du système de changement de vitesses.

Dans les années 80, la marque nippone concentre ses recherches sur les dérailleurs indexés, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Car auparavant, le changement de vitesses s’effectuait par “simple” friction. Il fallait opérer un peu à tâtons, pour “tomber” sur le bon pignon et / ou sur le bon plateau… Avec le travail effectué par Shimano, le système évolue du tout au tout. Désormais, il n’y a plus besoin de soigneusement doser le mouvement des commandes de changements de vitesse. La précision est de mise, grâce à un système de crans dans les manettes. Outre cette précision, l’indexation rend l’opération particulièrement rapide.

La généralisation du système se fait d’autant plus rapidement que d’un changement de vitesses, par manettes au cadre, on passe au changement de vitesses par commandes situées sur le cintre, au niveau des cocottes de freins. Des cocottes redessinées, qui bouleversent les normes de l’ergonomie cycliste !

En 2008 Shimano va encore plus loin dans la précision et dans la rapidité de ses changements de vitesses en commercialisant ses premiers dérailleurs électriques Di2, d’abord sur son très haut de gamme Dura-Ace, puis sur le petit frère, l’Ultegra.


> Différents niveaux de gamme

En matière de vélo de route, la notion de groupe (justement initiée par Shimano dès la fin des années 80 et le début des années 90) a, depuis plusieurs années, pris le pas sur les dérailleurs avant et arrières considérés séparément… Il demeure pourtant parfaitement possible d’acquérir chaque dérailleur indépendamment du groupe complet dont il est issu, pour remplacement en cas de fonctionnement défectueux, de casse après chute ou, tout simplement pour “upgrader” son vélo, petit à petit.

Pour d’évidentes questions de compatibilité, il reste fortement conseillé de n’utiliser un dérailleur (arrière, par exemple) d’une marque donnée qu’avec un ensemble de la même marque. Shimano n’échappe, bien sûr pas à la règle. Mais attention, au sein d’une même marque, il importe aussi, lapalissade, d’utiliser des éléments de transmission conçus pour un certain nombre de vitesses.

Ainsi, un dérailleur arrière Shimano prévu pour 2x11 vitesses devra être utilisé avec un dérailleur avant prévu pour 2x11 vitesses et pas pour 3x9 ou 2x8 ; 2x10 ou 2x9… En effet, la cinématique, la largeur et la souplesse de la chaîne ne sont pas semblables. Passer outre cette préconisation risque de provoquer des sauts de chaîne à répétition, des craquements à outrance, toute une série de bruits parasites, une usure extrêmement prématurée… Le tout doublé d’un agrément d’utilisation nul – ou presque – et au bout du compte, des casses en cascade.

Alors, fort d’une expérience initiée, il y a plusieurs décennies et grâce à la mise en œuvre d’énormes moyens mis au service de sa R&D, Shimano a développé (et continue de développer) des éléments de transmission innovants et cohérents (les dérailleurs, notamment), aussi précis que durables.

Au cœur de ces groupes, on trouve les dérailleurs avant et dérailleurs arrière, plus ou moins légers, plus ou moins performants. Ils ne répondent pas aux mêmes besoins, ni aux mêmes pratiques cyclistes, au même titre, d’ailleurs que les groupes auxquels ils appartiennent.


> Quelques pistes

À l’heure de choisir son dérailleur, c’est donc la pratique qui constitue le premier élément à prendre en compte. Ville ou campagne, plaine ou montagne, cyclotourisme contemplatif, cyclosport ou course (critérium, “vire-vires”, courses de côtes, CLM…), les dérailleurs ne sont pas nécessairement les mêmes.

En fonction des spécificités de ses routes d’entraînement, mais aussi, en fonction de ses capacités physiques (vous avez dit, aptitudes ?) autant qu’en fonction de la variété de ses projets ou objectifs, chaque cycliste détermine les braquets dont il a besoin. Il détermine également ses préférences quant au nombre de plateaux (1, 2 ou 3) et des extrêmes de sa cassette (gros et petits pignons). De ce choix dépend le nombre de vitesses, le type de dérailleur avant et la longueur de la chape du dérailleur arrière.

Et désormais, se pose la question des dérailleurs électriques (les fameux Di2)… Extrêmement précis et rapides, ils ne sont pas nécessairement utiles à tous les cyclistes, en particulier à tous ceux pour qui l’entretien méticuleux (donc régulier) n’est qu’une action … théorique !

À partir de là, c’est le budget alloué à l’achat de ces périphériques, qui va faire la différence et préciser le choix, d’autant qu’il s’avère difficile de dissocier les dérailleurs de leurs commandes, placées sur le cintre (logés sous les cocottes de freins.


> Question de technicité

Chez Shimano, plus on monte en gamme plus les dérailleurs se révèlent “techniques”. Nous évoquions, à l’instant, la question des dérailleurs électriques Di2, qui, dans leurs versions les plus évoluées disposent de modes “intelligents”. Ce sont ces modes qui ont largement contribué à ce que Shimano prenne une (ou plusieurs) longueur(s) d’avance sur la concurrence. En effet, ils permettent la mise en place automatique d’une ligne de chaîne donnée, en fonction du braquet “demandé” par le cycliste. Ce dernier peut alors se concentrer pleinement sur son effort de pédalage et / ou sur le choix des – bonnes – trajectoires, sans se préoccuper de sa ligne de chaîne. Un avantage, lorsque l’on sait qu’une ligne de chaîne optimisée contribue à l’augmentation du rendement, eu égard à la force développée par le cycliste en train de pédaler.

Pour autant, le manufacturier d’Osaka ne se limite pas à de la programmation sur ses groupes électriques. En effet, depuis des années (pour ne pas dire depuis des décennies) le département Recherche et Développement a énormément travaillé, en particulier, pour tout ce qui concerne les groupes les plus haut de gamme (le Dura-Ace d’abord, puis l’Ultegra) sur la cinématique de ses dérailleurs (arrière, bien sûr, mais aussi avant). Au bout du compte, c’est de ce travail que dépend la rapidité et la précision du changement de vitesse.

Autres points sur lesquels a travaillé Shimano : le placement des dérailleurs et leur design. Cela peut sembler quelque peu accessoire. Et pourtant, c’est tout simplement capital. Car les dérailleurs, lapalissades, sont là pour assurer les changements des vitesses. Il est donc particulièrement important que le dérailleur arrière soit placé au plus près de la cassette. En rapprochant le dérailleur de chaque pignon, le changement de vitesse devient plus rapide et plus précis.

En ce qui concerne le dérailleur avant, on remarque que Shimano s’est employé, depuis quelques années, à diminuer la taille du bras de levier. L’objectif ? C’est toujours le même. Il s’agit de permettre une plus grande rapidité lors des changements de vitesses (changements de plateaux, en l’occurrence). En corollaire, cela libère un peu d’espace et à géométrie de cadre identique, il est possible de monter des pneus de section supérieure.

Ces travaux de placement et de précision ont, chez Shimano, vous l’avez compris, d’abord concerné le haut de gamme, voire, le très haut de gamme, à savoir le Dura-Ace, puis l’Ultegra. La descente … en gamme se révèle donc très progressive. L’accessibilité à ces améliorations technologiques prend un peu de temps. Mais les compétiteurs exigeants ont besoin de bien plus d’efficacité (ainsi que de précision) que les cyclotouristes contemplatifs ou que les vélotaffeurs du quotidien ! Ceux-là ont besoin de robustesse et d’agrément d’utilisation. Ils recherchent également la possibilité de disposer d’un très grand nombre de braquets. C’est pour cela qu’ils sont souvent preneurs de la solution triple plateaux. Une solution à laquelle de très nombreux groupes ne peuvent répondre.

Les cyclistes du quotidien ont besoin, d’abord et avant tout de fiabilité et de robustesse. La précision, même s’ils ne vont pas la refuser en bloc, n’est pas leur toute première préoccupation. Ceux-là s’orienteront donc vers un ensemble de dérailleurs qui s’adressent prioritairement aux débutants. En premier lieu, ils trouveront les dérailleurs avant et arrière Shimano Tourney. Certes le design de ce modèle “premier prix” reste basique (pour ne pas dire massif) et les pièces ne font pas dans le light, mais le fonctionnement s’avère plus que correct. De plus, le Tourney propose, pour un budget très réduit, les solutions 2x7, 2x8, 3x7 et 3x8 vitesses.

Le Shimano Claris, s’adresse à un public un peu plus régulier, qui recherche, exclusivement du 2x8 ou du 3x8. Le design, soigné (en particulier au niveau du dérailleur arrière), n’est pas sans rappeler les productions de milieu de gamme. Cela donne envie d’aller un peu plus loin dans la pratique cycliste, d’autant que la précision est – déjà – au rendez-vous.

Et justement, ceux qui veulent aller plus loin doivent opter pour des dérailleurs offrant le meilleur compromis entre fiabilité, rapidité d’exécution, précision, poids, nombre de pignons sur la cassette et nombre de plateaux.


> Quels sont les meilleurs dérailleurs avant Shimano ?

Le dérailleur avant est, là encore c’est une lapalissade, en charge de la “gestion” des changements de plateaux. Les doubles et triples plateaux sont donc concernés. Mais il n’est pas possible d’utiliser un dérailleur double pour un dérailleur triple (et vice vers ça)… De même, le dérailleur avant sera indissociable du dérailleur arrière, en raison de la cinématique de la chaîne et du bon fonctionnement de l’indexation.

Il reste cependant possible de mixer un dérailleur Shimano avant appartenant à une gamme donnée, avec un dérailleur arrière Shimano d’une autre gamme, pour peu que les deux soient conçus pour gérer un même nombre de braquets (2x11 vitesses, par exemple). Mais si l’un est mécanique, l’autre ne pourra pas être un Di2 électrique…

1. Shimano Tiagra 4700

Le groupe Shimano Tiagra constitue le 4e niveau de la gamme route du manufacturier d’Osaka. Les éléments qui le composent se rapprochent des groupes supérieurs (Dura Ace, Ultegra et 105), en termes de fiabilité, d’agrément d’utilisation, mais aussi de look (les similitudes esthétiques avec l’ancien Ultegra sont assez frappantes). Et tout commence avec le dérailleur avant…

L’une des particularités du Tiagra est d’être “privé” du moindre 11 vitesses. Mais en contrepartie, il dispose d’un 10 vitesses d’excellente facture, en version double ou triple-plateaux. Le dérailleur avant doit donc s’adapter en conséquence, même si le public visé reste celui des cyclotouristes (un peu moins préoccupés par le poids que leurs homologues cyclosportifs ou compétiteurs).

La version double-plateau dispose d’un long bras de levier, absent sur le dérailleur triple-plateau. C’est au bout de ce bras de levier que le câble vient se fixer, ce qui permet un changement de plateaux à la fois rapide et facile (pas besoin de jouer très fort du levier).

Notez que la cocotte de frein reprend l’esthétique des leviers de changement de vitesses (le levier droit commande, rappelons-le, le changement des pignons et le gauche, le changement des plateaux) de gamme supérieure. Le cheminement des câbles se fait en interne, comme sur les 105, Ultegra et Dura-Ace.


Pesant 88 g et coûtant 32 € (en version double, comme en version triple), c’est une excellente affaire, pour équiper un “mulet”, pour de la randonnée ponctuelle ou pour du vélotaff moyenne distance.

Les + : Design – Qualité de fabrication – Rapport qualité prix exceptionnel – Agrément d’utilisation – Durabilité – Disponible en version à braser ou en version à collier.

Les - : Le poids.

2. Shimano 105 R7000

Le groupe Shimano 105 constitue le 3e niveau de la gamme route du fabricant nippon. Il reprend les grandes lignes de ses deux grands frères, l’Ultegra et le Dura-Ace, en particulier en matière de cinématiques de la chaîne. Au même titre que le “duo supérieur”, le double plateaux est de rigueur, tandis que le normatif 11 vitesses s’est fort logiquement imposé. Le dérailleur avant s’est donc adapté, pour une plus grande finesse.

Il profite de la même cinématique de chaîne que les Ultegra et les Dura-Ace. Du coup le long bras de levier, point faible des versions précédentes a été supprimé. Les changements de plateaux sont donc particulièrement souples, pour une précision particulièrement redoutable. En corollaire, cela permet également de disposer d’un dégagement plus important (au niveau du tube de selle) pour l’utilisation de pneus de grandes sections. De même le câble ne vient jamais gêner le mollet du cycliste en train de pédaler…

Les commandes se révèlent très agréables. Plutôt affinées, elles sauront convenir à la plupart des mains, même les plus petites.

Le public visé est celui des cyclosportifs et des cyclotouristes, pour qui la fiabilité prime largement sur le poids. Pour autant, la qualité de fabrication n’a rien à envier aux groupes typés sport et performance, tandis que le fonctionnement s’avère irréprochable.


Pesant 97 g et coûtant 40 €, c’est une excellente affaire, pour équiper un “mulet”, pour tous ceux qui recherchent la fiabilité et la précision. Les petits budgets n’hésiteront pas à remplacer un dérailleur avant Ultegra avec un 105…

Les + : Design – Qualité de fabrication – Rapport qualité prix – Agrément d’utilisation – Précision – Disponible en version à braser ou en version à collier.

Les - : Pas vraiment light….

3. Shimano Ultegra mécanique R8000

Parfait compromis poids, qualité, prix, fiabilité et précision, le groupe Shimano Ultegra est sans aucun doute le plus populaire des groupes qui composent la gamme Shimano de route. Et, disons-le tout net, ce n’est pas usurpé du tout, en particulier lorsque l’on considère la version mécanique.

Le dérailleur avant s’intègre parfaitement à ce groupe. Pensé exclusivement pour les doubles plateaux, il s’avère redoutable de précision. Cela provient certainement de la cinématique de la chaîne, qui doit beaucoup à celle des Ultegra et Dura-Ace, puisque le bras de levier est de taille similaire. En prime, le changement de plateaux se révèle particulièrement souple. Ce qui n’est pas désagréable, notamment lorsque la fatigue provoque un certain manque de lucidité…

Le public visé est celui des cyclosportifs et des compétiteurs, dont le budget ne permet pas de s’offrir l’électrique Di2. La qualité de fabrication est tout simplement exceptionnelle.


Pesant 106 g et coûtant 55 €, c’est un excellent choix, notamment lorsqu'il s’agit de rouler “sportif” de manière à la fois régulière et intensive.

Les + : Design – Qualité de fabrication – Agrément d’utilisation disponible en version à braser ou en version à collier.

Les - : Un peu décevant en terme de poids.

4. Shimano Ultegra Di2 électrique R8050 et R8070

Version la plus démocratique du Di2 électrique, le Shimano Ultegra se veut particulièrement polyvalent. Il saura convenir à la plupart des cyclistes, qu’ils soient compétiteurs de haut niveau, cyclosportifs ou randonneurs sportifs. Fiable, il permet de se faire plaisir sans qu’il faille faire exploser le budget.

Le dérailleur avant, assez compact, mais “seulement” dans la norme en termes de poids, se montre aussi efficace et agréable que la version mécanique. Mieux, il sait pardonner certaines erreurs, avec croisement de chaîne, sans même que l’on ne s’en aperçoive. De plus, cette version Di2 se montre particulièrement bien finie. Les changements de plateaux sont remarquablement rapides, doux et précis. L’électronique fait son travail avec grande bienveillance. C’est un vrai régal.

La manette de changements de plateaux (à droite, donc) est très agréable. Son design, fin se révèle confortable sur la durée. Le design est ergonomique. Le revêtement en caoutchouc est très agréable au toucher et résiste bien au temps.


Pesant 132 g et coûtant 300 €, c’est un excellent choix, notamment lorsqu'il s’agit d’enchaîner les courses ou lorsqu'il faut changer de dérailleur avant. En particulier après avoir été victime de chute…

Les + : Qualité de fabrication – Agrément d’utilisation – Disponible en version à braser ou en version à collier – Gestion de la ligne de chaîne – Agrément des commandes.

Les - : Le poids.

5. Shimano Dura-Ace R9100

Au sommet de la gamme du manufacturier nippon se trouve le Shimano Dura-Ace. Certes, il apparaît que la version mécanique, qui nous intéresse présentement, a été “détrônée”, en termes d’agrément d’utilisation, par la version électrique Di2… Pourtant, elle doit beaucoup, elle aussi, à la contribution des coureurs professionnels évoluant à l’échelon World Tour. Et même si la montée en gamme du “petit frère” Ultegra a fait perdre pas mal d’intérêt à ce Dura-Ace mécanique, les cyclistes les plus exigeants s’y retrouveront largement.

Le dérailleur avant s’avère un peu moins compact en version mécanique qu’en version électrique, mais il fonctionne avec une remarquable précision. Si on le compare à l’Ultegra, son “concurrent direct”, la différence se ressent immédiatement. Les changements de plateaux s’effectuent avec une remarquable précision. La réduction du bras de levier y est certainement pour beaucoup. On est dans ce qui se fait de mieux en termes de dérailleur avant mécanique.

La manette de changement de vitesse est d’une grande finesse esthétique. La course du grand levier a été réduite par rapport à ce dont on peut disposer sur l’Ultegra, ce qui contribue également à rendre le changement de plateaux plus précis et, surtout, plus rapide.


Pesant 104 g (le même poids que le dérailleur avant Di2) et coûtant 110 €, c’est un excellent choix, pour ceux qui cherchent à s’affranchir des contraintes du Di2, tout en bénéficiant d’un changement de plateaux rapide et précis…

Les + : Qualité de fabrication – Agrément d’utilisation – Disponible en version à braser ou en version à collier – Agrément des commandes.

Les - : Deux fois plus cher que l’Ultegra, pour seulement 2 g de moins.

6. Shimano Dura-Ace Di2 électrique R9150

Fleuron de la gamme du manufacturier nippon le groupe Shimano Dura-Ace doit beaucoup à la compétition de très haut niveau et tout particulièrement à la contribution des coureurs professionnels évoluant à l’échelon World Tour. La qualité presque parfaite de la version Di2 de ce Dura-Ace couplée à la montée en gamme du “petit frère” Ultegra ont fait perdre de l’intérêt au Dura-Ace mécanique, même si celui-ci reste attractif.

Cette réalité est particulièrement vraie lorsque l’on évoque le dérailleur avant. Un peu plus compact en version électrique Di2, qu’en version mécanique, il permet d’opérer des changements de plateaux remarquablement précis. Disons-le tout net, il frôle la perfection, notamment parce que la cinématique de la chaîne a été remarquablement bien pensée.

La manette de changements de plateaux (à droite, donc) est encore plus agréable que celle de l’Ultegra. Son design, fin se montre confortable en particulier dans les conditions extrême (pluie, canicule ou froid). Le design est ergonomique. Le revêtement en caoutchouc est très agréable au toucher et résiste bien au temps.


Pesant 104 g et coûtant 370 €, c’est un excellent choix, pour les compétiteur assidus et très performants, comme pour les cyclosportifs qui enchaînent les podiums.

Les + : Qualité de fabrication – Agrément d’utilisation – Disponible en version à braser ou en version à collier – Gestion de la ligne de chaîne – Agrément des commandes.

Les - : Réservé à une élite tant financière que sportive.


> Quels sont les meilleurs dérailleurs arrière Shimano ?

Le dérailleur arrière est, nouvelle lapalissade, en charge de la “gestion” des changements de pignons. Il s’utilise donc en association active avec une cassette, plus ou moins compacte. On optera alors plutôt pour une chape longue ou pour une chape courte.

Et si le standard actuel est de 11 vitesses, il arrive encore que l’on trouve des cassettes dix vitesses, voire, si l’on descend en gamme, de neuf ou de huit vitesses, en particulier lorsque l’on veut “upgrader” une configuration un peu ancienne, ou que l’on utilise des triples plateaux.

Il arrive que le dérailleur arrière soit indissociable du dérailleur avant, pour d’évidentes raisons liées à la cinématique de la chaîne et au bon fonctionnement de l’indexation. Il reste cependant possible de mixer un dérailleur Shimano arrière appartenant à une gamme donnée, avec un dérailleur avant Shimano d’une autre gamme, pour peu que les deux soient conçus pour gérer un même nombre de braquets (2x11 vitesses, par exemple). Mais si l’un est mécanique, l’autre ne pourra pas être un Di2 électrique…

1. Shimano Tiagra 4700

4e niveau de la gamme Shimano route, le groupe Tiagra saura séduire les petits budgets autant que tous ceux pour qui le poids n’est pas une obsession. Les adeptes du 10 vitesses pourront également s’y intéresser, pour équiper et / ou upgrader un mulet.

Le dérailleur arrière adopte aussi l’esthétique des versions supérieures. Il est disponible en chape courte, pour des cassettes avec un grand pignon pouvant aller jusqu'à 28 dents et en chape moyenne, pour des cassettes avec un grand pignon pouvant aller jusqu'à 34 dents ! Notez que la course du câble permet désormais une très grande précision des changements de vitesses. On regrettera peut-être la non compatibilité de ce dérailleur avec les cassettes 11 vitesses… Mais justement le 10 vitesses constitue l’une des raisons d’être de ce Shimano Tiagra.

Évidemment, les coursiers et les cyclosportifs ne le plébisciteront pas, pour d’évidentes raisons de poids, mais les vélotaffeurs ou les cyclotouristes adeptes des grandes distances, pourraient s’y intéresser, au même titre que les élèves des écoles de vélo.


Pesant 274 g et coûtant 30 €, c’est une excellente affaire.

Les + : Design – Qualité de fabrication – Rapport qualité prix exceptionnel – Agrément d’utilisation – Durabilité.

Les - : Le poids.

2. Shimano 105 R7000

Presque aussi intéressant que l’Ultegra en termes d’agrément d’utilisation, le Shimano 105, 3e niveau de la gamme route du constructeur nippon, reprend la même philosophie que ses grands frères sans s’encombrer de contraintes de poids excessives.

Le dérailleur arrière, qui nous intéresse présentement, existe en chape longue (il peut accepter une cassette de 11-34, qui permet de passer à peu près partout) ou une chape courte (qui, elle, accepte des cassettes plus traditionnelles : 12-25, par exemple, mais aussi 11-30 !). Notez qu’il n’existe pas de chape intermédiaire, mais ce n’est pas un problème, le besoin ne s’en fait nullement sentir.

Le design Low Profile Shimano Shadow de ce dérailleur arrière 105 et la cinématique héritée des groupes supérieurs (Ultegra et Dura-Ace) constituent un plus indissociable. Une précision qui a son importance, le dérailleur vient se glisser sous la cassette. Les changements de pignons sont remarquables de précision.


Pesant 228 g et coûtant 58 €, c’est une excellente affaire, pour équiper un “mulet”, autant que pour tous ceux qui recherchent la fiabilité et la précision.

Les + : Design – Qualité de fabrication – Rapport qualité prix – Agrément d’utilisation – Précision – Prix.

Les - : Pas vraiment light….

3. Shimano Ultegra mécanique R8000

Le groupe Shimano Ultegra compte assurément, en version mécanique, parmi les meilleures ventes des groupes Shimano de route. Rien d’étonnant à cela, car il s’avère, en utilisation, particulièrement doux et précis. De plus, il se montre raisonnable en termes de poids et accessible en termes de prix.

Le dérailleur arrière s’adapte parfaitement aux différentes cassettes proposées par Shimano. Deux longueurs de chape figurent au catalogue. La chape courte s’adresse d’avantage aux coursiers et au cyclosportifs qui évoluent en plaine ou dans les valons, mais avec la chape longue, les cyclistes polyvalents autant que les grimpeurs qui aiment à enchaîner les cols à fort pourcentages, n’auront que l’embarras du choix, avec des cassettes de 11-28 à 11-32 et même 11-34.

Il adopte la technologie Shadow RD avec la fixation Direct Mount. Ledit dérailleur vient donc se loger sous la cassette, pour une grande douceur d’utilisation. Quelque-soit le pignon employé, ledit dérailleur se trouve constamment à la même distance de la cassette.


Pesant 240 g (comme son homologue Di2) et coûtant 94 €, c’est un excellent choix et l’assurance d’une durabilité exceptionnelle sans grand entretien.

Les + : Design – Qualité de fabrication – Agrément d’utilisation – Large choix de cassettes – Prix très attractif.

Les - : Design un peu trop massif ?

4. Shimano Ultegra Di2 électrique R8050 et R8070

Polyvalent, par définition, le groupe Shimano Ultegra Di2 électrique est une merveille de technologie, proposée à un prix raisonnable. Cela en fait un groupe populaire et une vraie réussite commerciale. C’est simple, en dehors de son poids (240 g vérifiés à 242 g) et de son design un peu plus massif, le dérailleur arrière n’a pas grand-chose à envier à son grand frère Dura-Ace Di2.

Deux longueurs de chapes sont proposées. La version à chape longue est optimisée pour les cassettes de 11-32, voire, 11-34. Elle convient parfaitement à la polyvalente 11-28.

D'un point de vue technique, ce dérailleur arrière adopte, sur ses deux déclinaisons, la technologie Shadow RD avec la fixation Direct Mount. Ledit dérailleur vient donc se loger sous la cassette, pour une grande douceur d’utilisation. Quelque-soit le pignon employé, il se place constamment à la même distance de la cassette. Les changements de vitesses aussi doux que précis, la discrétion électrique, en plus.

Il est d’ailleurs à souligner que les deux dérailleurs (arrière et avant) communiquent avec le Synchro-Shift, en full-synchro ou semi-synchro. L’alignement de la chaîne s’en trouve ainsi optimisé. Le cycliste n’a qu’à se concentrer sur son effort et sur ses changements de braquets… Comme avec le Dura-Ace Di2 !


Proposé à 200 €, c’est l’un des meilleurs rapports qualité / prix du marché. Au regard des productions électriques, évidemment.

Les + : Qualité de fabrication – Agrément d’utilisation – Gestion de la ligne de chaîne – Agrément des commandes.

Les - : Poids.

5. Shimano Dura-Ace R9100

Le groupe Shimano Dura-Ace a été imaginé pour les compétiteurs les plus exigeants. Développé et amélioré grâce aux critiques des professionnels du peloton international sur les plus grandes courses, en utilisation, il se révèle particulièrement doux et précis, en particulier pour ce qui est du dérailleur arrière.

Il utilise la technologie Shadow RD (tout droit venue du VTT) qui place le corps du dérailleur sous la cassette. Cela permet d’assurer un changement de pignon particulièrement fiable et rapide, puisque ledit placement permet de rigidifier de manière significative, la partie arrière de la transmission.

La chape, légèrement plus longue qu’une traditionnelle chape courte, permet l’utilisation de cassettes 11-28 et 11-30, voire 11-32 ! Sur les cols les plus difficiles, c’est un énorme plus, pour une polyvalence sans égales.


Pesé à 204 g et proposé, hors groupe, à 230 €, ce dérailleur arrière Shimano Dura-Ace saura ravir les cyclistes (coursiers comme cyclosportifs) les plus exigeants, pour un prix bien moindre que celui affiché par le Dura-Ace Di2 et avec des contraintes d’entretien bien moindre.

Les + : Qualité de fabrication – Agrément d’utilisation – Design exceptionnel – Agrément des commandes.

Les - : 36 g de moins qu’un Ultegra, mais 136 € de plus….

6. Shimano Dura-Ace Di2 électrique R9150

Au sommet de la gamme Shimano, il y a le groupe Dura-Ace électrique Di2. Taillé pour les compétiteurs les plus exigeants, il a été développé, par les meilleurs pros du peloton international, sur les plus grandes courses. Le dérailleur arrière s’inscrit d’ailleurs de plein pied dans cette logique d’exigence et de perfection.

Particulièrement compact, il permet de loger le corps du dérailleur, juste sous la cassette. Son efficacité sans égale doit énormément à la technologie Shimano Shadow RD. C’est une réussite, en termes d’agrément de changements de vitesses. Notez que la version électrique, Di2 pèse exactement le même poids (204 g) que la version mécanique !

Bien que la chape ne soit pas spécifiquement longue, l’usage de la cassette 11v 11-30 ne pose aucun problème particulier. Les ascensions de cols en compétition s’en trouvent largement facilitées.

Disons-le tout net, les dérailleurs de ce Shimano Dura-Ace frôlent la perfection, en particulier en version électrique Di2. La cinématique est remarquablement pensée. Souplesse et rapidité du changement de plateau sont de mise.


Proposé hors groupe, à 725 €, ce dérailleur arrière Shimano Dura-Ace Di2 ravira les cyclistes (coursiers comme cyclosportifs) les plus exigeants.

Les + : Qualité de fabrication – Agrément d’utilisation – Design exceptionnel – Gestion de la ligne de chaîne – Agrément des commandes.

Les - : Réservé à une élite tant financière que sportive.


Même s’il est possible de procéder, dans une certaine mesure, au panachage des dérailleurs Shimano, il demeure tout de même conseillé de garder une certaine cohérence dans les différentes composantes d’un groupe.

En termes de dérailleurs, que l’on parle de l’arrière ou de l’avant, il s’agit de préserver au mieux la cinématique de la chaîne telle que l’a envisagé le constructeur, en l’occurrence, Shimano…

Les cyclistes les plus performants et les plus exigeants s’orienteront, spontanément vers les dérailleurs électriques Di2, que ce soit en Dura-Ace ou en Ultegra… Ils pourront alors se concentrer sur leur pédalage, laissant œuvrer la technologie, pour optimiser le placement de la chaîne.

Mais ceux qui veulent pouvoir compter sur une certaine longévité de leurs dérailleurs préféreront les propositions mécaniques en 2x11 vitesses. Et là, ce sont les dérailleurs 105 et Ultegra qui auront leur préférence, pour un prix inférieur.

Enfin, les débutants, les petits budgets ou ceux qui, pour telle ou telle raison ont décidé de rester au 10 vitesses (en double ou en triple), choisiront le Tiagra, qui constitue, sans aucun doute la meilleure des solutions.



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