Quelles sont les 10 meilleures chaussures vélo route ?


En matière de vélo, qui plus est en matière de vélo de route, les chaussures constituent l'indispensable interface entre le cycliste et la pédale. Ce sont elles qui permettent de transformer la puissance du cycliste en tours de manivelle, puis, via la chaîne, en tours de roues et donc en vitesse. Alors, quel que soit son niveau, porter des chaussures vélo de qualité adaptées à ses pieds s'avère indispensable. Le choix, qui dépend de sa pratique et de son budget est rendu compliqué par une offre extrêmement pléthorique… Voici quelques clefs pour faire le bon choix. Comme le dit l'adage : tout part du pied !

C'est une lapalissade, lorsqu'un cycliste roule, chaque semaine, de nombreuses heures durant, ce qui prime, c'est la sensation de confort qu'il peut éprouver. Il s'agit donc qu'il soit bien posé sur son vélo. Des notions d'ergonomie doivent donc être prises en compte pour assurer ce confort.

Mais l'ergonomie se révèle contrainte par un certain nombre de constantes et de variantes faisant appel à la mécanique. Ainsi faut-il prendre en considération le mouvement de l'ensemble des segments osseux et celui, concomitant, des articulations du cycliste au moment du pédalage. Or, ce mouvement global est contraint par un quintet d'entraves majeures : les deux mains, qui attrapent le cintre, en divers endroits selon la topographie du théâtre d'opération cycliste ; le bassin, qui repose (la plupart du temps) sur la selle et, donc, les deux pieds qui appuient sur les pédales… Ce sont les 3 points d'appui du cycliste.

L'attitude d'un même cycliste (et donc son mouvement) lorsqu'il pédale, n'est pas la même en montée, en descente ou sur le plat. De plus, elle change selon la longueur et l'intensité de la montée (comme de la descente), tandis que sur le plat, le vent, sa puissance ou sa direction auront d'importantes conséquences sur le pédalage.

Et puis, les mesures du corps, que l'on pourrait qualifier d'objectives, sont liées à “l'historique” individuel de chaque cycliste, autant qu'aux particularités naturelles de chacun. Et tout cela est rendu encore un peu plus complexe par l'état de forme du cycliste à un instant donné, T, qui ne sera pas le même à T-1 ou à T+1…


> La chaussure et la surface d'appuis

Alors, on parle de points d'appui, et vous l'aurez compris, présentement, on parle essentiellement des deux pieds qui appuient sur les pédales, mais ne devrait-on pas, plutôt, parler de surfaces d'appuis ? En effet, le corps de chaque cycliste, avec ses imperfections, est “habillé” pour l'effort, avec des interfaces (gants, cuissard et chaussures), qui se modifient au gré des cycles de pédalage, au gré de la mise en œuvre d'une multitude de forces pluridirectionnelles.

Partant de là, les chaussures de vélo (en particulier lorsque l'on parle de vélo de route) constituent un accessoire, ou plus exactement, une paire d'accessoires tout à fait incontournable. Le cycliste, en particulier, lorsqu'il adopte une pratique sportive, ne saurait s'en affranchir. Et il saurait d'autant moins s'en passer que depuis le milieu des années 80 et l'apparition, puis la généralisation des pédales automatiques, les chaussures ont pris encore davantage d'importance. Car c'est en grande partie via ce couple pédale / chaussure que passe la puissance développée par tout cycliste en phase de pédalage. Cette importance passe inévitablement par les semelles externes et par les cales, mais pas uniquement.

Les fabricants de chaussure ont, depuis de nombreuses années accompli un énorme travail de recherche et de développement pour que chaque semelle extérieure soit adaptée à une pratique donnée, avec une rigidité donnée. Il y a le couples chaussures / pédales à petites cales de type SPD (Shimano Pedaling Dynamics ou, en français Pédalage Dynamique Shimano) qui viennent s'intégrer dans la semelle extérieure, permettant, ainsi, de marcher – presque – normalement, lorsque le cycliste redevient piéton… Or, ces chaussures (et donc ces cales de type SPD) sont, à l'origine, conçues pour les pratiques liées au VTT, même si les randonneurs et autres cyclotouristes sur route s'en sont emparé…

Pour les chaussures destinées à la pratique du vélo de route, ces mêmes fabricants se sont attachés à rigidifier les semelles externes, afin que la transmission de la force musculaire du cycliste soit optimisée. Ainsi, des semelles en bois (jusqu'aux années 70) aux semelles en nylon, puis en nylon/carbone, puis en fibre de verre, puis en carbone… On trouve différents degrés de rigidité, pour des pratiques plus ou moins sportives où la notion d'endurance est plus ou moins présente. Une double-constante demeure cependant. Ainsi, depuis le milieu des années 80 et l'avènement des pédales automatiques Look, les cales pour vélo de route se fixent, à quelques exceptions près, en trois points formant un triangle. Elles demeurent proéminentes, ce qui rend la marche peut confortable et la démarche piétonne quelque peu ridicule. Mais ce n'est pas un problème, puisque ces chaussures ne sont faites que pour rouler !


> Une question de choix

Aujourd'hui, l'offre de chaussures de vélo, se révèle particulièrement pléthorique. Rendez-vous compte, en ne considérant que le marché hexagonal, on compte près d'une trentaine de marques officiellement distribuée, auxquelles il faut ajouter toutes les marques “exotiques” disponibles hors des circuits de distribution traditionnels.

En général chaque fabricant propose une dizaine de modèles de route (et autant de modèles VTT et, désormais, de plus en plus de modèle gravel) qui sont déclinés en une multitude de coloris et parfois, se révèlent personnalisable. Le choix s'en trouve donc quelque peu compliqué.

Partant du principe que personne n'achète une paire de chaussure jugée “moche”, au moment de l'achat, ce n'est pas l'esthétique qui doit primer, mais le confort et l'adéquation à sa pratique, à ses envies et à son budget. Lorsque l'on sait que sur un Tour de France, chaque coureur qui, sur les Champs-Élysées, franchie la ligne, aura donné entre 400 000 et 500 000 coups de pédales (donc autant d'impulsion) on comprend toute l'importance des chaussures !

Au moment du choix, la pointure se révèle primordiale. La difficulté réside dans le fait que d'une marque à l'autre, voire d'un modèle à l'autre, il n'y a pas de concordance entre les pointures. Et il en va de même pour la largeur… Pour pallier à cela, les spécialistes des chaussures de vélo sont de plus en plus nombreux à indiquer la longueur de la semelle intérieure. Cela donne un repère immédiat, un repère centimétrique !

Cependant, les différences de système de serrage (molettes de type Boa ou A-Top, boucles micrométrique, lanières velcro, lacets…) viennent jeter un peu plus le trouble. Cela d'autant plus que la courbure des semelles ou l'emplacement des serrage, la souplesse du chausson ou la matière de la tige peuvent ne pas convenir, étant donné que chaque pied se révèle différent (et l'on passe la question de l'emplacement de la cale)…

Il importe donc de procéder à un essayage du pied droit, autant que du pied gauche, avant de faire son choix.


> Une question de gamme(s)

Nous l'avons vu, les chaussures de vélo de route constituent l'indispensable interface entre le cycliste et le vélo, via les pédales. Ce sont lesdites chaussures qui permettent de transformer l'effort musculaire en mouvement du vélo vers l'avant. Il faut donc (notamment pour les pratiques les plus sportives), minimiser la déperdition d'énergie, tout en préservant le confort durant plusieurs heures de pédalage.

Les pros et les compétiteurs, plus que n'importe quel autre pratiquant (cyclosportif, randonneur ou cyclotouriste), le savent bien, pour être efficace dans l'effort, il faut pouvoir pousser sur les pédales, mais aussi tirer, au moment de la phase de remontée de la manivelle. Les bonnes chaussures doivent permette cela, grâce à la rigidité de la semelle (phases d'appuis) et grâce au maintien de la tige (phases de tractions), qui dépend du système de serrage.

Le maintien du talon prend alors toute son importance, tandis que le volume du “chausson” doit assurer tout le confort indispensable pour éviter l'échauffement (voire le feu aux pieds) ainsi que les points de pression. Au bout de quelques heures d'effort, cela pourrait entraîner de vives douleurs et une grande baisse d'efficacité…

Vous avez dit feu aux pieds ? Ce problème survient en principe, par forte chaleur. Il s'agit, comme l'appellation le laisse entendre, d'une sensation de forte brûlure, souvent attribuée – à tort – à la rigidité de la semelle, à sa finesse ou à son manque de ventilation. Pourtant, c'est une question de mauvais retour veineux, lié à de mauvais appuis à l'intérieur de la chaussure. Ces mauvais appuis provoquent des pressions… Pour y remédier, il importe d'utiliser des semelles internes de qualité. Shimano, propose de placer un insert (plusieurs épaisseurs possibles) de soutien à la voûte plantaire.

Specialized offre, en option, trois semelles avec chacune un niveau de soutien différent. Bien sûr, rien ne vaut une semelle réalisée sur mesure, chez un podologue expert en vélo… Certes, cela a un coût (compter entre 130 et 200 €) mais le jeu en vaut vraiment la chandelle !

Outre la question du prix (de quelques dizaines d'€uros à plus de 500 €) le niveau de gamme permet de disposer de différentes spécificités dont chaque cycliste a besoin (ou pas) en fonction de sa pratique…

  • Plus on monte en gamme plus la rigidité de la semelle externe se révèle importante ;
  • La souplesse du matériau de la tige permet d'assurer le confort sur la durée, mais la respirabilité se révèle également importante, en particulier par forte chaleur. Généralement, plus le matériau est souple, plus la gamme est élevée ;
  • La précision du serrage et la facilité à desserrer en roulant sont à prendre en compte… Notez que les molettes de type Boa ou A-Top tendent à se généraliser, c'est leur nombre et le positionnement qui détermineront le niveau de gamme ;
  • La plupart du temps les matériaux haut de gamme gardent leurs qualités intrinsèques durant de longs mois, pour ne pas dire, de nombreuses années. Ils ne se déforment pas, ils ne s'altèrent pas face aux agressions extérieures (pluie, froid, chaleur, transpiration…) ;
  • La qualité de l'assemblage dépend elle aussi du niveau de gamme. Qu'il s'agisse de coutures, de collages ou de thermo-soudures, plus on monte en gamme plus la qualité est élevée. Comprenez par-là que la souplesse, la respirabilité ou l'étanchéité sont préservé tout en ne provoquant pas de point de pression ;
  • Enfin, si les chaussures d'entrée de gamme n'offrent que de simples semelles intérieures dites “de propreté”, une montée en gamme peut permettre de disposer de semelles apportant un certain soutien de la voûte plantaire (certaines sont thermoformables) et/ou un isolement thermique.

Notez que l'on trouve également, au grès des montées en gamme, d'autres petits plus, qui peuvent faire la différence (ventilations obstruables, bandes réfléchissantes, renforts de maintien du talon, renforts externes remplaçables…). Et puis, certaines marques (Sidi, notamment) déclinent leurs modèles les plus onéreux en plusieurs largeurs !


> À ne pas oublier

Outre les notions de confort et de technicité que nous venons d'évoquer, il importe de prendre en compte l'ensemble des problématiques liées à la fixation des cales. Si la plupart des systèmes du marché (Look, Time et Shimano, notamment) adoptent trois points d'accroche, une marque, aussi représentative que peut l'être Speedplay, utilise quatre points de fixation. Il importe de prendre en compte cette spécificité, au moment de l'achat, car tous les modèles de chaussures ne sont pas compatibles avec ce système, tandis que d'autres ont été spécialement conçu pour ce type de cales et, donc, de pédales.

Un autre point à prendre en considération est l'emplacement des points de fixation. Trop en avant ou trop en arrière, ils ne conviendront pas à des réglages particuliers. Pour pallier – partiellement – à ce problème, de nombreux manufacturiers proposent, souvent sur leurs modèles situés tout en haut de leur gamme, des points de fixations réglables sur 0,5 à 1 cm (parfois davantage)… Ce système permet de satisfaire à l'immense majorité des réglages spécifiques, souvent avec un dépassement de budget.

L'épaisseur de la semelle externe peut-être source de problème… Entre les chaussures à semelles – très – épaisses et les modèles à semelles – très – fines, la différence peut atteindre 5 mm. Il importera alors de jouer sur la hauteur de selle, afin d'éviter l'apparition de douleurs aux genoux.

Enfin, arrive la question de la courbure de la semelle… Les pratiquants qui pédalent avec le talon qui tend à descendre vers le bas, auront un faible pour les modèles à semelles peu cambrée. Mais cela reste une question d'appréciation individuelle.


Le choix d'une paire de chaussure peut se transformer en véritable parcours du combattant, si, en dehors de toutes considérations esthétiques et budgétaires, le cycliste concerné ne se pose pas les bonnes questions, à commencer par celles liées à la pointure. Il faut ensuite qu'il s'assure d'un minimum de rigidité de la semelle et de la juste souplesse du chausson ou de la précision, autant que de la douceur du serrage. Et puis, le placement des cales s'avère primordial…

L'idéal est donc de d'essayer, avant l'achat, différentes paires de chaussures conçues pour son type de pratique. Ce n'est, hélas, pas toujours possible. Le panorama qui suit devrait vous donner de sérieuses pistes.


> Le Top 10 des chaussures vélo route

Les chaussures, sont, en association directe avec les pédales, en charge de la “gestion” du transfert de la puissance du cycliste, en entrée de la chaîne de transmission. Elles constituent aussi l'interface à l'un des trois points d'appui du cycliste sur sa machine. Il s'agit donc d'un accessoire capital, à la fois en termes de rendements de l'effort et en termes de confort.

Si, ici, le poids est bien évidemment à prendre en compte, ce n'est pas le point primordial, pour le choix. Les meilleures chaussures sont celles qui optimisent le transfert de puissance que nous venons d'évoquer. Mais si, en vue de l'optimisation de la performance, il importe de minimiser la distance pied-pédale, il faut également donner priorité au confort. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets. Panorama de notre top 10 des meilleures chaussures du marché.


1. Chaussures vélo route Northwave Extreme Pro

Le manufacturier italien Northwave s'est fait un nom à la toute fin des années 90 en proposant des chaussures à la fois originales et remarquablement réalisées. La qualité a d'ailleurs toujours été le leitmotiv de Northwave quel que soit le niveau de gamme. Ces Extreme Pro, qui s'adressent en priorité aux coursiers de haut et très haut niveau, sont placées tout en haut de la gamme actuelle. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si elles ont été choisies, par Alexander Kristoff (le vainqueur de la première étape du Tour de France 2020, à Nice).




Leurs semelles Powershape Carbon 15, ultra rigides ont été pensées pour optimiser au mieux le transfert de puissance. Réalisées en carbone unidirectionnel, elles n'ont, en termes de rigidité, pas d'équivalent chez Northwave. Dotées de la technologie maison NW Powershape, elles se révèlent extrêmement fines… De plus, elles sont compatibles avec l'adaptateur Speedplay, ce qui permet de minimiser au mieux l'écart entre le pied et la pédale.

Attention, pour certains, le positionnement du perçage des trois points de fixation des cales classiques pourra paraître un peu trop reculé…

Les semelles intérieures sont dotées d'un excellent soutien de la voûte plantaire, qui conviendra à une très large majorité de cyclistes. Du coup, le douloureux feu au pied n'existe, ici, pratiquement pas… Et cela d'autant que l'empeigne XFrame 2, en microfibre, se révèle particulièrement souple. 

Le système de serrage SL W2 s'effectue via deux molettes, pour un ajustement que l'on pourrait qualifier de personnalisable, puisqu'il est possible de faire le distingo entre le serrage de l'avant du pied et celui du coup-de-pied. Le talon est, quant à lui, intégrée de fibre unidirectionnelle qui assure un maintien optimal, en particulier lorsque le pédalage se fait très intense (sprint, chrono ou montée de col).

À 379 € ces Northwave Extreme Pro devraient être plébiscités par les compétiteurs et les cyclosportifs les plus exigeants. Par contre, les cyclosportifs, moins véloces et les adeptes des grandes distances, risquent de les trouver un peu trop rigide, malgré l'extrême confort du chausson et de son serrage.

Les + : la rigidité de la semelle – l'empeigne souple – le soutien de la voûte plantaire – le serrage à double molette – le maintien du talon – la compatibilité avec les cales Speedplay.

Les - : prix un peu élevé – pas de demie-pointure entre le 46 et le 48 – perçage des fixations trois points, un peu en arrière.


2. Chaussures vélo route Suplest Road Pro

Jeune entreprise helvétique, Suplest a été créé en 2007 à Berne, par Robert Gehrig et Daniel Balmer. D'emblée, l'objectif de ce duo a été de produire les meilleures chaussures de vélo du marché. Disons-le tout net, le but a été atteint sans coup férir, même si les prix pratiqués ne rendent pas les produit de la marque aussi accessibles qu'elles pourraient l'être… Ces Suplest Road Pro, affichées à 359 €, ne font pas exception à la règle ! D'ailleurs, le modèle à même fait l'objet d'une édition spéciale Fabio Cancellara…




Les semelles en carbone 360° UD ont fait l'objet d'un gros travail d'allégement, d'affinement et de rigidification afin de rentre encore plus efficient le transfert de puissance. L'écart entre le pied et la pédale est minimisé au mieux.

La talonnette a été complètement intégrée et collée, ce qui permet, lors des – rares – phases de marche, de protéger la semelle carbone, sans pour autant alourdir la chaussure. C'est un excellent point, qui démontre, s'il en était besoin, la créativité des concepteurs de Suplest…

Point besoin d'être un gros moteur pour trouver de l'intérêt à pédaler avec ces chaussures. Suplest a su rendre ses Road Pro, particulièrement confortables. Il faudra juste “disposer” d'un pied fin pour tirer la quintessence de l'excellent rapport confort / rendement ici délivré.

Cela passe tout d'abord par l'excellente semelle intérieure Solestar à l'incomparable soutient de la voûte plantaire. Le pied est non seulement soutenu, mais en plus, il est remarquablement bien aligné. Et puis, il y a le serrage assuré par l'intermédiaire d'un duo de molettes BOA IP1 aptes à répartir parfaitement les tensions. Sur le dessus des pieds, des pièces Carbone Shield permettent d'éviter tout cisaillement excessif. Associée à la languette enveloppante, Anatomic Wrap, la très souple tige en microfibre (agrémentée d'inserts mesh) assure un incomparable confort. Par temps de grande et très grande chaleur, le feu au pied devient un simple phénomène de science-fiction !

Ces Suplest Road Pro sont un excellent choix, pour qui aime rouler en “mode dynamique” ! Le public prioritairement visé est bien sûr celui des compétiteurs les plus exigeants, mais les cyclosportifs et mêmes les randonneurs sportifs spécialistes des grandes distances trouveront également leur compte.

Les + : la rigidité de la semelle – les pièces carbone sur le dessus du pied – le soutien de la voûte plantaire – le serrage à double molette – le maintien du talon – les points de fixations ajustables.

Les - : seulement trois demie-pointures (42 ½, 43 ½ et 44 ½) – perçage des fixations trois points, un peu en arrière.


3. Chaussures vélo route Gaerne G.Volata Carbon 2020

Fondé en 1962, en Vénétie (Italie), par Ernesto Gazzola, Gaerne est l'un des principaux spécialistes italiens de la chaussure de moto, de marche et de vélo. Ses produits font référence, quel que soit le niveau de gamme considéré. Le “Made in Italy” y est probablement pour quelque chose…


Ces G.Volata Carbon, apparues, au tout début de la saison en cours, se veulent à la fois élégantes et légères, avec un revêtement interne microfibre perforé au laser. La performance est au cœur des préoccupations. La semelle externe, 100% carbone EPS tressé, ultra-légère, ultra-fine et ultra-rigide (chez Gaerne, il n'y a pas plus rigide !) en est la preuve. Elle est dotée d'une talonnette amovible et remplaçable. Un trio de prises d'air assure une excellente ventilation, y compris par forte chaleur. Le perçage de fixation des cales 3 points est très bien placé (ni trop à l'avant, ni trop à l'arrière), de plus, il est ajustable sur 9 mm.

Pour ce qui est du serrage, on ne trouve qu'une seule molette BOA IP1, certes, associée à une “demie-lanière scratch”. La précision est très correcte. Peut-être parce que la largeur du chausson et la souplesse de la fibre microfibre conviennent à la quasi-totalité des pieds… Le confort est au rendez-vous. D'ailleurs, la languette, également en microfibre se montre particulièrement douce et souple. Une discrète bande velcro (placée sous le disque BOA) permet à ladite languette de rester en place, tout en “isolant” le pied.

Sur la tige, se trouvent de très nombreuses perforations, gage d'une excellente ventilation par forte chaleur. Le talon est, comme beaucoup de chaussure de la marque, agrémenté d'une coque en plastique, qui assure un excellent maintien du pied. À l'intérieur, un tissus synthétique “granuleux” vient compléter ledit maintien. Notez qu'à l'arrière, un discret rectangle réfléchissant contribue à la sécurité par faible visibilité.

À l'intérieur, il faut se contenter d'une basique semelle de propreté (sans aucun support de voûte plantaire), qu'il ne faudra pas hésiter à remplacer par une semelle thermoformée ou par une semelle réalisée par un podologue. Attention, dans cette hypothèse, il faudra penser à prévoir une demie-pointure de plus…

Affichées à 259,90 €, ces Gaerne G.Volata conviendront à une large majorité d'utilisateur, aussi bien quant à leur pratique (compétition, cyclosport ou randonnée et grande randonnée), qu'eu égard à la morphologie de leurs pieds. Les pointures disponibles vont du 39 au 48 avec des demie-pointures du 41 au 46.

Les + : la rigidité de la semelle – la largeur du chausson – le maintien du talon – Made in Italy – les points de fixations ajustables et bien placés.

Les - : prix un peu élevé – un seul BOA.


4. Chaussures vélo route Fi'zi:k Infinito R1

Créé en 1996, Fi'zi:k, qui est une marque du groupe Selle Royale, a commencé son activité par la production de selles de vélo. Mais ce spécialiste italien des points d'appui du cycliste n'aura pas tardé à élargir son offre à des cintres et à des potences, ainsi qu'à des chaussures. Ici, la qualité est une obsession. Les Infinito R1 n'échappent pas à la règle. Elles ont d'ailleurs été adoptées par l'Espagnol Alejandro Valverde.


La semelle extérieure R1 offre le triple avantage d'être légère, fine et particulièrement rigide… Inutile de préciser que si ce n'était pas le cas, le Champion du Monde espagnol ne l'aurait jamais adopté ! Totalement réalisée en fibre de carbone unidirectionnelle, elle sait optimiser la transmission de la puissance du cycliste avec une redoutable efficacité. Le design “tourmenté” n'est sans doute pas étranger à cette impressionnante rigidité…

Certains trouveront que les trois points de fixation des cales sont placés un peu trop en arrière, mais cet “handicap” sera compensé par la possibilité d'ajustement de près d'1 cm !

Trois ouvertures situées à l'avant de ladite semelle sont accompagnées de trois autres ouvertures à l'arrière, créant ainsi un flux d'air qui assure une excellente ventilation du dessous du pied.

Le support de voute plantaire, Dynamic Arch Support, est originalement intégré à la tige et non à la semelle interne. On pourrait douter de son efficacité, mais justement, elle se révèle assez bluffante, en particulier pour le calage des pieds, qui profite largement de l'excellent maintien du talon… Avec le duo de molettes BOA IP 1B il s'avère particulièrement simple d'assurer un serrage différencié, à la fois précis et confortable ! Il faut dire que la tige en microfibre (Fibrex) perforée au laser se montre à la fois très aérée et souple. Sa découpe extrêmement bien pensée œuvre également en faveur de ce remarquable confort. Par grande chaleur, le feu aux pieds n'est nullement à craindre, d'autant que la largeur du chausson, très bien pensée, se révèle pratiquement universelle.

Évidemment, le public visé est d'abord celui des coursiers, mais les cyclosportifs et les randonneurs sportifs séduits par leur très grand confort, pourraient parfaitement s'intéresser à ce modèle, malgré l'absence de bande réfléchissante sur l'arrière de la chaussure.

Affichées au prix de 350 €, ces Fi'zi:k Infinito R1 sont disponibles du 37 au 48 de demie-pointure en demie-pointure entre le 37 et le 47 !

Les + : la rigidité de la semelle – la largeur du chausson – le maintien du talon – les points de fixations ajustables – le rapport qualité/prix.

Les - : pas de bande réfléchissante à l'arrière de la chaussure.


5. Chaussures vélo route Bontrager Velocis

Bontrager est l'accessoiriste et l'équipementier du géant américain Trek. Grâce à son département “Recherche & Développement”, la marque de Milwaukee (Wisconsin – USA) propose des produits de très grande qualité à des prix très compétitifs... À commencer par les chaussures pour vélo de route. 




Les Velocis s'inscrivent dans cette démarche, même s'il ne s'agit pas du modèle phare de la gamme et que le modèle n'est pas utilisé dans le peloton professionnel. Plus simples, moins rigides, mais aussi plus abordables, ces Bontrager Velocis sont affiché à 199,95 €, soit 100 € de moins que le haut de gamme de la marque, les XXX. À ce prix-là, il faut faire avec une semelle externe, Silver Series, réalisée en carbone + fibre de verre. L'indice de rigidité reste cependant tout à fait correct (10, contre 14 sur le haut de gamme Bontrager). Par forte chaleur et / ou sur les longues distances, cela devient même un avantage… Avantage complété par une aération de bon niveau grâce à une ouverture à l'avant de la chaussure et une extraction à l'arrière.

Notez que ladite semelle est protégée par un renfort synthétique à l'avant et par un double talon (à l'arrière, donc) relativement épais, amovible et remplaçable…

Plus larges que les XXX, ces Velocis sont dotées d'une empeigne réalisée en matériau synthétique perforé, afin d'assurer une excellente ventilation, mais les découpes se montrent relativement basiques. Ce n'est pas gênant, dans la mesure où cela n'altère pas le confort. Et puis l'excellente qualité des coutures et des collages ainsi que la structure maison InForm Pro vont dans le sens du confort. On ne peut que s'en féliciter.

En ce qui concerne le serrage, le BOA IP1 est “assisté”, sur l'avant du pied, d'une demie-sangle velcro. C'est certes un petit peu moins précis que le double BOA, mais ici, cela s'avère suffisant, d'autant que la languette, à la fois souple et – relativement – épaisse offre un réel confort. Le talon, - trop ? – généreusement rembourré maintien le pied de façon très convenable, avec un remarquable confort.

La semelle interne est une simple semelle de propreté, mais elle vient renforcer le confort de l'ensemble… Il ne faudra pas hésiter à la remplacer par une semelle thermoformée ou, mieux, par une semelle réalisée par un podologue. 

Au bout du compte, ces Bontrager Velocis constituent un excellent choix. D'ailleurs, en dehors des compétiteurs exigeants et des inconditionnels des semelles 100% carbone ou des pratiquants qui disposent de pieds très étroits, ces chaussures devraient satisfaire le plus grand nombre.

Les + : semelle rigide, juste ce qu'il faut – confort de très haut niveau – le maintien du talon – points de fixations très bien placés – prix attractif.

Les - : pas de dispositif réfléchissant, à l'arrière de la chaussure.


6. Chaussures vélo route Shimano RC7

Le Japonais Shimano, basé à Osaka, est, aujourd'hui, l'un des rares acteurs globaux du vélo. Présent aussi bien sur le marché de la transmission (son cœur de cible) que sur celui de l'habillement et de la chaussure, le manufacturier propose, comme toujours, des produits parfaitement aboutis, quel que soit le niveau de gamme. Ces RC7, proposées à 159,95 €, ne dérogent pas à la “règle”.




Situées, dans la gamme de chaussures Shimano de route, juste en dessous des RC9, ces RC7 sont dotées d'une paire de molettes BOA et d'une semelle externe en matériaux composites enrichis de carbone. La rigidité, légèrement inférieure à celle de la RC9, se montre très correcte, mais évidemment, cela satisfera davantage les cyclosportifs et les adeptes de longues distances, que les compétiteurs purs et durs. Cela étant, la technologie Dynalast (cambrure spécifique) permet d'améliorer le niveau de transmission de la force du cycliste, tout en assurant un très bon maintien de la voûte plantaire.

Du coup, la basique semelle intérieure de propreté est donc largement suffisante. Attention les renforts de protection avant et arrière sont juste moulés... La ventilation s'effectue par une ouverture à grille située à l'avant de la semelle.

Les fixations de cales trois points, sont idéalement placés et ajustables… Pas de problème, donc, pour l'immense majorité des pieds.

La tige est réalisée en cuir synthétique étonnamment souple et respirant, grâce à sa structure micro-perforée. Le talon est généreusement rembourré (mais sans excès), ce qui, en phase de traction, empêche le pied de remonter de l'arrière. La languette est “doublée”, sur sa partie supérieure, d'une couche de mousse qui évite au câble de serrage de cisailler le coup de pied…

Désormais doté d'une paire de BOA L6 (et non IP1) ces chaussures se serrent avec une bien meilleure précision que sur la version antérieure, qui, elle, disposait d'un BOA IP1 et d'une demi-bride velcro. Par contre, pour desserrer, il faut tirer sur le disque afin de débrayer le mécanisme, ce qui n'est pas idéal. Notez que le BOA supérieur est placé sur la languette. Cela permet de serrer ladite languette en même temps. Un coup à prendre…

Le second BOA se charge de serrer l'avant du pied, pour un serrage homogène plus simple que le laisse présager, à première vue, le cheminement du câble.

Le confort général est d'excellente qualité, en particulier pour les pieds larges. Et le pied ne bouge pas. Attention cependant à ne pas trop serrer les BOA, par très forte chaleur…

Si vous voulez faire primer le confort, par rapport à la rigidité, ces Shimano RC7 sont probablement faites pour vous !

Les + : semelle rigide, juste ce qu'il faut – confort de très haut niveau – points de fixations très bien placés et ajustable – juste prix.

Les - : renfort avant et talonnette moulée, non interchangeable.


7. Chaussures vélo route Sidi Genius 10

Fondée en 1960 à Maser, dans le nord de l'Italie, par Dino Signori (un excellent cycliste junior, cordonnier de formation) la société SIDI est, depuis le début des années 70, l'un des spécialistes mondiaux de la chaussure de moto et de vélo. D'innovation en innovation, la marque a su séduire les plus grands champions, Egan Bergnal, par exemple !




Les Genius sont depuis des années, l'un de ses best-sellers. Très innovantes, elles ont su évoluer, touche par touche. La génération actuelle est la dixième (d'où le numéro 10) ! Proposées au prix de 219,95 € ces chaussures se révèlent particulièrement consensuelles, au sens noble du terme.

Les semelles externes sont réalisées en mélange de matériaux composites et de carbone. Elles se révèlent rigides juste ce qu'il faut, tout en assurant un confort optimal. Certes, les coursiers purs et durs préféreront des semelles “Full Carbone” afin de bénéficier d'une rigidité maximale. Mais les cyclistes polyvalents, les cyclosportifs et les adeptes de la randonnée grande distance les plébiscitent déjà... La talonnette amovible et remplaçable leur conviendra parfaitement…. Notez que les fixations des cales à trois points sont idéalement placées. On regrettera juste qu'elles ne soient pas ajustables.

La courbure de la semelle permet de préserver un bon maintien de la voute plantaire. La semelle de propreté, d'excellente facture se révèle plutôt basique, mais l'utilisation d'une semelle thermoformée et / ou réalisée par un podologue, est parfaitement possible.

Le serrage s'effectue à l'aide d'une paire de boucles rotatives micrométriques (technologie Tecno 3) étudiées et réalisées en interne. La première se trouve sur le milieu du pied, la seconde, sur le haut. Cette dernière est dotée de la technologie Soft Instep, qui permet d'optimiser la répartition du serrage. Le résultat se révèle tout simplement bluffant. En effet, le pied est maintenu sans que le coup-de-pied soit compressé. En termes de confort, cela est plus qu'appréciable, d'autant que le rembourrage EVA, du talon, vient œuvrer dans ce sens.

La tige est réalisée en microfibre particulièrement souple tout en faisant preuve d'une remarquable résistance à l'abrasion. En cas de chute, cela peut se révéler très utile. Ladite microfibre est perforée sur les côtés afin d'assurer une aération de qualité. Un très bon choix, donc…

Les + : semelle rigide, juste ce qu'il faut – confort de très haut niveau – points de fixations très bien placés et ajustable – juste prix.

Les - : on aurait aimé des fixations de cales, ajustables.


8. Chaussures vélo route Sidi Shot Matt

Longtemps référence incontournable des chaussures de vélo haut de gamme, Sidi subit depuis plus de 10 ans, une sévère concurrence… Mais la marque italienne a des arguments à faire valoir et elle ne s'en prive pas ! Ces Shot Matt (notamment choisies par Chris Froome), “Made in Italy”, en sont la preuve irréfutable. Située tout en haut de la gamme Sidi, elles affichent un prix de 389 €.




Les tiges sont réalisées en microfibre Techpro, un matériau haut de gamme, particulièrement respirant, dont le process de fabrication se veut respectueux de l'environnement. Étanches et peu sensibles à l'usure du temps, elles sont agrémentées, à l'avant et sur les côtés, d'inserts mesh qui permettent d'accroître le niveau d'aération, en particulier par grosse chaleur. 

Composé d'une double molette de serrage, le système maison Tecno 3 Push System est, ici, positionné au centre de la chaussure, au niveau du coup-de-pied. La demi-douzaine de guides, pour le câble, permettent de facilement optimiser la répartition de la tension. La chose s'effectue en toute logique puisque le disque du haut ne sert qu'au serrage sur le haut du pied. Le disque du bas se charge du reste (sur la partie avant). Notez que le débrayage du système, à l'inverse du serrage, ne s'effectue pas de manière millimétrique…

À l'arrière de ces Sidi Shot Matt, en haut du talon, se trouve l'Adjustable Heel Retention Device, un dispositif de sécurité doté d'éléments réfléchissants rouges et d'une intéressante fonction ergonomique. Par l'intermédiaire d'une petite vis, il est en effet possible de serrer ou de desserrer chaque côté du talon, qui du coup se trouve parfaitement maintenu, y compris lors des phases de fortes tractions.

La semelle externe Vent Carbon est entièrement réalisée en carbone tressé, pour une rigidité particulièrement aboutie, avec une zone de flexibilité, au niveau des orteils. Elle intègre une talonnette ultralégère et un insert avant en gomme. L'aération se fait par un tunnel “grillagé” dont la face avant peu s'obstruer, lorsque les températures chutent. Pour mener à bien l'opération, il suffit de visser un insert (fourni) !

Les emplacements prévus pour la fixation des cales, sont particulièrement bien placés. Ils sont dotés de nombreux repaires, pour une précision maximale. On regrettera juste l'absence de système d'ajustement. Les semelles intérieures sont, quant à elles relativement simples et fines. Adaptée à la cambrure des chaussures elles peuvent être remplacées, sans problème par des semelles réalisées par un podologue.

Pensées pour des compétiteurs de haut niveau, ces Sidi Shot Matt pourront, grâce à leur grand confort, convenir aux cyclosportifs les plus assidus.

Les + : la semelle carbone, très rigide, avec zone de flexibilité au niveau des orteils – confort de très haut niveau – points de fixations très bien placés – serrage doux et précis.

Les - : le prix – les semelles internes trop simples.


9. Chaussures vélo route DMT KR3

Créé en 1980, à Bonferraro di Sorgà (non loin de Vérone) sous le nom de Diamant, DMT n'est devenu DMT qu'en 1999. À l'époque, le second millénaire arrivait à grand pas et l'appellation Diamant apparaissait quelque peu désuète, alors que la marque dirigée par Philippe Zeccheto cherchait à innover.




Une cellule de Recherche & développement, animée par une quinzaine d'ingénieurs passionnés a été mise en place. Des avancées technologiques majeures ont alors vu le jour, notamment avec l'utilisation d'imprimantes 3D (technologie KNIT).

Version simplifiée des modèles – très – haut de gamme KR1, ces DMT KR3 se distinguent de la concurrence (plus classique) par leurs chaussons composés d'une seule et unique pièce, grâce à un original “tricot” réalisé, justement, par une imprimante 3D. Cette technologie permet de supprimer la totalité des coutures de la tige et donc de points de pression. La maille, très souple, se montre plus dense que celle des KR1. Extrêmement légère elle a été pensée pour la compétition et pour le cyclosport. Mais si l'aération (donc la ventilation) est, ici, une force, l'étanchéité minimaliste impose, par temps de pluie, l'utilisation de sur-chaussures étanches…

La toile de la tige élastique, saura convenir à une majorité de pieds, qu'ils soient fins ou larges. En complément, ces DMT KR3 sont dotées d'un unique disque de serrage BOA IP1, qui sait répartir les pressions avec une grande douceur. Le feu aux pieds constitue donc, ici, une hypothèse hautement improbable !

Les semelles externes Carbon Aerated ont été totalement réalisés en carbone. Les fibres utilisées sont des Toray MR-60 disposées en neufs couches rigides, orientés selon les besoins. Fines est particulièrement rigides, ces semelles ne peuvent renier leur caractère compétitif. Comme leur nom l'indique elles bénéficient d'une aération fort bien pensée. Il s'agit en effet d'un tunnel qui s'ouvre à l'avant, sur les pointes, pour évacuer la chaleur, par l'arrière, au niveau des talons, après avoir refroidi la plante du pied. Par forte chaleur, ce système se révèle particulièrement efficace.

Notez que des renforts en carbone (amovibles et remplaçables) ont été placés à l'avant et à l'arrière. Ils viennent préserver l'usure des semelles. 

L'emplacement prévu pour l'accroche des cales trois points est idéalement conçu et doté de nombreux repaires. Pourtant, les ingénieurs DMT ont prévu une possibilité d'ajustement de 8 mm, apte à répondre aux “exigences” des cas spéciaux… Personne n'est oublié !

Pour seulement 219 €, ces DMT KR3 s'adressent en priorité aux coursiers et aux cyclosportifs, mais leur remarquable confort et leur légèreté (450 g, la paire) en font des chaussures – presque – universelles que les randonneurs autant que les adeptes des grandes distances pourraient plébisciter.

Les + : la tige 3D en une pièce – l'élasticité de la toile – le confort de très haut niveau – points de fixations très bien placés et ajustables – le serrage doux et précis – le rapport qualité / prix exceptionnel.

Les - : les renforts carbone sur les talons et sur la pointe.


10. Chaussures vélo route Suplest Road Performance

La marque suisse Suplest, créée à Berne en 2007 a toujours eu l'ambition de proposer les meilleures chaussures du marché, à tous les niveaux de gamme. Avec ces Road Performance, proposées au prix de 250 €, c'est le segment intermédiaire supérieur qui est “attaqué”. Ici, on parle de “Road Series” !


Les Suplest Road Performance reprennent, dans les grandes lignes, les recettes appliquées aux Suplest Road Pro, affichées, elles, à 350 €… La principale différence porte sur les modalités de serrage, puisque les Road Performance doivent se contenter d'une seule molette BOA IP1, au lieu de deux pour sa grande sœur.

Comme pour tous les modèles estampillés Suplest, les pieds fins sont, ici, largement favorisés, même si ces Road Performance s'adressent à tous les pieds.

Le confort est omniprésent. Cela passe par l'excellente semelle intérieure Solestar à l'incomparable soutient de voûte plantaire. Le pied est non seulement soutenu, mais en plus, il est remarquablement bien aligné. Outre le confort, cela favorise le rendement.

La semelle extérieure en carbone 360° UD est de nouveau utilisée. À la fois légère, fine et particulièrement rigide, elle a été pensée pour optimiser le transfert de puissance. L'écart entre le pied et la pédale est minimisé. Les talonnettes ont été intégrées à la semelle, afin de la protéger lors des rares phases de marche, sans alourdir les chaussures. Ladite talonnette reprend les couleurs de la tige (le blanc pour les modèles blancs et noir et le vert pour les modèles noirs et verts). Si cela n'apporte rien en termes de rendement, il faut reconnaître que d'un point de vue purement esthétique, l'originalité est de mise ! Notez que la compatibilité avec les pédales Look, SPD-R, Time et Speedplay se montre totale. Tous les cyclistes – ou presque – peuvent donc utiliser ces chaussures.

Le serrage est donc assuré par une seul molette BOA IP1… La dite molette est positionnée tout en haut du pied, légèrement décalée vers l'extérieur. On aurait pu penser que la répartition des tensions de serrage aurait été considérablement amoindri par rapport aux modèles dotés d'un duo de BOA. Le cheminement du câble fait que la différence n'est pas vraiment perceptible. La languette enveloppante, Anatomic Wrap, assure pleinement son rôle. 

La tige en microfibre perforée se révèle particulièrement souple. Agrémentée d'insert mesh elle contribue largement au confort général de ces chaussures. Et puis, elle est bien aérée. Le feu aux pieds semble donc parfaitement impossible sur ces Road Performance.

Destinée à tous les pratiquants (coursiers, cyclosportifs et randonneurs sportifs ou contemplatifs) ces Suplest séduiront prioritairement ceux qui aime rouler en “mode dynamique” !

Les + : la rigidité de la semelle – les pièces carbone sur le dessus du pied – le soutien de la voûte plantaire – l'excellente répartition des tensions de serrage – le maintien du talon – les points de fixations ajustables.

Les - : seulement trois demie-pointures (42 ½, 43 ½ et 44 ½).


Le choix des chaussures de vélo de route n'est pas une mince affaire. Chaque cycliste étant unique, telle paire de chaussure ne conviendra pas à telle paire de pieds… De la souplesse de la tige, aux modalités de serrage, en passants par la rigidité des semelles, une multitude de critères rentre en compte. Alors, pour être sûr et certain de faire le bon choix, le plus simple est d'essayer les modèles qui vous tentent le plus.

D'autre part, à moins d'être un compétiteur pur et dur, qui ne se spécialise pas dans les longues distances, il n'est pas forcément très judicieux d'opter pour des modèles à semelles ultra-rigides. En tout état de cause, une semelle a rigidité moyenne - haute conviendra à tout le monde.

La répartition des tensions de serrage devra également être prise en compte. L'utilisation de deux serrages rotatifs devra donc être privilégiée. Le reste est une affaire d'appréciation personnelle, sachant que toutes les chaussures présentées ici, sont de bonnes chaussures. Elles ne présentent, juste pas, les mêmes qualités…


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