Quelles sont les 10 meilleures pédales vélo route ?


Lorsque l’on parle de vélo et d’ergonomie, tout particulièrement lorsqu'il s'agit de route, il est impossible de passer sous silence les trois appuis du cycliste : les mains sur le cintre ; le séant sur la selle ; et les pieds sur les pédales. Et, si l'on considère que tout part du pied, alors la pédale, accessoire discret, pour ne pas dire invisible, constitue l'un des éléments clefs du vélo et de son utilisateur, d’autant que c’est par elle que la force physique se transforme en puissance mécanique. Alors, quelles sont les principales caractéristiques des pédales pour vélo de route ? Quels sont les éléments à prendre en compte lors d’un achat ? Laissez-vous guider.

En matière de vélo de route, lorsque l'on parle de pédales, on parle de pédales automatiques. Apparues dans les années 1910, elles ne se sont pourtant imposées qu'en 1984 avec le système développé par la firme nivernaise Look, rapidement relayée par sa voisine de Nevers, Time…

Invention majeure, les pédales automatiques font suite aux pédales plates et aux pédales à cale-pieds dont les origines remontent aux années 1860, lorsque les frères Pierre et Ernest Michaux ont inventé le pédalier et, donc, la pédale et la bicyclette telle que nous la connaissons aujourd'hui.


Grande révolution et petites évolutions

En 1984, les premières pédales automatiques à s'être imposées sur le marché ont donc été conçues et développées par le manufacturier de Nevers, Look, dont le grand promoteur était Bernard Tapie et le principal ambassadeur avait pour nom, Bernard Hinault ! Cette nouveauté majeure, comparable dans son principe à celui des fixations de ski (et tout particulièrement des skis de fond), a vite eu des répercutions insoupçonnées sur l'évolution des chaussures, libérées de la nécessité de tout renfort sur le dessus du pied et dotées, sous la semelle, de cales au rôle renforcé… Mais cela est une autre histoire !

Alors, qu'est-ce qu'une pédale automatique ? C'est tout simple. Il s'agit d'une pédale dotée d'un mécanisme de chaussage et de déchaussage dans lequel la cale fixée sous la chaussure (dont l'axe passe au niveau de la ligne du métatarse) vient se clapser sur la pédale, juste au-dessus de son axe.

Dès la seconde partie des années 80, les ingénieurs de Look, puis de Time ou de Shimano (pour ne parler que de ces trois acteurs majeurs de la pédale automatique) se sont donc employés à diminuer la distance entre le pied et la pédale, afin de limiter la déperdition de la force de pédalage du cycliste.

Le poids, ennemi du cycliste, a également été fortement diminué, grâce à l'emploi de matériaux plus légers et plus résistants, tels que le carbone ou le titane. Les roulements céramiques se sont également généralisés… Conséquence, les prix se sont envolés ! Mais, il n'est pas rare désormais de voir le couple, paire de pédales + paire de cales, afficher un poids avoisinant les 250 g…

D'emblée, la forme trapézoïdale s'est imposée comme le standard universel. Certes, le design a évolué dans le sens d'une plus grande finesse, tandis que des alternatives différentes ont vu le jour… C'est ainsi que sont nées les pédales rondes, Speedplay.

Un gros travail a également été fait sur la liberté angulaire. Le talon est alors plus ou moins libre de se déplacer sur la gauche ou sur la droite. Le pied peut également être positionné latéralement, plus ou moins loin de l'axe de la manivelle. Il devient même possible de régler la dureté de l'enclenchement et du déclenchement de chaussage, ce qui est devient un vrai plus.

Le mécanisme, qui utilisait le plus souvent des ressorts à tension variable, tend à être remplacé (au moins sur les modèles haut de gamme) par des “lames” en carbone plus ou moins flexibles. La légèreté devient extrême, mais les possibilités de réglage deviennent limitées… Avec un ressort et une vis de contrainte, l'ajustement s'avère facile, rapide et précis (à l'aide d'une simple clé Allen).


Surface d'appui et pratique

Le marché de la pédale automatique pour vélo de route est, aujourd'hui, un marché particulièrement concurrentiel. Les acteurs sont nombreux. L'offre est pléthorique. Il s'avère donc difficile de faire un choix objectif autrement qu'en faisant appel à la question de ses envies (de ses objectifs) en gardant en tête la question financière.

On a souvent parlé de la surface d'appui des pédales. Cet argument a largement perdu de sa pertinence depuis que la plupart des chaussures utilisées sont dotées de semelles ultra-rigides, en carbone, par exemple. Avec des semelles plus souples (telles que les apprécient les randonneurs et les spécialistes des grandes distances), cette notion de surface d'appui peut entrer en considération. Time en a longtemps fait un argument de vente… De fait, les fabricants de pédales ont énormément travaillé sur la question. Aujourd'hui, force est de constater qu'il y a une certaine homogénéisation des surfaces d'appui. Sauf que des modèles dits « cyclotouristes », qui intègrent les cales à l'intérieur des semelles (pour permettre la marche, lorsque le cycliste descend de son vélo) sont, logiquement, d'un format plus petit. L'exemple type est celui des pédales Shimano SPD.

On l'aura donc compris, plus que la question de la surface, c'est la question de la pratique qui va primer. Si la marche n'entre pas en compte, on choisira des cales classiques, typées course, d'autant qu'une large majorité des pédales proposées sont compatibles Look ! Les trois points d'ancrage de la cale sont désormais la norme. Look ou pas…


Q-Factor et liberté angulaire

Le Q-Factor est particulièrement important, même s'il a longtemps été négligé… En effet, la distance entre le centre de la pédale (ou le centre de la cale) et le point de jonction entre l'axe de la pédale et la manivelle permet de déterminer si le pied est suffisamment proche de la manivelle, en fonction des particularités morphologiques de chacun. Certaines marques offrent la possibilité de modifier le positionnement du pied par un positionnement latéral “mouvant” de la cale, jusqu'à trouver le Q-Factor idéal qui permettra de libérer pas mal de contraintes au niveau des genoux et de la hanche. Cette liberté de quelques millimètres permet, on l'aura compris, de bouger son pied latéralement. Shimano et, surtout, Time s'en sont fait une spécialité. Speedplay permet de régler sa cale latéralement. Le Q-Factor restera pourtant fixe. Il ne pourra pas être ajusté en roulant.

La liberté angulaire souvent présentée comme LA solution à tous les risques de tendinites (et autres douleurs) du genou reste, encore aujourd'hui, d'actualité. Elle peut être réduite à néant et n'excède pas les 12°. Comment ? Par différentes cales. Pour simplifier, on peut dire qu'il y a les cales 0° ; les cales 4,5°, les cales 6° ou les cales 12°. Chez Speedplay la liberté angulaire se fait par la cale qui pivote sur la pédale. C'est réglable de 0 à 15°. Il y a également une amplitude latérale qui permet d'ajuster le Q-Factor mais uniquement sur la cale. Ce n'est pas ajustable en roulant.


Enclenchement et déclenchement

La tension de déclenchement est un autre point à prendre à compte. Certains modèles permettent la différenciation de la tension d'enclenchement et de la tension de déclenchement. Le chaussage facile, en particulier chez les débutants, s'avère intéressant en termes d'agrément d'utilisation, pour ne pas dire de confort. C'est d'ailleurs l'une des principales faiblesses des productions Time, même si, il faut bien le reconnaître, des progrès phénoménaux ont été faits sur les dernières générations… La facilité de déchaussage s'avère toute aussi importante, ne serait-ce que pour des questions de sécurité. Il importe d'ailleurs de pouvoir, rapidement et facilement, pouvoir mettre pied à terre dans l'urgence ou, dans l'hypothèse d'une chute, de ne pas rester accroché à son vélo… La majorité des modèles se servent de ressorts contraints par des vis, mais dans le haut de gamme, notamment chez Look et chez Time, ce sont des lamelles de carbone contraintes qui remplacent les ressorts et les vis. Très résistantes à l'usure, ces lamelles peuvent se remplacer, au même titre que les ressorts.


L'axe et le poids de la pédale

Autre élément déterminant, au moment du choix des pédales, la nature de l'axe et des roulements. Les fabricants proposent à peu près tout… Tout en haut de chaque gamme, on a des axes en titane associés à des roulements céramique, avec, en prime, un corps en carbone. Disons-le tout net, l'axe titane ne constitue pas nécessairement un bon choix, même si l'on dispose d'un budget conséquent. En effet, le titane, malgré d'indéniables qualités de durabilité et un prix XXL, n'est pas toujours le matériau rigide dont on aurait, ici, besoin… Pour les pratiquants, qui, à l'instar de l'immense majorité des cyclistes, cyclosportifs ou randonneurs, ne dépassent pas la barre symbolique des 10 000 kms annuels, un axe en acier sera largement suffisant. Pour les autres, c'est le budget qui fera la différence… À moins que ce ne soit le poids.

Le poids est parfois, chez les cyclistes, une obsession… En matière de pédale, ce n'est pas la priorité ! Il importe en effet que l'élément essentiel de la transmission de la force du cycliste fasse preuve d'une réelle rigidité et, surtout, qu'elle ne casse pas, malgré les énormes contraintes qui s'y concentrent. Une fois cette considération prise en compte, les coursiers devront inévitablement se pencher sur la question… À condition que leur vélo ne soit pas contraint d'être lesté, pour répondre aux normes imposées par l'UCI.


La question des cales

Une pédale, quel que soit son positionnement dans la gamme, ne peut être optimisée sans un bon réglage des cales. En théorie, il s'agit d'aligner l'axe de la pédale (marquage sur la cale) avec l'axe des métatarses. Une étude posturale peut s'imposer. L'ergonome se chargera alors d'apporter certains ajustements, en particulier en fonction de la cambrure de la chaussure.

Cela peut paraître anodin, mais c'est le genre de détails qui peut faire toute la différence, que ce soit en termes d'efficacité du pédalage (et donc de la transmission de l'effort) ou, tout simplement, en termes de confort. Les deux points sont liés puisque le confort permet de prévenir la douleur. Et, un pédalage sans douleur se montrera, lapalissade, nettement plus efficace.

Toujours dans cette même logique, il faudra s'assurer de ne pas rouler avec des pédales – trop – usées. Pour cela, la majorité des manufacturiers ont doté leurs cales d'un témoin d'usure. On changera donc les cales dès que le témoin d'usure aura disparu, ou un peu avant (!), tout en suivant les préconisations du fabricant, eu égard à la fréquence des changements.

Notez que certaines marques (Look, par exemple) proposent des embouts en caoutchouc (capot de protection), que l'on peut transporter dans la poche d'un maillot. Ces embouts viennent recouvrir les cales lors des phases de marche. C'est un vrai plus qui permet de limiter sensiblement l'usure des cales… Encore faut-il penser à les emporter avec soi. Les étourdis savent ce que l'on veut dire !

Évidemment, les cales de type Shimano SPD, qui sont intégrées à la semelle des chaussures, voient leur usure limitée.


En matière de vélo, et tout particulièrement en matière de vélo de route, les pédales, qui composent l'un des trois points d'appui du cycliste sur sa machine (avec la selle et le cintre) est un élément particulièrement important que l'on ne peut pas se permettre de négliger. Cela d'autant plus que l'immense majorité des vélos ne sont pas livrés avec pédales. D'autre part, ce sont les pédales qui transmettent la force du cycliste dans le pédalier, pour la transformer en mouvement. Elles sont soumises à de nombreuses contraintes mécaniques et doivent accrocher solidement le pied (ou plus exactement, le cycliste) du cycliste tout en lui permettant de se désolidariser au plus vite, en cas de chute.

Les pédales tournent. Elles doivent donc être dotées de roulements de qualité afin de durer dans le temps. On leur demande également une bonne rigidité, afin d'optimiser l'efficacité du pédalage. Et puis, il y a la question du poids. Le budget et la pratique permettront de choisir les pédales qui vous siéront le mieux.


Le Top 10 des pédales de route

Les pédales d'un vélo de route (et des vélos, en général) sont, lapalissade, en charge de la “gestion” du transfert de la puissance du cycliste, en entrée de la chaîne de transmission. C'est aussi l'un des trois points d'appui du cycliste sur sa machine. Il s'agit donc d'un accessoire capital, à la fois en termes de rendements de l'effort et en termes de confort.

Si, ici, le poids est bien évidemment très important, ce n'est pas le point primordial. Les meilleures pédales sont celles qui optimisent le transfert de puissance que nous venons d'évoquer. Pour ce faire, il importe de minimiser la distance pied-pédale… La qualité des roulements, le matériau de l'axe de la pédale ou l'intégration de la cale dans la semelle (afin de permettre la marche en dehors de l'activité cycliste) sont également à prendre en compte. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets. Panorama de notre top 10 des meilleures pédales du marché.

1. Shimano Ultegra PD-R8000

Estampillée Ultegra, cette paire de pédales Shimano se positionne juste en dessous des Dura-Ace, le top de la gamme du manufacturier d'Osaka. C'est donc une référence en termes de qualité. Ces Shimano Ultegra PD-R8000 ont été pensées pour les cyclistes les plus exigeants, en termes de performance, mais aussi en termes de qualité de fabrication, donc de durabilité.

Le corps de ces pédales est réalisé en carbone composite moulé par injection. La surface d'appui s'avère conséquente, pour une meilleure efficacité du pédalage. Ladite surface d'appui est recouverte de plaques en inox. Son rôle ? Limiter l'usure provoquée par le frottement de la cale. Notez que la tension d'enclenchement et de déclenchement est réglable (système mécanique à ressort). Il est également possible de décaler latéralement le pied de 2 mm suivant les cales utilisées (jaunes). C'est un vrai plus en termes de confort.

L'axe, réalisé en acier inoxydable, se trouve à 14 mm de la semelle. Il assure une excellente rigidité d'ensemble, doublée d'une durabilité accrue. Il est d'ailleurs possible de changer cet axe, au profit d'un autre, plus long de 4 mm, afin de jouer de façon notoire sur le Q-Factor (52 mm)… Les roulements se montrent relativement espacés, pour une meilleure répartition de la force de pédalage doublée d'une plus grande stabilité de la rotation.

Trois cales sont disponibles. Les cales rouges sont fixes, les cales bleues n'offrent que 2° de liberté angulaire, tandis que les cales jaunes offrent environ 6° de liberté angulaire, sur l'avant et l'arrière du pied.


Pesées à 249 g la paire (les cales revendiquent, elles, 74 g), les Shimano Ultegra PD-R8000 constituent l'un des meilleurs rapports qualité / poids du marché. Elles sont proposées à 140 €.

Les + : Design – Qualité de fabrication – Rapport qualité / poids exceptionnel – Agrément d'utilisation – Durabilité.

Les - : Un peu chères.


2. Shimano SPD SL R550

Cette paire de pédales a été pensée par Shimano, pour fédérer le plus grand nombre possible de passionnés de la Petite Reine. Entre approche sportive et grande randonnée, elle se positionne au niveau du groupe Tiagra (c'est-à-dire juste en dessous du 105). Elle reprend donc les principales caractéristiques techniques (et technologiques) qui ont fait le succès des pédales Shimano, sans pour autant faire d'effort particulier sur le poids. En effet, les priorités, ici, sont la simplicité et l'agrément d'utilisation, pour une longévité maximale et un prix modéré (75 €).

Le corps de ces pédales est réalisé en matériau composite moulé par injection. La surface d'appui, bien que légèrement inférieure aux modèles situés “aux étages supérieurs”, reste tout de même importante. D'ailleurs, le design général de ces pédales demeure très proche. Cette surface d'appui est recouverte d'une plaque en inox interchangeable, qui rend la pédale pratiquement éternelle, tout au moins par rapport au frottement des cales. Comme chez ses grandes sœurs, l'enclenchement et le déclenchement se font par ressorts contraints réglables. Il est même possible, en roulant, de décaler latéralement le pied de 2 mm. L'axe, en acier CrMo, se trouve à 16 mm de la semelle. Il assure une très bonne rigidité de l'ensemble. Il est possible de le remplacer par un axe plus long de 4 mm, afin de jouer de façon notoire sur le Q-Factor (52 mm). Les roulements à billes, classiques, se montrent d'excellente facture. Là encore, la longévité est maximisée.

Les trois cales Shimano sont disponibles. Rappelons que les rouges sont fixes, les bleues n'offrent que 2° de liberté angulaire, tandis que les jaunes offrent 6° de liberté angulaire, sur l'avant et l'arrière du pied.


Pesées à 310 g la paire (les cales revendiquent, elles, 74 g), ces Shimano SPD SL R550 sauront ravir ceux qui cherchent des pédales pratiquement inusables, sans faire la chasse aux grammes et disposent d'un budget restreint.

Les + : Design – Qualité de fabrication – Rapport qualité / prix exceptionnel – Agrément d'utilisation – Durabilité exceptionnelle.

Les - : Le poids, un peu élevé.


3. Look Keo 2 Max Carbon

Depuis le milieu des années 80, Look s'est imposé comme l'un des principaux leaders (pour ne pas dire LE leader) de la pédale automatique pour vélo de route. Les Keo 2 Max Carbon ne sont pas les pédales les plus technologiques de la gamme Look, mais elles sont assurément les plus consensuelles de toutes.

Le corps de ces pédales est réalisé en carbone moulé. La surface d'appui a été augmentée de 25% par rapport à ses ainées. Les ingénieurs de la société basée à Nevers en ont profité pour redessiner l'ensemble. Le design n'est, certes, pas révolutionnaire, mais il a été quelque peu allégé. La surface d'appui est recouverte d'une plaque en inox, qui permet de limiter l'usure provoquée par le frottement des cales.

L'enclenchement et le déclenchement se font par ressorts contraints réglables. L'axe en acier CrMo se trouve à 18 mm de la semelle. La rigidité d'ensemble constitue, tout simplement une référence, notamment à ce niveau de gamme. Les roulements, annulaires, se révèlent remarquables. De très bonne qualité, ils optimisent le compromis performance / durabilité. Cela est d'ailleurs l'une des raisons du succès de ces pédales.

Comme sur l'ensemble de la gamme Look, deux types de cales sont proposés. Les grises n'offrent pas de liberté angulaire. Les rouges offrent une liberté angulaire pouvant aller jusqu'à 9°. L'immense majorité des compétiteurs et des cyclosportifs qui utilisent ces pédales Look pourront donc trouver leur compte.


Pesées à 252 g la paire (les cales revendiquent, elles, 71 g), ces Keo 2 Max Carbon sont proposées à 99,90 €. Ce prix en fait l'une des meilleures affaires du marché, d'autant qu'elles se révèlent particulièrement simples d'utilisation.

Les + : Simplicité d'utilisation – Entretien limité – Qualité de fabrication – Rapport qualité / prix exceptionnel – Surface d'appui importante.

Les - : Un peu hautes.


4. Look Keo Blade Carbon Ceramic

Si Look a permis, à partir du milieu des années 80, de généraliser les pédales automatiques, la marque de Nevers ne s'est jamais limitée à produire un seul et unique produit. Une réponse adaptée devait être apportée à toutes les pratiques et à tous les budgets. C'est encore le cas aujourd'hui et c'est tant mieux.

Ces Look Keo Blade Carbon Ceramic ont été pensées pour les coureurs les plus exigeants, qui recherchent un juste compromis entre budget, poids et aérodynamisme. Ils ne devraient pas être déçus car, à ce niveau de prix (189,90 €), aucun concurrent ne propose de prestations aussi complètes.

Le corps de ces pédales est réalisé en carbone composite. La surface d'appui de 70 mm2 se trouve dans la moyenne haute de ce que l'on trouve sur le marché. Mais ce n'est pas le principal intérêt de ces pédales. En effet, elles sont dotées, sur la face qui ne sert pas à l'enclenchement, d'une plaque carbone tressée qui, sans nuire au poids de l'ensemble (233 g la paire), vient jouer en faveur de l'aérodynamisme.

L'enclenchement et le déclenchement s'effectuent grâce à une lame de carbone précontrainte, qui se révèle aussi efficace que précise tout en démontrant une excellente résistance au temps. L'axe en acier CrMo se trouve à 13 mm de la semelle. La rigidité d'ensemble se révèle remarquable. Les roulements, céramiques, sont tout simplement exceptionnels, en particulier au niveau du compromis performance / durabilité.

Comme sur l'ensemble de la gamme Look, deux types cales sont proposés. Les grises n'offrent pas de liberté angulaire. Les rouges offrent une liberté angulaire pouvant aller jusqu'à 9°.


Pesées à 233 g la paire (les cales revendiquent, elles, 71 g), ces Keo Blade Carbon Ceramic sont un excellent choix, pour les compétiteurs.

Les + : Simplicité d'utilisation – Qualité de fabrication – Des qualités générales de très bon niveau – Surface d'appui importante.

Les - : Réservées aux compétiteurs ?


5. Speedplay Zero Inox Advanced

Les pédales Speedplay ont été créées en 1995 par l'américain Richard Bryne, mais il aura fallu patienter jusqu'en 2007 pour les voir arriver en France. Ces pédales se distinguent de la concurrence par une conception en total décalage. En effet, elles adoptent la forme d'une sucette (la surface d'appui, minimaliste, prend la forme d'une pastille ronde) double face, puisqu'elles s'enclenchent indifféremment sur une face ou sur une autre. Le chaussage s'en trouve grandement facilité sans pour autant que le déchaussage soit impacté.

Mais, la principale originalité de ces pédales réside dans l'emplacement du mécanisme d'enclenchement et de réglage de la liberté angulaire. Ledit mécanisme ne se trouve pas dans les pédales, mais dans les cales. Il autorise une liberté angulaire de l'avant ou de l'arrière du pied, pouvant varier de 0° à 15°, avec une position latérale qui se détermine au moment de la fixation des cales sur la chaussure (Q factor de 53 mm). C'est là qu'intervient le système antidérapant Walkable qui vient protéger la cale, en phase de marche.

Le corps de ces pédales est réalisé en matériaux composites avec des plaques d'appui amovibles, en inox. Ces plaques permettent de minimiser l'impact du frottement des cales. Elles se révèlent particulièrement efficaces. L'axe est également en inox. Les roulements sont de type annulaire. 

La distance axe / semelle est l'une des plus petites du marché. Elle ne dépasse pas les 11,5 mm ! En termes de rendement de pédalage, c'est un réel plus. Notez qu'un insert pour ancrage trois points est disponible.


Pesées à 209 g la paire (les cales revendiquent, elles, 122 g), ces Speedplay Zero Inox Advanced sont proposées à 209,99 €. C'est un excellent choix pour qui aime disposer d'une importante liberté angulaire.

Les + : Excellente qualité de fabrication – Toutes les pièces sont interchangeables – Distance axe / semelle particulièrement réduite – Superbe design – Aérodynamisme de très bon niveau.

Les - : Trop élitistes ?


6. Speedplay Zero Aero Advanced

Directement dérivées des pédales Speedplay Zero Inox Advanced, ces Speedplay Aero Advanced ont été conçues pour les compétiteurs les plus exigeants qui souhaitent augmenter leurs performances en réduisant la résistance au vent. Les premiers concernés sont les spécialistes du contre la montre et les triathlètes. D'ailleurs, lorsqu'il s'est adjugé le record de l'heure, Bradley Wiggins utilisait ces pédales.

La particularité de ces Zero Aero Advanced, c'est que l'une des faces de la pédale est dotée d'une surface alvéolée (façon balle de golf), au profil fuselé, qui réduit sensiblement la traînée aérodynamique. Alors, bien sûr (c'est le revers de la médaille), ces pédales ne sont plus chaussables que sur une seule et unique face…

 Le système d'enclenchement, réglable, se trouve, comme toujours chez Speedplay, dans chaque cale. Il autorise une liberté angulaire, avant ou arrière, pouvant varier de 0° à 15°, avec une position latérale qui se détermine au moment de la fixation des cales sur la chaussure (Q factor : 53 mm).

Le corps de ces pédales est réalisé en matériaux composites, avec une plaque d'appui amovible, en inox. Elles permettent de minimiser l'impact du frottement des cales…  L'axe de ces pédales est, lui aussi, en inox. Les roulements sont de type annulaire à aiguille (2 cartouches, une aiguille).

La distance entre l'axe et la semelle s'avère être l'un des plus réduits du marché, puisqu'il ne dépasse pas les 11,5 mm… Notez qu'un insert pour ancrage trois points est disponible…


Pesées à 212 g la paire (les cales revendiquent, elles, 122 g), ces Speedplay Zero Aero Advanced sont proposées à 269,99 €. C'est un excellent choix pour qui aime disposer d'une importante liberté angulaire, sans négliger l'aérodynamisme.

Les + : Excellente qualité de fabrication – Toutes les pièces sont interchangeables – Distance axe / semelle particulièrement réduit – Superbe design – Aérodynamisme de très bon niveau.

Les - : Une seule face de chaussage.


7. Time XPresso 7

Dans le sillage de Look, Time s'est imposé, dès les années 80, comme l'un des principaux spécialistes mondiaux de la pédale de vélo et notamment de vélo de route. Dès le départ, l'autre manufacturier nivernais s'est différencié de son rival en proposant une importante liberté angulaire (5° ou 0° avec les cales fixes) et la possibilité d'un déplacement latéral de 2,5°. De même, la surface d'appui a toujours été considérée par Time comme devant être importante. Cette XPresso 7 ne déroge pas à ces principes !

Situées en milieu supérieur de la gamme de pédales Time, elles sont “descendues” en standing, il y a quelques mois lorsque sont arrivées les nouvelles XPro, qui sont amenées à succéder à la série XPresso.

Le corps de ces pédales est réalisé en carbone moulé et doté d'une fine plaque en inox amovible destinée à limiter l'impact du frottement des cales sur la pédale. La surface d'appui revendiquée est de 70 mm2, ce qui en fait l'une des plus importantes du marché… juste après celle des Xpro (72,5 mm2). L'axe est en acier et les roulements sont de type annulaire. Le système d'enclenchement repose sur une lamelle carbone pré-contrainte (trois niveaux de réglage de la tension), que l'on peut facilement changer en cas de problème. Mais, disons-le tout net, cela n'arrive que très rarement ! Notez que la distance axe / semelle s'avère assez faible, puisque l'on est à seulement 13,5 mm.

Le Q factor est de 54 mm, mais en fonction du positionnement de la cale sur la chaussure, on peut choisir facilement un Q factor de 51,7 mm ou de 54,3 mm. C'est un réel plus, en particulier en cas de pathologies…


Pesées à 204 g la paire (les cales revendiquent, elles, 90 g), ces Time Xpresso 7 sont proposées à 120 €. C'est un excellent choix notamment en termes de liberté angulaire.

Les + : Excellente qualité de fabrication – Lames pré-contraintes disponibles en pièces détachées – La liberté angulaire – Le choix du Q factor - Distance axe / semelle réduite – Poids plume – Large surface d'appui.

Les - : Trop élitistes ?


8. Time XPro 10

Avant même la fin des années 80, Time s'était imposé comme l'un des acteurs incontournables de la pédale de vélo et tout particulièrement de la pédale de vélo de route. La marque de Nevers s'est toujours efforcée de proposer une importante surface d'appui doublée d'une liberté angulaire accrue, par rapport à ce qui se faisait auparavant. La toute dernière série de pédales Time, XPro, n'est que le prolongement “actualisé” de ces principes.

Si la distance axe / semelle demeure strictement inchangée (13,5 mm), le Q factor “standard” a été légèrement abaissé à 53 mm (contre 54 mm pour les XPresso). Et comme sur les Time XPresso (la génération précédente), en fonction du positionnement de la cale, le Q factor peut être de 51,7 mm ou de 54,3 mm. Il est également possible de procéder à un déplacement latéral de 2,5 mm. La liberté angulaire (5° avec les cales classiques) peut être ramenée à 0° avec des cales fixes.

Le corps de ces XPro 10 est réalisé en carbone, avec deux fines plaques en inox interchangeables destinées à limiter l'impact du frottement des cales sur la pédale. Le dessous, de type aéro se démonte très facilement, grâce à deux vis cruciformes. L'axe est en acier et les roulements sont de type annulaire. Le système d'enclenchement repose sur une lamelle carbone pré-contrainte (trois niveaux de réglage de la tension) que l'on peut facilement changer en cas de problème. Rassurez-vous, cela n'arrive que très rarement, pour ne pas dire jamais !


Pesées à 229 g la paire (les cales revendiquent, elles, 90 g), ces Time XPro 10 sont proposées à 160 €. C'est un excellent choix notamment en termes de liberté angulaire, mais aussi de poids et d'aérodynamisme.

Les + : Excellente qualité de fabrication – Lames pré-contraintes disponibles en pièces détachées – La liberté angulaire – Le choix du Q factor - Distance axe / semelle réduite – Poids plume – Exceptionnelle surface d'appui.

Les - : Trop élitistes ?


9. Favero Assioma Duo

Avec Favero Electronics, la pédale de vélo de route prend une toute autre dimension. En effet, avec son Assioma Duo, la marque italienne propose un capteur de puissance de haut-niveau, caché dans une paire de pédales compatibles Look, pour un poids raisonnable (un peu plus de 300 g la paire) et un prix (695 €), relativement accessible pour ce type d'accessoire.

Le système de capteur, situé à l'intérieur de l'axe de la pédale (contre la manivelle, donc) collecte les informations avec l'outil maison, IAV Cycling Dynamics, pour une précision de +/- 1%, supérieure à la moyenne. En effet, un gyroscope intégré mesure la vitesse angulaire réelle instantanée, à chaque tour de manivelle ! Deux mesures avancées sont possibles avec l'IAV Rider Position. Ainsi, chaque utilisateur du système peut connaître son temps passé assis ou debout sur les pédales. L'IAV Power Phase mesure le segment d'un tour de manivelle. La comparaison de cette mesure à l'enregistrement d'un parcours permet de préciser la façon optimale de rouler, en particulier lorsqu'il s'agit d'accélérer.

Le corps de la pédale recouvert d'une fine plaquette en inox est réalisé en carbone composite, pour une surface d'appui comparable à ce que l'on trouve chez Look. Les cales (les cales noires sont fixes, les cales rouges offrent 6° de liberté angulaire) sont d'ailleurs compatibles Look. L'axe est réalisé en acier. Le Q factor est, avec 54 mm, dans la norme de ce que l'on trouve sur le marché…


Pesées à 357 g la paire, avec batteries (les cales revendiquent, elles, 71 g), ces Favero Assioma Duo sont de très bonnes pédales qui intéresseront les compétiteurs les plus exigeants, dont l'objectif est de disposer d'un capteur de puissance complet.

Les + : Qualité de fabrication – Excellent capteur de puissance – Belle surface d'appui – Q factor dans la norme – Compatible avec les cales Look.

Les - : Réservé aux compétiteurs avides de mesures.


10. Shimano PD-ES600 Cyclo SPD

Shimano, le géant japonais de l'équipement cycliste, s'est fait une réputation de sérieux, pour l'ensemble de ses productions. Quel que soit le niveau de gamme concernée, ce n'est jamais usurpé. La qualité est toujours au rendez-vous. Avec ces pédales PD-ES600 Cyclo SPD, la marque d'Osaka s'adresse aux cyclotouristes, aux randonneurs, voire au cyclosportifs occasionnels.

Elles ont été pensées pour un enclenchement et, surtout, un déclenchement facile. Le système, classique, à ressort contraint est d'ailleurs réglable. C'est un réel plus, en particulier pour les séniors. En tournant la molette de réglage de la tension vers le “+”, l'enclenchement et le déclenchement du système est plus franc et plus dur. Bien évidemment, le réglage vers le “-” adoucit les choses de manière notoire.

L'autre grand intérêt de ces pédales est de pouvoir être utilisé avec des cales pouvant être intégrées à la semelle de la chaussure et, ainsi, permettre la marche, sans pour autant impacter le rendement du cycliste en phase de pédalage.

Le corps est réalisé en alu et l'axe en acier CrMo. Comme pour la plupart des pédales “loisir” de la gamme Shimano, le Q factor est de 53 mm.


Pesées à 281 g la paire, ces Shimano PD-600 Cyclo SPD sont proposées à 74 €. C'est un excellent choix pour ceux qui aiment rouler sans se voir privés de marche, à savoir les cyclotouristes et/ou les vélotaffeurs. C'est LA référence des pédales de cyclotourisme.

Les + : Excellente qualité de fabrication – Q factor dans la norme - Poids très raisonnable – Prix attractif.

Les - : Cales en métal à deux points d'ancrage.


Le choix d'une paire de pédales de route doit se faire en fonction d'un ensemble de critères et non pas d'un seul ! Les compétiteurs, en particulier lorsqu'ils ne laissent aucun détail au hasard (!) donneront beaucoup plus d'importance au poids qu'à la liberté angulaire. Car la plupart d'entre eux la préfèrent nulle… À l'inverse, les randonneurs, et les vélotaffeurs s'attacheront plutôt à la durabilité des pédales et au fait de pouvoir marcher correctement lorsqu'ils descendent du vélo. Entre ces deux “extrêmes”, au milieu du peloton, on retrouve la masse des compétiteurs et des cyclosportifs, qui aiment à composer avec différents paramètres et, parfois, doivent faire avec différentes pathologies… La question de l'enclenchement et du déclenchement vient, quelle que soit la pratique, compliquer la tâche, à l'heure de choisir ses pédales ! Et puis, il y a la délicate et subjective question du système utilisé ou celle, plus terre à terre, du budget… Tous les manufacturiers du marché ont des arguments à faire valoir, à toutes les gammes de prix.


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