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Que faut-il prendre lors d’une sortie en vélo gravel ?

Que faut-il prendre lors d’une sortie en vélo gravel ? Que faut-il prendre lors d’une sortie en vélo gravel ?

Bien préparer sa sortie gravel, c’est s’assurer de pouvoir finir le parcours quelle que soit la situation : météo changeante, crevaison, fatigue ou perte d’orientation. Ce guide fait partie de notre dossier sur l’entretien du vélo gravel. Ce guide fait partie de notre dossier sur l’entretien du vélo gravel. Votre vélo de gravel est en état de marche, son entretien et son réglage sont sans reproche. Mais il faut parer à l’imprévu pour que votre sortie reste agréable. Et pour cela, il y a un minimum de matériel à emmener avec soi. Pour réparer son vélo, alimenter ou équiper le cycliste ! Les sacoches présentes sur le guidon, le cadre et la selle de votre vélo gravel vont se révéler très utiles.

L’habillement

Suivant les terrains et les routes sur lesquels vous allez effectuer vos sorties de vélo gravel, mais aussi la saison, vous aurez quelques vêtements d’appoint à prendre. Il vous faudra donc un maillot chaud, voire des jambières, manchettes ou accessoires de cette catégorie (gants, surchaussures, etc) et prévoir la place dans les diverses sacoches du vélo pour les y ranger une fois que les conditions seront plus clémentes. En montagne, où la météo change parfois vite, les gants longs sont vraiment utiles car, avec des mains engourdies par le froid, le freinage et les changements de vitesses deviennent vite pénibles, et même tenir le guidon peut être impossible. Plus que de confort, il s’agit ici de sécurité. En période estivale, le minimum de vêtement à avoir avec soi est un imperméable qui, en plus de protéger de la pluie, pourra servir de coupe-vent dans les descentes et éventuellement maintenir la température à un bon niveau de confort en cas d’arrêt prolongé. Tout ce qui est vêtements fréquemment utilisés pourra prendre place dans la sacoche de cintre de façon à être facilement accessible, à l’arrêt bien sûr. Vous pouvez également intégrer une couverture de survie à l’ensemble. Cela ne pèse pas lourd sur le vélo, mais rend de grands services. Vous êtes adeptes des sorties bikepacking version vélo gravel ? Il faudra alors rajouter des équipements de rechange en nombre correspondants à vos possibilités de lavage pour rester en selle au sec et dans le confort. Et bien sûr, de quoi laver le linge, en plus d’un nécessaire de toilette. Le nombre de sacoches sera donc en augmentation.

Le ravitaillement

Bien que le gravel passe aussi sur la route, une fois sur les chemins, vous serez peut-être loin de tout commerce et point d’eau pendant une bonne partie de votre périple. A l’image de ce qu’il se passe à VTT, vous avez donc intérêt à emmener avec vous, produits énergétiques, aliments et eau (au moins 1,5 L), de façon à être autonome tout au long de votre sortie. Comme sur un vélo gravel, il y a la possibilité de monter de nombreux porte-bidons et des sacoches pour suppléer aux poches du maillot, vous pouvez prévoir large. Le plus pratique est de mettre dans ses poches l’alimentation « immédiate » et de placer la réserve de la journée dans une sacoche accessible, par exemple, sur le dessus du cadre. Elle pourra aussi servir de « poubelle » afin que cyclistes et pollueurs ne soient pas associés. Et, si vous vous lancez dans un raid de type « sauvage et autonome », il faudra alors changer de catégorie d’aliments et passer sur des produits lyophilisés, stockés dans les autres sacoches de cadre. Au niveau de l’eau, il sera alors utile d’emmener des pastilles pour la purifier, voire un filtre. Un couteau avec décapsuleur/ouvre-boîte et des allumettes pourront également avoir leur place. Mais là, on bascule dans des aventures cyclistes ambitieuses !

Le matériel de dépannage

La première chose à avoir comme outils sur son gravel bike, c’est tout ce qui permet de réparer une crevaison. C’est l’incident le plus courant qui touche tout type de vélos et de pneus que ce soit en randonnée ou en course, sur les chemins ou sur les routes. L’essentiel de cette catégorie se résume ainsi : une chambre à air, des outils pour démonter les roues et les pneus, des pièces autocollantes, voire une bombe anti-crevaison pour réparer un tubeless. Il faudra aussi de quoi regonfler ses pneus : pompe ou bombonnes de CO2 avec leur percuteur. À cela, on rajoutera un multi-outils adapté à la visserie du vélo pour régler la transmission ou corriger la position (selle ou guidon). Il faudra des clés allen de 3, 4, 5 et 6 mm et du Torx T25 en plus d’un tournevis plat et d’un cruciforme. On n’aura rien pour les freins cependant. On pourra rajouter de quoi dévoiler sommairement les roues. Même si le voile, disque oblige, a peu d’incidence sur le freinage, il peut devenir gênant quand on atteint des vitesses importantes. Les plus prudents rajouteront pour la chaîne un dérive-chaîne ou/et un maillon rapide. Tous ces outils et accessoires prendront place dans une sacoche de selle. Ce choix se révèle plus pratique à l’usage car ce matériel est moins sensible que l’alimentation et les vêtements aux projections de la route et des chemins humides parcourus avec le gravel bike. Pour le bikepacking, votre vélo est plus lourd et, sur la distance, le freinage et les freins peuvent souffrir. Il sera peut-être bon de partir aussi avec un jeu de plaquettes de frein de rechange, voire d’un outil pour redresser le disque. Pour la transmission, une petite burette d’huile pour la chaîne et les dérailleurs, du liquide préventif et un pneu ou des pneus de rechange sont à prévoir. Doublez aussi le matériel de gonflage et de réparation. On imaginera que vous avez réalisé un entretien poussé de votre machine avant le départ pour éviter toute grosse surprise avec la chaîne, la transmission, la purge des freins, l’usure de disque, etc. Vous aurez également vérifié vos pédales et chaussures. En route, vous pourrez toujours faire appel aux magasins de vélos que vous trouverez pour procéder à un entretien ou une réparation, mais vous êtes là pour rouler avant tout. Si vous êtes en Shimano, trouver des pièces détachées pour tous les types de vélos sera cependant assez facile.

Les accessoires de sécurité

Pour une sortie commençant tôt ou se finissant tard, vous rajouterez des éclairages puissants et chargés. Toujours utiles quand le niveau de luminosité sera faible pour maintenir une bonne vitesse de déplacement. Des modèles puissants et adaptés au VTT, mais utilisables aussi sur les vélos de route ou de gravel, seront parfaits sur votre cintre. Surtout, si vous prenez part à une longue randonnée, ou course, du type « Gravel Of Legend » qui évite beaucoup la route. Quand vous reviendrez sur les routes, pensez à baisser la puissance des éclairages pour les autres usagers. Lors de votre choix, essayez aussi de prendre des éclairages qui permettent la recharge électrique du GPS et du smartphone et n’oubliez pas les câbles et accessoires idoines. Pour le bikepacking, on rajoutera des chargeurs pour les divers appareils électroniques, GPS, transmission, et assistance électrique dans le cas d’un VAE. Vous pouvez également prévoir une chaîne avec cadenas ou un autre matériel antivol, si vous prévoyez des visites.

Le matériel de guidage

Avec tout cela, nul doute que votre vélo gravel sera bien équipé du cintre à la selle ! Pour des raisons pratiques et de sécurité, vous aurez également effectué la charge électrique de vos GPS et smartphone et si vous mettez les pédales vraiment en terrain « inconnu », une carte de la région et une boussole peuvent être utiles pour connaître votre position à vélo. Ce n’est pas accessoire, car la technologie n’est pas toujours de type infaillible. Avec un gravel bike, on va sans doute moins loin qu’avec un VTT, mais on peut vite s’éloigner de la « civilisation » et se perdre, suivant la région. Dans tous les cas, faites au moins une photo de la dite carte dans votre smartphone. Il peut également être utile de laisser à un tiers l’itinéraire et les « routes » envisagés, surtout si vous roulez seul. Enfin, ayez quand même un minimum d’argent liquide avec vous, cela peut aussi vous être pratique pour un arrêt boulangerie, une pause café ou un distributeur à partager avec d’autres cyclistes, histoire de profiter de bons moments de convivialité ! Pour des sorties gravel en toute sécurité et confort, l’équipement adéquat est essentiel. Prévoyez le matériel de dépannage, les vêtements appropriés aux conditions, le ravitaillement en eau et aliments, ainsi que les accessoires de sécurité et de navigation. Bien équipé, votre gravel bike deviendra un compagnon fiable, vous permettant de profiter pleinement de l’aventure, que vous soyez sur des sentiers éloignés ou des routes peu fréquentées.

Questions fréquentes

Quelle est la liste minimale d’équipement pour une sortie gravel de 3 à 5 heures ?

Pour 3 à 5 heures : casque, gants, téléphone chargé, 2 bidons (eau + boisson énergétique), 3 à 4 barres ou gels, kit de réparation tubeless (mèches + outil + CO2), chambre à air de secours, multi-outils avec clés allen, maillon rapide de chaîne. Total : moins de 800 g dans une sacoche de selle. Ajoutez selon la météo : un imperméable léger (100 à 150 g), manchettes et/ou gants chauds si la température peut descendre de plus de 10°C en cours de sortie. Un gel antiseptique et 4 compresses complètent le minimum de sécurité médicale pour cette durée.

Combien d’eau emporter pour une sortie gravel de 4 heures ?

Minimum 1,5 litre pour une sortie de 4 heures en conditions tempérées (15-20°C). Par temps chaud (25°C et plus) ou en montagne, prévoyez 2 à 2,5 litres. En gravel, les points d’eau sont rares sur les chemins. Identifiez à l’avance sur votre trace les fontaines, sources ou cours d’eau potables (avec pastilles de purification en secours). Un bidon supplémentaire fixé sur la fourche ou dans une sacoche de cadre permet d’augmenter la réserve sans compromettre la maniabilité.

Faut-il une trace GPX téléchargée hors-ligne pour une sortie gravel ?

Oui, c’est indispensable pour toute sortie en zone à faible couverture réseau. Téléchargez la trace la veille via votre GPS dédié ou votre application (Komoot, Strava, Garmin Connect) en mode hors-ligne. Ne comptez pas sur le réseau mobile en zone rurale ou montagnarde. Même en France, les zones blanches représentent 3 % du territoire mais 50 % des zones gravel les plus intéressantes. Un GPS avec cartes topographiques téléchargées est la solution la plus fiable. En secours, une capture d’écran de la carte sur votre téléphone peut vous sortir d’une mauvaise situation.