Quel casque pour le vélo gravel ?
Le casque est l’accessoire de sécurité le plus important du cycliste. En gravel, la difficulté est de trouver un modèle qui ventile suffisamment à basse vitesse (montées, chemins techniques) tout en protégeant correctement à vitesse plus élevée sur l’asphalte. Ce guide fait partie de notre dossier sur l’équipement du vélo gravel. Les vitesses et lieux d’évolution, quand on pratique le vélo gravel, nécessitent de porter un casque. Oui mais lequel ? Car dans cette pratique, on évolue entre tout-terrain et route, entre compétition et voyage au long cours. Afin d’assurer sa protection et sa tranquillité d’esprit à vélo, le casque est un élément indispensable de la tenue du cycliste. Qu’il pratique la route, le VTT, le cyclo-cross et bien entendu le vélo gravel, qu’il s’agisse d’un adulte et plus encore d’un enfant. Mais dans le cadre du gravel, les terrains et les vitesses d’évolution sont très variés, il faut donc choisir un casque en tenant compte de cela.
Un casque qui protège
Tous les casques vélo vendus dans le commerce en Europe sont normés et passent donc le standard européen en matière de protection. C’est le minimum pour respecter la norme vélo CE EN 1078. Chaque marque rajoute cependant sa petite touche pour aller plus loin que ces exigences. Au chapitre de ces améliorations en termes de protection, on retrouve, par exemple, des calottes en plusieurs densités de polystyrènes qui se déforment plus à l’impact, le système Mips qui permet à la tête de glisser dans le casque ce qui permet de répartir l’onde de choc, et des squelettes en carbone ou en ABS qui maintiennent l’intégrité du casque en cas de chocs multiples. Malheureusement, ces dépassements de protection ne sont pas quantifiés. Vous pouvez cependant consulter le site de l’université Virginia Tech qui procède à des tests pointus pour juger du niveau de protection des casques. Attention, ce n’est ni un standard, ni une norme, juste un test poussé qui renseigne quand même sur le degré de protection des casques et de l’utilité des solutions employées (Mips, renforts, etc). Le casque n’est pas un simple bout de polystyrène ! C’est valable pour tous les modèles. Mais les versions les plus aérées sont aussi les plus compliquées à réaliser, car il y a moins de matière pour assurer un haut niveau de protection. Il faut alors mettre en oeuvre une technologie de pointe pour résister aux tests et assurer la protection du cycliste. Ceci explique les prix élevés des casques légers et aérés.
Un casque ventilé
Avec le vélo gravel, on roule sur des terrains divers et si, sur route on peut atteindre des vitesses très élevées, en gravel pur on peut monter des côtes à la vitesse d’un homme qui marche. Si dans le premier cas, un casque aéro peut faire sens, il ne conviendra pas du tout dans le second. En vélo gravel, on a donc intérêt à disposer d’un casque bien ventilé sur l’avant pour remplir le casque d’air frais, mais il faut aussi que le casque soit aéré sur le dessus de la tête pour que la chaleur s’échappe à basse vitesse. Un casque aéro, et donc fermé sur le dessus, ne conviendra pas. Il y a des modèles de casque qui disposent d’un filet anti-insectes sur leur face avant. Comme le vélo gravel se pratique dans la nature pour une bonne part, ce n’est peut-être pas inutile d’envisager cette option. On pourra éventuellement aussi prendre un casque avec visière, typée VTT, toujours utile quand le terrain est boueux ou qu’on croise des branches. C’est la visière qui prend quand on baisse la tête et non les yeux et, quand il pleut, elle protège aussi. Et, si vous doutez, il y a des modèles de casque avec visière amovible, pour tester. Les casques vraiment dédiés au VTT, enfin au cross-country et à l’enduro, englobent plus la tête que les modèles de route. La protection des côtés et de l’arrière du crâne est donc plus importante, et cela peut faire la différence sur certains chocs. Cependant, ils se montreront moins performants avec de la vitesse sur le bitume. Si vous avez une pratique où le tout-terrain l’emporte, cela peut donc être un choix judicieux car il y a toujours des rochers et des arbres qui vous attendent au détour d’un virage.
Un casque bien réglé
Au moment du choix, il n’y a pas que le tour de tête et donc la taille à prendre en compte. Même si dans le cas des enfants, c’est primordial. Il faut faire attention à la forme du crâne. A taille et circonférence égale, un casque vous ira alors qu’un autre modèle sera inconfortable. Les tailles de casque sont constituées par des fourchettes qui couvrent une plage de circonférences de crâne. Si vous avez une tête ronde le choix sera facile, en revanche si vous avez une tête légèrement ovale dans le sens de la longueur ou de la largeur, il faudra en tenir compte. Dans tous les cas, il faudra alors jouer avec les mousses pour combler l’espace. Ou alors, prendre un autre modèle ou une autre marque de casque. Parce que si vous êtes serrés, ça n’ira pas. Jamais ! Une fois que le casque est aux bonnes taille et forme, passez du temps à assurer un bon calage avec les mousses, les sangles et serrage occipital. Un casque qui tient bien assure une bonne protection et se révèle de plus confortable. Au moment du choix, n’hésitez pas à vous renseigner sur la disponibilité des pièces de rechanges (mousse ou boucle) ou d’accessoires (visière, fixation d’éclairage ou de caméra, etc). Si vous le pouvez, essayez le casque avec vos lunettes de vue, si elles sont nécessaires à votre pratique du vélo gravel. Il y a parfois des incompatibilités. Le casque se porte avec vos chaussures gravel adaptées au terrain pour compléter la tenue de sécurité.
Un casque pour le gravel avec assistance électrique
Si le vélo gravel assisté est un VAE ou Pedelec, un casque courant convient. Les conseils donnés plus haut sont donc adaptés. Maintenant, s’il s’agit d’un Speed Pedelec, cela se complique. Mais a priori, il n’y a pas de vélo gravel Speed Pedelec, donc avec une vitesse maximum de 45 km/h. Mais, si vous en avez modifié un vélo de route de ce type en gravel, il vous faudra un casque homologué et là, ce n’est plus du tout la même chose. L’offre est surtout orientée sur des modèles de ville ou de route qui ont besoin de la vitesse pour être ventilés et sont autrement plus lourds. Même si le vélo gravel est synonyme de liberté, portez un casque ! Bien choisi, bien réglé, bien ventilé, il se fera oublier et assurera une bonne protection en cas de chute. De quoi avoir l’esprit tranquille et la tête au frais pour profiter de sa sortie gravel !
Questions fréquentes sur le casque gravel
Casque route ou casque VTT pour le gravel ?
Un casque route est plus léger et plus ventilé à haute vitesse, mais offre moins de protection latérale et arrière. Un casque VTT cross-country protège mieux sur terrain accidenté mais peut être étouffant à haute vitesse sur route. En gravel mixte, un casque de type gravel ou XC est le meilleur compromis. Si votre pratique est majoritairement sur route avec quelques chemins faciles, un casque route suffit. Dès que les chemins techniques ou les descentes représentent une part significative de vos sorties, le casque VTT cross-country est préférable. La visière amovible est un plus pratique pour passer de la route aux chemins selon les conditions.
Le système MIPS est-il utile pour le gravel ?
Oui. Le système MIPS réduit les rotations transmises au cerveau lors des chocs obliques, qui représentent la majorité des chutes réelles à vélo. L’université Virginia Tech, qui teste indépendamment les casques, attribue systématiquement de meilleures notes aux casques équipés MIPS. Le MIPS ajoute généralement 20 à 50 euros au prix d’un casque, un investissement pertinent quelle que soit la gamme. Un casque d’entrée de gamme avec MIPS protège souvent mieux qu’un modèle milieu de gamme sans MIPS selon les tests Virginia Tech. Consultez les résultats sur helmets.vitguard.com avant achat.
Quelle taille de casque choisir et comment le régler ?
Mesurez votre tour de tête avec un mètre souple à 2 cm au-dessus des sourcils. Choisissez la taille couvrant cette mesure dans le tableau du fabricant. Réglez ensuite le serrage occipital pour que le casque ne bouge pas en tirant dessus, et les sangles latérales pour former un V juste sous chaque oreille. Un casque bien réglé ne doit pas bouger lors des secousses du gravel mais ne doit pas comprimer la tête. Après réglage, insérez deux doigts entre le casque et le front : ils doivent passer juste. La sangle de menton doit autoriser l’ouverture de la bouche confortablement mais sans jeu vertical excessif.