Quelles sont les meilleures roues carbone pour vélo de route (freinage à patins et à disques) ?


Les roues, sur un vélo de route, revêtent une importance toute particulière, puisque ce sont les seuls éléments avec les pneus de liaison avec… la route. Leur qualité de montage, leur rigidité et le(s) matériau(x) de fabrication conditionnent grandement le comportement de chaque machine. Plus légères et plus rigides, les roues en carbone savent se montrer particulièrement performantes, notamment lorsque la route s’élève. Petite revue de détails, pour optimiser son choix.

Les roues en carbone pour freinage à patins

Les roues en carbone pour freinage à disque

Sur un vélo de route, les roues participent au poids total de la machine, à hauteur d’environ 20%. Mais il s’agit, par définition, d’un élément en constant mouvement, pour lequel la répartition des masses s’avère particulièrement importante. Le comportement général du vélo en dépend largement, en particulier pour le dynamisme ou pour le confort…

Or, le poids et la répartition des masses ne font pas tout. Les roues supportent, bien sûr, le poids du vélo complet, mais aussi le poids du cycliste. Au total, les roues sont en charge d’environ 90 kg, parfois bien plus. Les impacts, liés aux imperfections de la route viennent rajouter un peu de charge supplémentaire et donc un peu d’usure.

Plus les roues sont légères, plus elles se révèlent fragiles et moins elles seront rigides. Les roues en carbone sont, on le sait, plus légères que les roues en aluminium, mais les caractéristiques de la matière viennent rebattre les cartes. Les roues en carbone les plus légères ne sont en effet pas nécessairement les moins rigides. On peut le constater avec l’ensemble de la gamme Lighweight ou avec des produits un tantinet plus accessibles tels que les Campagnolo Bora Ultra, par exemple.

De même, chaque roue doit être équipée de pneus ou de boyaux en adéquation maximale avec les caractéristiques de la roue elle-même, sous peine de diminuer les performances…Le choix des montes (pneus ou boyaux) se révèle donc capital. La section, le dessin de la bande de roulement et le gonflage pourront impacter rendement et confort, dans un sens ou dans un autre.

Notez que le budget “roues carbone” est le second après l’achat du vélo lui-même. Parfois- même, il peut atteindre, pour une paire de roues très haut de gamme, celui d’un vélo de moyenne gamme. La cohérence est donc de mise, en termes financiers comme en termes de rigidité. Il faudra faire des choix et quelques arbitrages.

Ce qui compte pour une paire de roues (en général)

Au moment de choisir une paire de roues, beaucoup de cyclistes se focalisent sur le poids, or c’est la répartition des masses qui détermine le comportement général du vélo, pour des usages différents, selon que le poids se trouve plutôt dans la jante ou plutôt dans le moyeu.

Il faut également prendre en compte la rigidité de la jante et de la roue, par rapport aux caractéristiques du cadre. En effet, un cadre ultra-rigide équipé de roues du même acabit sera particulièrement apte aux relances, tout en faisant preuve de dynamisme. Par contre, le confort risque de ne pas être au rendez-vous et il n’y aura aucun pardon lorsque le manque de watts se fera sentir.

Reste la question de l’inertie. Plus le poids est placé à l’extérieur des roues (sur les jantes, donc) plus l’inertie sera importante. À puissance égale, il faudra alors plus de temps pour atteindre une vitesse donnée. Mais, c’est le gros avantage, une fois la vitesse atteinte, maintenir le rythme sera plus facile. Sur un contre-la-montre, ce sera un vrai plus.

D'ailleurs, il ne faut pas se leurrer. Il y a le poids statique et il y a le poids en dynamique. À poids égal, une paire de roues trop rigide risque de se montrer difficilement contrôlable, en particulier dans les descentes de cols, lorsque le choix des – bonnes – trajectoires prend toute son importance. L’exemple type est celui des fameuses Lightweigt Fernweg C63 (63 mm de profil). Taillées pour le chrono en plaine, elles se montrent pataudes dans les descentes de cols.

Le rayonnage (nombre de rayon, matière des rayons, forme des rayons, accroche des rayons, implantation des rayons…) est également un élément à prendre en compte. Lorsqu'il s’agit de montage manuel, le travail du monteur s’avère primordial. En termes de roues industrielles (ou semi-industrielles) c’est la philosophie générale du fabricant, en matière de rayonnage, qui déterminera le comportement général d’une paire de roues.

Les roues en carbone proprement dites

Le gros point fort des roues en carbone est le rapport poids / rigidité, incomparable. Cela commence par la jante, bien sûr, mais certaines paires de roues, dites 100 % carbone, disposent également de moyeux et de rayons en carbone. Très rigides, elles se révèlent extrêmement légères. Parfois, la roue avant et la roue arrière descendent sous le seuil symbolique du kilo… En tout état de cause, le carbone (même lorsqu'il ne concerne que les jantes) se révèle toujours plus léger et plus rigide que l’alu.

Autre indéniable avantage, ce matériau permet de réaliser à peu près tout, en termes de design et de formes. Outre la rigidité, l’aérodynamisme s’en trouve inévitablement favorisé. Si les spécialistes du chrono apprécieront forcément, on peut dire que cet atout majeur intéressera tous les cyclistes qui cherchent, coûte que coûte, à optimiser leurs performances.

Malheureusement, lorsque le ralentissement se fait sur jante, avec des patins, contrairement à leurs homologues en aluminium, ces roues en carbone ont un défaut (majeur ?) : elles ne freinent pas très bien (tout particulièrement par temps de pluie). D'ailleurs, en utilisation, il est absolument indispensable de se doter de patins spécifiquement adaptés au carbone… Sauf, évidemment, lorsque la piste de freinage demeure en aluminium usiné.

Pour autant, il convient de souligner l’implication des marques pour optimiser le freinage sur jantes. En la matière, les progrès accomplis, ces dernières années, par les principaux fabricants, s’avèrent remarquables. Le traitement des surfaces de freinage n’y pas étranger. À ce titre, le manufacturier italien Campagnolo peut être cité en exemple, pour son traitement de surface AC3, que l’on trouve, en particulier sur la série Bora One…

Cela étant, le développement exponentiel du freinage à disque marque, sans aucun doute, un tournant radical dans l’utilisation (et la généralisation) des roues en carbone, puisque désormais, il n’y a plus besoin de travailler sur la piste de freinage… Le ralentissement se fait sur le disque qui, même s’il est solidaire de la rotation de la roue, demeure une pièce, sinon indépendante, différente. C’est donc sur lui que s’exercent – essentiellement – les forces nécessaires au ralentissement. D'ailleurs, quelles que soient les conditions météo, la qualité de freinage demeure constante.

De même, le surplus de poids induit par le disque est largement compensé par l’allègement des roues (voire de l’ensemble composé par le cadre et la fourche). Il n’est donc pas certain que les compétiteurs purs et durs ne doivent pas continuer à lester le dessous du boîtier de pédalier, pour rester dans la limite pondérale imposée par l’UCI.

Notez que les roues en carbone, d’abord réservées aux boyaux (essentiellement pour des questions de poids) tendent à généraliser l’usage du pneu et surtout du Tubeless Ready, puisque les techniques de fabrication permettent désormais de faire des roues en carbone à pneus, presque aussi légères qu’à boyaux.

Quelques clés pour bien choisir

Le choix d’une paire de roues en carbone, plus que celui d’une paire de roues en alu, sera conditionné, on l’a vu, par le type de freinage, mais aussi (surtout ?) par la hauteur de la jante. Car, c’est de ladite hauteur que dépendra à la fois la rigidité, l’aérodynamisme et le poids de la paire de roue (en dehors du choix des rayons ou des moyeux).

Les jantes dites “basses” (moins de 25 mm) se montrent relativement flexibles, ce qui leur permet d’absorber facilement les inégalités de la route, tout en préservant un poids – très – favorable… Les grimpeurs vont adorer.

Les jantes légèrement plus hautes (30 à 45 mm), plus rigides, mais aussi plus aérodynamiques, sans que le poids soit impacté outre mesure, seront les plus généralistes. En termes de prix, elles sont également accessibles au plus grand nombre. Ce sont les roues les plus polyvalentes.

Les jantes dites hautes (plus de 45 mm) sont réservées, de par leur dureté verticale, aux compétiteurs purs et durs. En effet, le confort s’améliore en même temps qu’augmente la vitesse… Encore faut-il avoir les jambes. Et attention au vent latéral. Car, même si les constructeurs travaillent la question, en proposant des profils savamment étudiés, la sensibilité est réelle. Dans certaines conditions, il peut d’ailleurs être difficile de maintenir le cap. Les grimpeurs, ainsi que ceux qui évoluent dans des zones balayées par le vent, savent exactement de quoi il en retourne.

Partant de là, il faudra porter une attention toute particulière sur la qualité des moyeux et des roulements. La fluidité au roulage est un élément prépondérant, sans lequel, il ne peut être question de performance, ni même d’endurance. D’ailleurs, outre la qualité des rayons, le nombre (plus il y a de rayons, plus la rigidité est importante, mais cela se fait au détriment de l’aérodynamisme) et la tension de ces derniers feront toute la différence.

Conclusion

Le choix d’une paire de roues en carbone dépend, certes, du budget, de ses envies et de sa pratique. Mais il importe également de prendre en compte un certain nombre d’éléments, pour assurer une certaine cohérence d’ensemble. Ainsi, sur un cadre rigide, des roues raides, donc très exigeantes, permettront d’optimiser la transmission de la puissance du cycliste… Peut-être au détriment d’un certain confort. Des roues plus souples permettront d’assouplir le comportement du cadre et de pardonner, dans une certaine mesure, les baisses de forme. Il faut donc jouer avec le profil des jantes, ainsi qu’avec le nombre et la tension des rayons, sans pour autant négliger la question du poids. Et attention, quelques grammes de moins font monter la facture de manière exponentielle.


Les roues en carbone pour freinage à patins

Pour un ensemble de raisons parfaitement valables, un cycliste peut avoir envie de rouler avec des roues en carbone, sans pour autant abandonner la solution – traditionnelle – du freinage sur jante. Dans ce cas, il importe au moment de l’achat, qu’il s’offre des patins pour roues carbone ou des patins polyvalents, qui conviendront tout aussi bien au freinage sur roues en alu. L’hiver, en particulier, cela peut permettre d’éviter une petite séance de mécanique.

Aujourd'hui, les roues à pneus côtoient les roues à boyaux, pour des prix comparables…revue de détails.

1. Roue carbone Vision Metron 40 SL à pneus

Filiale du manufacturier Italien FSA, Vision s’est imposée, depuis 2001, comme l’un des meilleurs spécialistes de la roue de vélo haut de gamme. Et même si la marque lombarde s’est, au début, adressée principalement aux triathlètes, elle a su progressivement se diversifier en produisant des composants pour le vélo (cintres, potences, dérailleurs…), tout en continuant à faire de la performance, son objectif premier.


Avec ces Metron 40 SL à pneus, Vision dispose d’une paire de roues particulièrement polyvalentes, à la qualité de fabrication (montage main) irréprochable. La jante 100 % carbone adopte un profil de 40 mm, qui répond à tous les besoins et à toutes les pratiques sur routes. La largeur interne de 17 mm (25,5 mm de largeur externe) a été optimisée pour des pneus de 700x23 ou 700x25, mais le format 700x32 est possible. On trouve 18 rayons radiaux à l’avant, pour 21 à l’arrière (14 croisés par deux, côté droit et 7 radiaux, côté gauche), tandis que les moyeux ultra légers sont des P.R.A. à cartouche (2 roulements à l’avant et 4 roulements à l’arrière) pour rayons droits.

On le constate, le poids est ici une préoccupation constante. Avec 1490 g la paire (sans les serrages), ces roues feront le bonheur des grimpeurs, sans pour autant que les rouleurs puncheurs ou les sprinteurs soient oubliés. À 1399 €, c’est un excellent choix, même si les utilisateurs de Campagnolo devront débourser 99 € supplémentaires, pour le corps de cassette en alu. Notez que cette version est compatible 10, 11 et 12 vitesses, au même titre que la déclinaison Shimano/SRAM.

Cerise sur le gâteau, l’ensemble est livré avec des blocages rapides QR-93, des patins de freins spécifiques, une housse de transport et deux prolongateurs de valves.

Les + : L’incomparable qualité de fabrication – Les jantes hyper particulièrement rigides latéralement – Le rayonnage – Le poids.

Les - : Le surcoût pour les utilisateurs de Campagnolo.

2. Roue carbone Campagnolo Bora One 35 WH-18 AC Bright Label à Boyaux

Spécialiste du dérailleur, le manufacturier italien Campagnolo est également devenu, au fil des ans, l’un des meilleurs spécialistes des roues de vélo, en particulier dans le haut de gamme, en carbone. Ces Bora One 35 Bright Label à boyaux s’inscrivent dans cette lignée exclusive.


Remarquablement réalisées - à la main - autour de jantes rendues extrêmement polyvalentes, par un profil de 35 mm, les Campagnolo Bora One 35 WH-18 AC Bright Label adoptent une largeur externe de 24,2 mm, qui permet d’accepter à peu près toutes les sections de boyaux du marché, jusqu'à 35 mm. Le freinage est optimisé par la nouvelle surface de freinage AC3 qui, à l’essai, se révèle assez bluffant, en particulier sous la pluie. Mais attention, il importe d’utiliser des patins Campagnolo.

Ces roues sont dotées, à l’avant, de 18 rayons aero affinés (en acier) radiaux, selon l’implantation G3. À l’arrière, on en trouve 21, également avec l’implantation G3.

Les moyeux en aluminium disposent de flasques surdimensionnées favorisant la rigidité et la réactivité. Notez que les roulements cône-cuvette, pour un réglage simplissime des billes. Les roulements sont en céramique USB.

Le poids de l’ensemble est tout simplement exceptionnel, puisque la balance affiche un très flatteur 1215 g (la paire, sans les attaches rapides), vérifié à 1218 g ! Facturées 2100 €, ces roues permettent des relances particulièrement tranchantes, de rapides montées de cols ou des descentes plus que précises. Et mêmes si elles ne sont pas pensées pour le CLM, ces roues ne seront pas ridicules, dans cet exercice.

Les + : L’incomparable qualité de fabrication – La rigidité latérale – Le rayonnage – Le poids.

Les - : Paradoxalement polyvalentes, mais réservées à une élite.

3. Roue carbone Fulcrum Racing Zero Carbon C17 AC3 à pneus

La marque du groupe Campagnolo a fait de la roue de vélo, SA spécialité. Quel que soit le niveau de gamme, chaque cycliste trouve ici la bonne paire de roues, pour rouler comme il l’entend. Avec ces Racing Zero Carbon, Fulcrum met à disposition de ceux qui recherchent la légèreté, la nervosité, la rigidité et le confort, une paire de roues qui, à 1911 €, constituent l’une des meilleures offres du marché, en termes de rapport qualité / prix.


Les jantes en carbone adoptent un profil de 30 mm (à l’avant comme à l’arrière) qui assure une excellente rigidité latérale, notamment grâce à un profil différencié. La largeur intérieure est de 17 mm (17c), pour une largeur extérieure de 24,5 mm. Les dimensions optimisées pour des pneus de 700x23 à 700x35. La piste de freinage est réalisée en fibre de carbone Twill traitée AC3, pour un freinage exceptionnel… à condition d’utiliser les patins préconisés par la marque.

On trouve 16 rayons aero et radiaux à l’avant (8 à gauche et 8 à droite). Ils sont réalisés en aluminium, pour une plus grande légèreté. À l’arrière, les mêmes rayons sont au nombre de 14 à droite et 7 à gauche, selon une implantation D3. Les moyeux en carbone à flasque alu (majorée à l’arrière) sont dotés de roulements en céramique, d’excellente facture.

L’ensemble affiche, sur la balance, un très flatteur 1340 g (vérifié à 1341 g !).

Les grimpeurs devraient considérer avec attention ces Fulcrum Racing Zero Carbon C17 à pneu. Les rouleurs et les sprinteurs également. Mais attention, il faut avoir les watts pour emmener de telles roues !

Les + : La qualité de fabrication – La rigidité latérale – Le rendement – Le poids – La piste de freinage - L’exceptionnel rapport qualité / prix – Roulements céramique.

Les - : Essentiellement conçues pour les compétiteurs et les cyclosportifs.

4. Roue carbone Shimano Dura-Ace WH-9100 C40 à boyaux

Shimano, le géant japonais de l’équipement cycliste, s’est fait une réputation de sérieux, pour l’ensemble de ses productions. Quel que soit le niveau de gamme concernée, ce n’est jamais usurpé. La qualité est toujours au rendez-vous. Ces roues WR-R9100-C40-TU, apparues au catalogue en 2018, ne font pas exception à la règle.


Conçues pour les compétiteurs et les cyclosportifs les plus exigeants, ces roues se montrent particulièrement nerveuses et rigides, notamment sur les parcours accidentés, que ce soit en montagne ou dans les vallons.

Si le profil des jantes reste identique (37 mm), pour cette version à boyaux, leur largeur a légèrement augmenté, pour passer à 28 mm, ce qui permet un large choix de section des montes. L’aérodynamisme a été soigné tandis que la rigidité latérale s’avère tout simplement exceptionnelle. C’est logique puisque la largeur intérieure reste au standard (17c). Les rayons en acier, plats et radiaux, sont au nombre de 16 à l’avant. À l’arrière, on trouve 21 rayons (également plats et en acier), mais cette fois, ils sont croisés à deux. Les moyeux surdimensionnés offrent des qualités de roulage tout simplement exceptionnelles.

Assemblées à la main, ces roues sont remarquablement bien finies. Bien placées en termes de poids (1384 g vérifiés), elles sauront satisfaire toutes les catégories de cyclistes, à commencer par les grimpeurs et les puncheurs puissants. Proposées au tarif de 2830 €, elles constituent un excellent choix.

Les + : La qualité de fabrication – La qualité des moyeux – La rigidité latérale – Le poids.

Les - : Réservées aux cyclistes les plus puissants.

5. Roue carbone Zipp 404 NSW Carbon Clincher TLR

Zipp, l’équipementier du groupe SRAM, s’est fait une place au soleil, dans le cercle très fermé des meilleurs spécialistes mondiaux de la roue haut-de-gamme, en général, et de la roue carbone, en particulier. Ces 404 NSW à pneus en sont une très belle illustration. Revues et corrigées, elles s’adressent à des cyclistes particulièrement sportifs, qui sont sans cesse en quête de vitesse.


Les jantes de ces 404 NSW Carbon sont, comme leur nom l’indique, 100 % carbone. Le profil de 58 mm est certes conséquent, mais avec une largeur interne de 19 mm et une largeur extérieure de 26,4 mm (optimisée pour des pneus de 700x25), elles démontrent une exceptionnelle rigidité latérale. Pourtant, c’est la qualité de la bande de freinage NSW (New Speed Weapony) qui saute aux yeux ! En effet, avec des patins de freins adaptés, le ralentissement est tout simplement exceptionnel, en particulier par temps de pluie…

La forme “balles de golf” (ABLC Sawtooth) de la jante a été pensée pour améliorer l’aérodynamisme par vent latéral. C’est là aussi une réussite, d’autant que la rigidité générale est ainsi accrue. En contrepartie, le terrain de jeu se limite à la plaine et aux légers valons. Les spécialistes du chrono risquent de les adopter sans coup férir !

Les rayons sont des Sapim CX-Ray. Ils sont au nombre de 18, pour un rayonnage radial à l’avant et au nombre de 24, pour un croisement par deux, à l’arrière.

Les moyeux Cognition démontrent une incroyable fluidité du roulage. Pas de doute, ces roues Zipp 404 NSW Carbon sont vraiment taillées pour dominer les chronos. Avec un poids total de 1620 g, elles offrent une “inertie positive”, qui va totalement dans ce sens. Reste le prix : 2800 € la paire…

Les + : L’aérodynamique – La rigidité latérale – La qualité des moyeux – La qualité du freinage – L’inertie .

Les - : Réservées aux spécialistes du chrono – excluent les grimpeurs.

6. Roue carbone Campagnolo Bora WTO 45 WH-20 Bright Label

Ces Bora One 45 Bright Label à boyaux s’inscrivent dans cette lignée exclusive des roues haut de gamme développées, depuis plusieurs décennies, par Campagnolo, LE spécialiste italien du dérailleur de vélo. D'ailleurs, la gamme Bora est synonyme d’excellence…


Un énorme travail a, ici, été réalisé sur l’aérodynamisme, avec la technologie WTO (Wind Tunnel Optimized) qui permet de prendre en compte l’aérodynamisme global de la roue. Les jantes, au profil de 45 mm, d’une largeur interne de 19 mm, pour une largeur externe de 26,5 mm sont optimisées pour des pneus de 700X25. Tubeless ready, elles permettent d’ailleurs d’utiliser la plupart des pneus du marché, ce qui constitue un indéniable plus. Notez que la bande de freinage AC3 a été conservée. Avec les patins fournis à l’achat, le ralentissement s’avère exceptionnel.

La roue avant compte 18 rayons radiaux, en acier, à section elliptique ; tandis que la roue arrière en compte 21, implantés selon la technologie G3.

Les moyeux en alu, monobloc, sont dotés de roulements USB en céramique qui comptent sans aucun doute parmi les plus fluides du marché, au moins à ce niveau de gamme.

Avec un poids officiel de 1496 g (vérifié à 1499 g), ces Campagnolo Bora WTO WH-20 se montrent réellement polyvalentes, même si ce sont les grimpeurs et les puncheurs qui pourront en tirer le meilleur parti… Reste le prix (2160 €) qui se révèle un très bon investissement pour ceux qui se dédient à la compétition pure.

Les + : L’aérodynamique général – La rigidité latérale – La qualité des moyeux – La qualité du freinage.

Les - : Ne concerne – presque – que les compétiteurs.

7. Roue carbone Lightweight Meilenstein Obermayer à boyaux

La marque Allemande Lightweight a débuté son activité dans les années 80, en développant et en produisant toute une gamme de roues ultra légères, d’abord pour les sulkys du trot attelé, puis pour le vélo. Mais ce n’est qu’en 1995 que la marque de Friedrichshafen a vraiment commencé à faire des roues telles qu’elle les fait aujourd'hui.


Sa réputation de qualité et de performance est loin d’être usurpée. En effet, tous les produits de la marque ont été, de près ou de loin, développés au plus haut niveau par des coureurs de la trempe de Jan Ullrich ou de Bjarn Riis.

Ces roues Lightweight Meilenstein Obermayer à boyaux comptent parmi les plus légères du marché, puisqu'elles ne pèsent que 935 g (la paire sans les attaches) ! Mais attention, elles sont réservées aux cyclistes les plus légers (la marque préconise un couple cycliste + vélo à 90 kg maxi).

Entièrement assemblées à la main (il faut une vingtaine d’heures de travail pour chaque roue !), ces roues sont construites autour d’une jante carbone haute (le profil est de 47,5 mm) pour une largeur de 20 mm, optimisée pour le montage de boyaux de 700x19 à 700x27. Inutile de préciser que, vu ces dimensions, la rigidité latérale s’avère tout simplement exceptionnelle ! Notez qu’une puce électronique, totalement invisible, permet d’assurer le suivi des opérations de maintenance réalisées par la marque, tandis qu’un aimant (caché dans la jante) permet aux capteurs de vitesse de remplir leurs fonctions tout en préservant l’esthétique de l’ensemble.

Comme les jantes, les rayons sont en carbone. Ils sont 16 à l’avant et 20 à l’arrière. Ils viennent s’accrocher à un moyeu DT Swiss 190S à roulements céramique, pour une qualité de roulage tout simplement exceptionnelle.

Certes, l’ensemble est plutôt réservé à la vitesse en plaine, mais malgré un profil haut, le poids et la rigidité permettent aux grimpeurs (et aux descendeurs !) de réaliser de grandes performances, pour peu qu’ils aient les watts… Reste le prix (4700 €), qui en fait un produit exclusif.

Les + : Le poids – La rigidité latérale – La qualité d’assemblage – Les qualités de roulage – Les performances générales – Livrées avec housses, prolongateurs de valves, patins spécifiques et attaches rapides.

Les - : Roues extrêmement exclusives.

8. Roue carbone Campagnolo Bora Ultra 50 WH-18 Bright Label à pneus

On ne présente plus Campagnolo. La marque de Vicence fait partie de l’histoire du vélo, pour ses dérailleurs, mais également pour ses roues. La Bora Ultra 50 WH-18 Bright Label à pneus s’inscrit dans cette histoire, avec des atouts technologiques non négligeables. Pensées pour les sprinteurs autant que pour les grimpeurs, ces roues sont résolument taillées pour la performance.


Les jantes 100 % carbone adoptent un profil moyen de 50 mm qui, avec une largeur externe de 24,2 mm (optimisée pour des pneus de 700x25 ou 700x28), assure une exceptionnelle rigidité latérale. La surface de freinage AC3, associée aux patins fournis avec les roues (au même titre que la housse de transport, le blocage rapide Quick Release ou les prolongateurs de valve), permettent un freinage exceptionnel (y compris par temps de pluie). C’est là l’un des points forts de l’ensemble des Campagnolo Bora.

Les rayons en acier, plats, adoptent la géométrie Ultralinear / DRSC… On trouve 18 rayons à l’avant et 21 à l’arrière, implantés selon la technique maison G3. Cela va dans le sens d’une grande rigidité latérale, donc, dans le sens de performances accrues. Les moyeux en carbone adoptent des roulements céramique USB d’excellente facture.

Sur la balance, l’ensemble revendique un très flatteur 1435 g (vérifié à 1441 g) qui permet de se faire plaisir sur à peu près tous les terrains, pour peu que l’on ait les watts. Et même le vent latéral ne se montre pas gênant… Dans une certaine limite (au-delà de 30-35 km/h), un profil moins haut se révélera préférable… Le prix de 3170 € s’avère juste. Ceux qui accumulent les kilomètres en course, tout au long de la saison, ne regretteront pas.

Les + : Le poids – La rigidité latérale – La qualité d’assemblage – Le freinage AC3 – Les qualités de roulage.

Les - : Réservées aux compétiteurs assidus.

9. Roue carbone Mavic Cosmic Ultimate T19 NT Black à boyaux

Mavic a acquis, depuis sa création à Lyon en 1889, un incomparable savoir-faire, en termes de fabrication de roues de vélo. Ce savoir-faire, la Cosmic Ultimate T19 NT à boyaux en bénéficie directement, que ce soit en termes de rigidité latérale ou de transmission de la puissance.


Les jantes en carbone ont adopté une conception monobloc carbone 3K, pour une rigidité latérale optimisée. La largeur extérieure de 28 mm a été pensée pour des boyaux de 700x23 à 700x32. Leur profil, asymétrique de 40 mm NACA, leur confère une impressionnante stabilité, en particulier par vent latéral. Le freinage n’a pas été négligé. En effet, la bande carbone iTgMAX, associée aux patins spécifiques (livrés avec les roues, tout comme les blocages rapides BR601 et la clé de réglage), permet une décélération aussi précise que réactive, y compris par temps de pluie. En termes d’agrément, comme de sécurité, c’est un indéniable plus.

Les rayons en carbone R2R ont été travaillés de manière à améliorer l’aérodynamique. Au nombre de 20, à l’avant comme à l’arrière, ils sont croisés par deux, ce qui va également dans le sens de la rigidité latérale, donc de la performance pure.

Les moyeux sont différents à l’avant et à l’arrière. À l’avant, on trouve un corps carbone avec des roulements à cartouche étanche réglable (QRM+) ; tandis qu’à l’arrière, le corps en alu est doté de roulements à cartouche étanche réglable automatique (QRM Auto). Les qualités de roulage sont impressionnantes.

L’ensemble affiche, sur la balance, un remarquable 1220 g (vérifiées à 1222 g, sans les blocages) ! À 3000 €, cette paire de roues est une belle affaire qui conviendra aux rouleurs, aux puncheurs et aux grimpeurs, y compris ceux qui privilégient la vélocité à la puissance pure.

Les + : Le poids – La rigidité latérale – La polyvalence – La bande de freinage iTgMAX – Les qualités de roulage.

Les - : Trop polyvalentes ?

10. Roue carbone DT Swiss ARC 1100 DICUT 48 à pneus 2020

Créé en 1994, DT Swiss, spécialiste des rayons de vélo, est aussi (surtout ?) un incontournable acteur de la roue de vélo, en particulier lorsqu'il s’agit du haut de gamme. Ces ARC 1100 DICUT 48 à pneus en sont la parfaite illustration. Pensées pour la haute performance, elles allient avec brio design et technicité, pour une polyvalence dynamique.


Les jantes 100 % carbone adoptent un profil de 48 mm permettant une importante rigidité latérale et un excellent dynamisme, d’autant que la largeur interne de 17 mm (largeur externe de 25 mm) vient œuvrer dans ce sens. Compatibles tubeless (tubeless ready), elles se montrent également pratiques et confortables. Un gros travail sur l’aérodynamisme a permis de rendre ces jantes peu sensibles au vent latéral. Résultat, elles répondent présent en termes de maniabilité.

Les rayons sont des DT Aero Comp Straightpull légers, résistants et, comme leur nom l’indique, très aérodynamiques. La roue avant en compte 20 (radiaux), tandis que la roue arrière en compte 24 (croisés à deux).

Les moyeux sont des DT Swiss 240 qui démontrent, si cela était encore nécessaire, une impressionnante qualité de roulage.

Sur la balance, cette paire de roues affiche un excellent 1470 g (vérifiés à … 1470 g). La polyvalence est de rigueur. À l’aise sur tous les terrains, elles savent aussi donner satisfaction à tous les styles de pédalage et, même, pardonner des petites baisses de forme.

À 2388 €, c’est un excellent choix pour les compétiteurs assidus qui, week-end après week-end, accumulent les kilomètres.

Les + : Poids raisonnable – Bonne rigidité latérale – Polyvalence – Qualités de roulage – Excellente finition.

Les - : Uniquement pour la compétition ?


Les roues en carbone pour freinage à disque

Bien qu’un peu plus lourdes que leurs homologues à freinage sur jantes (à patins), les roues en carbone pour freinage à disque tendent à devenir le nouveau standard de la route. Et puis, le freinage à disque est un encouragement à l’utilisation de jantes en carbone, plus légères et plus rigides… encore une fois, pour des questions de qualité de freinage.

À l’heure du choix, c’est le prix qui fera, très probablement, la différence mais il ne faudra pas oublier de choisir un rayonnage adapté, tout en gardant un œil sur la qualité des moyeux, de leurs roulements ou de la nature du corps de roue libre… La rigidité et le confort devront également être pris en compte. Panorama !

1. Roue carbone Fulcrum Wind 55 DB à pneus

L’Italien Fulcrum, créé en 2004 à Arcugnano à deux pas de Vicence, propose dans sa gamme carbone à freinage à disque, ces Wind 55 DB à pneus, qui sont taillées pour la performance pure, en particulier pour l’exercice du chrono.


La jante, réalisée en carbone unidirectionnelle présente un profil de 55 mm, pour une largeur interne de 19 mm (19c) et une largeur externe de 27 mm. Le profil fait la part belle à l’aérodynamisme. Ainsi, le vent latéral ne se montre pas particulièrement impactant. Outre la phénoménale rigidité latérale que ces cotes permettent, le confort a été privilégié, puisque les pneus utilisables vont du 700x25 à 700x50 ! Cela permet également une multitude de pratiques (courses, cyclosport, ultra-distance, randonnées…).

Les rayons sont réalisés en acier inoxydable double épaisseur (afin d’assurer une rigidité accrue). La roue avant compte 24 rayons (16 à gauche et 8 à droite), tandis que la roue arrière en compte 8 à gauche et 16 à droite, pour aller encore un peu plus loin en termes de rigidité latérale.

Les moyeux, quant à eux, sont entièrement réalisés en aluminium et dotés de roulements à cartouches scellées qui assurent de remarquables qualités de roulage.

Cette paire de Fulcrum Wind 55 DB à pneus revendique 1680 g (vérifiés à 1684 g) sur la balance. On n’est donc pas, ici, dans l’ultra-léger… En revanche, l’inertie saura faire le bonheur des spécialistes du chrono, en plaine, bien sûr, voire dans les vallons. À 1300 €, c’est un excellent choix, à condition de ne pas évoluer, régulièrement, en montagne.

Les + : Excellente rigidité latérale – Qualités de roulage – Excellente finition – Prix raisonnable eut égard aux performances.

Les - : Un peu trop performantes en plaine et dans les vallons, au détriment de la montagne et donc, de la polyvalence.

2. Roue carbone Mavic Cosmic Pro Carbon UST Disc C19 2019 avec pneus

Mavic, créée par le duo Idoux et Chanel (le I et le C de Mavic), est le spécialiste lyonnais des roues de vélo. La marque dispose d’un incomparable savoir-faire, en termes de fabrication de roues de vélo. Ce savoir-faire acquis depuis 131 ans avec des roues en aluminium à freinage à patins s’applique désormais aux roues en carbone à freinage à disque. Ces Cosmic Pro Carbon UST Disc C19 2019 avec pneus en sont une belle illustration.


Typées aero, taillées pour la vitesse, elles se révèlent à la fois nerveuses et stables. Pour autant, cela n’en fait pas des roues polyvalentes, même si ponctuellement, les grimpeurs pourront les utiliser dans les vallons ou en moyenne montagne.

Les jantes sont réalisées en carbone tressé 3K, pour une rigidité latérale optimisée. La largeur interne de 19 mm (19c) a été pensée pour des pneus de 700x25 à 700x32 (roues livrées avec des pneus Mavic Yksion 700X25 127 TPI). Leur profil, asymétrique de 45 mm NACA, leur confère une impressionnante stabilité, en particulier par vent latéral.

Les rayons droits, plats et restreints sont réalisés en acier. Ils sont au nombre de 24 à l’avant comme à l’arrière et sont croisés par deux. Les moyeux en aluminium, quant à eux, sont dotés de roulements étanches de type QRM.

Sur la balance, ces Mavic Cosmic Carbon UST Disc revendiquent 1650 g (vérifiés à 1651 g). Compte tenu de la rigidité latérale, ces roues se destinent essentiellement à la pratique chronométrée et à la performance, mais les grimpeurs occasionnels en trouveront le choix. À 1500 € la paire, c’est un excellent choix, d’autant que d’excellents pneus sont livrés avec.

Les + : Excellente rigidité latérale – Qualités de roulage – Excellente finition – Juste prix – Livrées avec des pneus.

Les - : Pas vraiment polyvalentes.

3. Roue carbone Campagnolo Bora One 35 Disc Brake WH-18 Dark Label

Tout en haut de la gamme de roues en carbone Campagnolo, il y a la série Bora, qui existe aussi en version freinage à disques, avec notamment ces Bora One 35 Disc Brake WH-18 Dark Label à boyaux. Repensées en profondeur, elles révèlent, outre une impressionnante rigidité, un dynamisme extrême, pour une légèreté remarquable.


Les jantes, réalisées en carbone tressé, présentent un profil de 35 mm, pour une rigidité latérale de très bon niveau. La polyvalence est de mise d’autant que la largeur extérieure de 24,2 mm renforce la rigidité. Cette cohérence performante se poursuit avec les rayons et leur implantation. Ainsi trouve-t-on, à l’avant comme à l’arrière, 24 rayons aérodynamiques affinés, réalisés en acier inoxydable. Implantés selon la “spécialité” maison, G3, ils permettent de renforcer encore un peu le caractère performant de ces Bora One 35.

Les moyeux, quant à eux, sont réalisés en aluminium monobloc noir. Dotés de roulements USB en céramique, ils proposent une exceptionnelle qualité de roulement. La maîtrise de la technologie cône/cuvette n’y est certainement pas pour rien. Notez que Campagnolo a soigné l’implantation des disques puisque le manufacturier de Vicence a fait appel à la technologie AFS afin de pouvoir recevoir les disques au standard Centerlock. La rigidité a été augmentée, en même temps que les flasques…

L’ensemble affiche, sur la balance, un remarquable 1276 g (vérifiés à 1277 g !). Proposées au prix de 1977 €, comprenant les housses de transports et les écrous AFS (Centerlock), c’est une excellente affaire. Les compétiteurs réguliers, mais aussi les randonneurs sportifs et les adeptes des longues distances trouveront là, une paire de roues prête à aligner les kilomètres, en faisant preuve d’une disponibilité de tous les instants.

Les + : Excellente rigidité latérale – Qualités de roulage – Incomparable finition – Exceptionnelle polyvalence – Juste prix.

Les - : Livrées sans les axes de serrage….

4. Roue carbone DT Swiss PRC 1400 SPLINE DiscBrake 35 à pneus

Le manufacturier helvétique, DT Swiss, est l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la roue de vélo de route, en particulier lorsqu'il s’agit de roues en carbone. Les DT Swiss PRC 1400 SPLINE DiscBrake ne font pas exception, d’autant que la marque de Bienne (Berne) les a rendues compatibles tubeless (ce sont des tubeless ready). Elles disposent donc de remarquables atouts, à commencer par une polyvalence doublée de performances sans pareilles.


Les jantes en carbone de profil 35 mm adoptent une largeur interne de 18 mm pour une largeur externe de 25 mm, pour une rigidité latérale optimisée, sans pour autant faire de concession au confort. En effet, il est possible de monter à peu près tous les pneus du marché (y compris en version tubeless), du 700x23 au 700x50 !

Les rayons sont des DT aero comp Straightpull. La roue avant est dotée de 20 rayons radiaux, tandis que la roue arrière en compte 24, croisés deux par deux. Là encore, il s’agit d’optimiser la rigidité latérale, tout en préservant une aérodynamique de haut niveau.

Les moyeux, quant à eux, sont les fameux DT Swiss 240. Non seulement ils ont fait leurs preuves en matière de qualité de roulage, mais en plus, ils font figure de référence, en termes de fiabilité. Dotés de la roue libre DT Swiss Ratchet System 36T, ils aiment les relances tranchantes.

Affichant un poids de 1434 g (vérifiés à 1436 g), cette paire de roues est un excellent choix, pour les purs grimpeurs, comme pour les coureurs (cyclosportifs ou randonneurs sportifs) complets. Elles répondent toujours présent à haut comme à bas régime, avec un confort remarquable. Elles offrent également un excellent freinage, y compris par grosse chaleur, dans les longues descentes de col. Le système de fixation des disques, Centerlock, y est probablement pour beaucoup. À 1978 €, c’est un excellent choix, notamment pour ceux qui roulent beaucoup.

Les + : Excellente rigidité latérale – Qualités de roulage – Incomparable finition – Exceptionnelle polyvalence – Juste prix – Livrées avec fonds de jantes et valves tubeless.

Les - : Pensées pour ceux qui roulent beaucoup.

5. Roue carbone Fulcrum Speed 40 DB à boyaux

En juillet 2004, le manufacturier italien Fulcrum est arrivé dans le monde de la roue de vélo par la porte du haut niveau et de la compétition. En effet, dès 2005, c’est avec des roues Fulcrum que Tom Boonen a décroché son titre de Champion du Monde. Ces Speed 40 DB à boyaux s’inscrivent dans cette tradition de performance.


Réalisée en carbone finition fibre de carbone Twill, cette paire de roues adopte un profil de jante de 40 mm, pour une largeur interne de 19 mm (largeur externe de 26,5 mm). La rigidité latérale se révèle tout simplement extraordinaire, sans pour autant que la moindre concession soit faite au confort. Car il est possible de monter des boyaux de 700x25 à 700x50 !

On trouve, à l’avant, comme à l’arrière, 21 rayons arrondis, à tête plate, réalisés en acier inoxydable. Positionnés trois par trois, selon l’implantation maison G3 (14 à gauche et 7 à droite, pour la roue avant et l’inverse pour la roue arrière), ils contribuent largement à la rigidité latérale.

Les moyeux, quant à eux, sont différenciés… À l’avant, il est réalisé en carbone à flasque majorée en aluminium, tandis qu’à l’arrière, il est réalisé tout en aluminium (flasque majorée également). Les roulements en céramique USB cône/cuvette réglables offrent d’impressionnantes qualités de roulage.

L’ensemble revendique sur la balance, un poids de 1320 g (vérifiés à 1322 g), pour un prix de 1548 €. Cela en fait un excellent choix pour les adeptes de la performance, que ce soit en compétition pure ou en cyclosport. Les adeptes des grandes distances trouveront, avec ces Fulcrum Speed 40 DB à boyaux, de quoi s’exprimer. Polyvalentes, elles conviendront à tous les terrains, surtout lorsqu'il s’agit de relancer ou de se lancer dans de longues descentes de cols.

Les + : Excellente rigidité latérale – Poids – Qualités de roulage – Excellente finition – Polyvalence – Juste prix.

Les - : Réservées à la compétition ?

6. Roue carbone Campagnolo Bora WTO 45 Disc Dark Label

Chez Campagnolo, Bora est synonyme de carbone et de performances. Différents profils de jantes sont disponibles, pour plus ou moins de polyvalence, mais il importe toujours de disposer d’une vraie puissance musculaire afin d’obtenir la quintessence des Bora.


Les Campagnolo Bora WTO 45 Disc Dark Label sont probablement les plus polyvalentes de la gamme Bora. En effet, elles sont dotées de jantes de 45 mm. Développées en soufflerie pour une pénétration dans l’air optimale (WTO signifie Wind Tunnel Optimized), elles se révèlent peu sensibles au vent latéral. La largeur interne de 19 mm associée à la largeur externe de 26,5 mm va dans le sens d’une très grande rigidité latérale, pour des qualités de relances extraordinaires. Le confort n’est pas négligé non plus, car le standard tubeless ready est de mise. Pratiquement tous les pneus route du marché peuvent être montés sur ces Campagnolo Bora, même si le 700x25 ou le 700x28 s’avèrent particulièrement bien adaptés.

À l’avant comme à l’arrière, on trouve 24 rayons acier à section aéro elliptique regroupés avec le système maison G3. Ainsi, la rigidité, l’aérodynamique et le confort sont préservés.

Les moyeux sont en aluminium monobloc noir, avec des roulements cône/cuvette USB offrant d’impressionnantes qualités de roulage.

L’ensemble revendique, sur la balance, un poids de 1520 g (vérifiés à 1519 g !). Les rouleurs et les spécialistes du chrono devraient être enchantés par les qualités d’inertie, tandis que les grimpeurs s’en accommoderont sans problème, à condition de ne pas faire que de la montagne. Reste le prix de 2160 €, qui en fait un produit exclusif.

Les + : Excellente rigidité latérale – Poids – Qualités de roulage – Excellente finition – Polyvalence – Tubeless ready – Livrées avec valves tubeless et prolongateurs de valves.

Les - : Polyvalentes mais exclusives.

7. Roue carbone Lightweight Wegweiser C Disc à pneus avec housses

Lightweight cela peut se traduire, en français, par poids plume… Tout est dit ! Le manufacturier allemand a fait des roues légères, sa spécialité. Force est de constater qu’il est devenu, sinon LE spécialiste, au moins l’un des spécialistes mondiaux de la roue légère. Avec ces Wegweiser C Disc, il vient d’ailleurs bousculer la hiérarchie.


Complètement nouvelles, les jantes sont réalisées en carbone. Le profil de 36 mm est gage de rigidité latérale, pour une exceptionnelle polyvalence. Pensé d’un point de vue aérodynamique, ledit profil optimise les performances par vent latéral. La largeur interne de 17 mm (17c) permet de monter à peu près tous les pneus du marché (700x25 à 700x32 mm), ce qui permet d’optimiser le confort, sans altérer le dynamisme, d’autant que ces roues sont compatibles tubeless ! La largeur externe de 24 mm permet de filtrer les vibrations, tout en permettant un freinage optimal (disque au standard Centerlock, non fourni).

Les rayons, plats, sont réalisés en carbone. Au nombre de 20, à l’avant comme à l’arrière, ils contribuent largement à la rigidité latérale et à l’optimisation de l’énergie, sans pour autant altérer le confort.

Les moyeux, quant à eux, sont assez originaux, avec leur fabrication carbone et leur forme pentagonale qui œuvre également à la rigidité latérale. À l’arrière, le corps de roue libre est d’origine DT Swiss 240S (technologie Ratchet).

Remarquablement bien assemblées, ces roues affichent un poids de 1495 g (vérifiés à 1494 g !). Très à l’aise en montagne, que ce soit pour les attaques sur les rampes de n’importe quel col ou en dans les descentes, les Lightweight Wegweiser C Disc sauront également satisfaire les rouleurs et les puncheurs, sur des routes plus planes où la vélocité s’avère primordiale. Reste le prix… À 3500 €, c’est un produit remarquable, donc exclusif…

Les + : Excellente rigidité latérale – Poids – Qualités de roulage – Excellente finition – Polyvalence – Compatible tubeless – Livrées avec housse de transport.

Les - : Polyvalentes, mais exclusives.

8. Roue carbone Zipp 303 Firecrest Carbon TLR Disc Brake

Zipp, marque du groupe SRAM, s’est imposé depuis ses débuts en 1988, comme l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la roue de vélo haut de gamme. Son savoir-faire incomparable, la marque d’Indianapolis a su l’adapter avec brio, aux jantes en carbone, puis au freinage à disques.


Ces Zipp 303 Firecrest Carbon à disque offrent l’avantage d’adopter le standard tubeless ready. Le profil de 45 mm constitue le compromis idéal, en termes de rigidité latérale, pour convenir à tous les types de coureurs et cyclosportifs (voire randonneurs sportifs) que ce soit en plaine, dans les vallons ou en montagne. Cela d’autant qu’elles disposent du profil full toroïdal Firecrest, qui constitue un réel atout aérodynamique, avec la troisième génération des fossettes ABLC. Les spécialistes du chrono apprécieront, en particulier, par vent latéral. La largeur interne de ses jantes est de 21 mm, ce qui permet l’utilisation d’à peu près tous les pneus du marché, même si l’optimisation se fait de 700x25 à 700x32…

Les rayons sont des Sapim CX-Ray au nombre de 24, croisés à deux, à l’avant comme à l’arrière. Les moyeux, quant à eux, sont les nouveaux 177D/77D. Ils sont surdimensionnés et la qualité des roulements a fait un bond en avant, pour d’exceptionnelles qualités de roulage.

Sur la balance, ces Zipp 303 Firecrest Carbon à disque affichent 1645 g (vérifiés à 1646 g). Ce ne sont donc pas, à proprement parlé, des roues de montagne, mais ponctuellement, elles sauront se montrer à leur aise, dans les ascensions de cols. Dans les descentes (à commencer par les plus techniques), elles semblent sans limites ! En plaine, elles sont parfaites, en particulier lorsqu'il faut relancer ou attaquer. Le prix de 2600 € en fait un produit assez exclusif.

Notez que ce prix comprend les blocages rapides, les adaptateurs pour axes traversant, les fonds de jantes tubeless ready et les valves.

Les + : Excellente rigidité latérale qualités de roulage – Polyvalence – Compatibles tubeless – Livrées avec les blocages rapides, les adaptateurs pour axes traversant, les fonds de jantes tubeless ready et les valves.

Les - : Polyvalentes, mais exclusives.

9. Roue carbone Vision Metron 30 SL Disc Brake à boyaux

Créée en 2001, Vision, la filiale “100 % roues” de l’Italien FSA, était initialement spécialisée dans la roue de triathlètes. La marque a su se diversifier en produisant des composants (cintres, potences, dérailleurs…). Sa ligne de conduite n’a pas changé pour autant. C’est la performance qui prime !


Avec ces Metron 30 SL Disc Brake à boyaux, Vision s’adresse ouvertement aux amateurs de montagne. Le poids s’avère, en effet, très modéré puisque la balance revendique 1335 g (vérifiés à 1338 g). Mais le verdict pondéral n’est pas tout !

Ces jantes pour boyaux confirment la volonté qu’a Vision de s’adresser aux compétiteurs, voire aux cyclosportifs les plus performants. La hauteur des profils est de 30 mm ce qui lui confère une excellente rigidité, pour de dynamiques montées de cols. De plus, elles se montrent particulièrement agiles dans les descentes les plus techniques.

Les rayons, aérodynamiques, sont au nombre de 21 à l’avant et de 24 à l’arrière. S’ils sont radiaux à l’avant, ils sont croisés par deux à l’arrière. La transmission de la puissance s’en trouve fortement améliorée, sans pour autant que l’agilité soit impactée.

Les moyeux font appel à la technologie PRA. Les qualités de roulage se montrent exceptionnelles. Des tests sur la durée ont permis de démontrer que ces qualités ne s’émoussent pas avec le temps. Ce qui est une excellente nouvelle. Notez que ces roues à disques sont optimisées pour le système Centerlock. De plus, un kit fourni avec les roues permet d’utiliser les fixations QR, 15 et 12 mm.

Proposées à 1990 € la paire, ces Vision Metron SL Disc Brake à boyaux sont une excellente affaire, pour les compétiteurs et les cyclosportifs les plus performants, qui font de la montagne leur terrain de jeu principal.

Les + : Excellente rigidité latérale – Qualités de roulage – Pensées pour la montagne – Exceptionnelle agilité.

Les - : Ne concernent pas les rouleurs et les sprinteurs.

10. Roue carbone DT Swiss ARC 1100 DICUT DiscBrake 62 à pneus

Avec ses ARC 1100 DICUT DiscBrake, le spécialiste helvétique de la roue de vélo, DT Swiss, s’adresse exclusivement, ou presque, aux adeptes du chrono et aux triathlètes. Avec un profil de jantes de 62 mm, il pouvait difficilement en être autrement. C’est l’aérodynamisme qui prime, grâce à l’adoption de la technologie Aero+ qui allie avec brio la maniabilité, l’efficacité et une traînée de haut niveau.


Les jantes tubeless ready sont réalisées en carbone. Leur largeur intérieure de 17 mm (17 c) permet l’utilisation d’à peu près tous les pneus routes du marché (du 700x23 au 700x35). Ainsi, presque tous les compromis entre confort et rendement sont possibles. La largeur externe de 27 mm va dans le sens de la rigidité latérale.

Les rayons sont des DT aero comp Straightpull avec des écrous DT Pro Lock hidden en aluminium. Ils sont 24, croisés par deux (1:1) à l’avant comme à l’arrière. Cette implantation, somme toute classique, permet de préserver la rigidité latérale sans altérer l’agilité (en particulier pour ce qui concerne la roue avant).

Les moyeux sont les excellents DT Swiss 240 aux qualités de roulage exceptionnelles, totalement dans l’esprit général de la roue.

L’ensemble revendique, sur la balance, pas moins de 1609 g (vérifiés à 1608 g !). On n’est donc pas dans le segment des roues dites “light”, mais l’inertie est idéale pour l’exercice du CLM ou pour des courses (voire des cyclosportives) de plaine. Les rouleurs vont se faire plaisir y compris (c’est une excellente surprise) par vent latéral. La condition sine qua none est d’avoir les watts nécessaires... À partir de là, le plaisir est garanti. Reste le prix de 2408 €, un peu élitiste, même si la paire de roues est livrée avec des adaptateurs serrage rapides, des fonds de jante tubeless, des valves tubeless (avec protections), des housses de transport, un écrou Centerlock et un adaptateur pour disques à six trous.

Les + : Excellente rigidité latérale – Qualités de roulage – Pensées pour la plaine et les chronos – Peu sensibles au vent latéral – Bonne inertie.

Les - : Ne concernent pas les grimpeurs.


En matière de vélo de route, le choix des roues s’avère d’autant plus primordial que c’est le cahier des charges qui conditionne largement le comportement d’un même vélo. Outre la sempiternelle question du budget, ce sont les critères de poids, de rigidité, d’inertie, de rayonnage et/ou la qualité des moyeux qu’il importe de prendre en compte avant l’achat. Ces considérations dépendent, lapalissade, de sa morphologie, de sa pratique ou de son niveau.

Le carbone, qui a ici retenu toute notre attention, est un matériau à la fois très léger et – globalement – très rigide, et qui, désormais, sait aussi faire preuve d’un certain confort. L’inconvénient concerne la qualité du freinage, exclusivement lorsqu'il est à patins, sur jante… Mais, là encore, d’énormes progrès ont été faits, autant pour ce qui est de la bande de freinage carbone, que pour ce qui est de la qualité des patins. Encore faut-il trouver le juste couple, y compris sous la pluie.

Cette question du freinage ne tient plus lorsque l’on parle de freinage à disque. Quelles que soient les conditions météo, le freinage est alors constant, même s’il faut parfois minutieusement doser le ralentissement… L’inconvénient, avec le disque, est alors double. Il y a d’abord la question de l’embonpoint – relatif –, mais aussi (surtout ?) celui des contraintes mécaniques qui s’exercent sur la fourche ainsi que sur les rayons.

Une chose est certaine, si l’obsession est le poids, c’est le freinage sur jante et les boyaux qui devront être privilégiés. Pour le reste, tout est une question de dosage des compromis.


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