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Comment préparer son itinéraire de vélo gravel ?

Comment préparer son itinéraire de vélo gravel ? Comment préparer son itinéraire de vélo gravel ?

Préparer un itinéraire gravel demande plus de travail qu’un itinéraire route : vérification du droit de passage, identification des points d’eau, des zones de ravitaillement et des alternatives en cas d’imprévu. Ce guide fait partie de notre dossier sur le vélo gravel de voyage. Ce guide fait partie de notre dossier sur le vélo gravel de voyage. Le vélo gravel, c’est le vélo liberté ou d’aventure. Plus rapide qu’un VTT sur la route, plus polyvalent qu’un vélo de route ou de cyclo-cross en tout-terrain, le gravel passe partout ou presque. Mais sortie d’un jour ou voyage en bikepacking, il vaut mieux savoir sur quelle trace on va mettre ses roues avant le grand départ. Et pour cela, on crée son itinéraire avant. Vous voilà propriétaire d’un magnifique vélo gravel avec tous ses équipements et le monde s’ouvre à vous avec ses chemins sentiers et autres pistes. Mais où aller ? La question se pose pour une sortie de la journée ou un voyage au long cours en bikepacking. Pas de panique, vous n’êtes pas seul pour créer votre sortie. Il y a des communautés, des sites, des groupes Facebook, des guides qui pourront vous aider à découvrir ce qu’il y a derrière les routes que vous quittez et les chemins que vous emprunterez. Même si on aime l’aventure, il vaut mieux savoir où on va ! Il faut donc regarder en détail son itinéraire de vélo gravel avant le départ, marquer les zones urbaines (ville ou village) pour le ravitaillement ou une assistance mécanique, identifier les points d’eau, les zones où le camping est possible, les réserves de chasse, les éventuels terrains militaires et autres terrains privés. En travaillant en amont son itinéraire, on évitera les mauvaises surprises, on préservera son confort et sa tranquillité sans perdre le plaisir de découvrir la vraie nature de son périple en vélo gravel pour autant.

Des itinéraires libres ?

Le vélo gravel, c’est donc la liberté totale et la grande aventure. On passe presque sur tous les terrains et c’est l’idéal pour découvrir sa région ou l’endroit où l’on passe ses vacances. Ce n’est certes pas un VTT, mais l’agilité du vélo gravel permet quand même d’affronter des terrains qui stopperaient un vélo de route, voire une machine de cyclo-cross. Avec ses gros pneus, on peut gravir un col non revêtu, parcourir des pistes de terre en forêt ou longer la mer par des chemins de douanier tout en allant assez vite sur le bitume bien lisse de la route. Au final, beaucoup de choses sont possibles avec ces vélos, le tout est de s’y préparer et cela passe par une bonne connaissance du terrain qu’on va affronter. En France, il peut y avoir des arrêtés (municipaux, départementaux, régionaux) qui règlementent ou interdisent l’usage de tel ou tel type de sentiers, pistes ou chemins à certains utilisateurs de façon permanente ou occasionnelle. Ils figurent généralement au départ des dites voies, ou à l’entrée ou la sortie d’un village ou d’une petite ville. Parfois ces interdictions sont pour le confort des autres usagers ou pour la sécurité de tous (effondrements, bêtes sauvages, incendies etc). Si on voyage à l’étranger, il sera bon également de se renseigner sur ce qu’il est possible ou non de faire en matière de routes et de chemins au sens large. Ces informations sont capitales pour créer un parcours praticable et agréable. Le vélo Gravel est assez libre, mais on ne fait pas n’importe quoi avec !

Comment faire son itinéraire ?

Pour tracer l’itinéraire de votre sortie de vélo gravel, vous avez le choix entre plusieurs méthodes. On peut le faire à l’ancienne avec une carte, mais la navigation sans GPS peut vite se montrer rébarbative sur le terrain, même si ça fonctionne. Dans tous les types de situations, avoir une carte et une boussole pour savoir où on est précisément est toujours un plus. Mais il faut savoir naviguer et s’orienter. Le plus confortable et le plus pratique pour faire son itinéraire est donc de se tourner vers des sites comme Openrunner ou Komoot pour y réaliser sa trace GPS. On n’oubliera pas les plateformes liées à la marque de votre GPS (Garmin, Bryton, etc) qui proposent également ce type de service. Dans tous les cas, quand on est dans l’éditeur de parcours, on évolue sur une carte virtuelle où les routes, chemins et pistes sont indiqués. La distance du parcours et son dénivelé sont ainsi calculés au fur et à mesure de sa création. Mais attention, même s’il y a des courbes de niveaux, il est parfois complexe de se rendre compte de la difficulté véritable des ascensions, de la vraie nature du terrain, du type de descentes (facile ou technique), etc. Sur une carte, on ne mesure pas les efforts pour gravir un col, ou le niveau de maîtrise de pilotage qu’il faut avoir. Un vélo gravel, ce n’est pas un VTT tout suspendu, ces vélos peuvent affronter des terrains abruptes, mais il faut que cela reste roulant quand même. Surtout si on a un équipement de voyage complet. Une trace sur une carte ne remplace donc pas l’expérience du terrain. Il peut ainsi être bon de se renseigner auprès des cyclistes ayant déjà évolué sur ce terrain pour affiner la difficulté de la sortie. On pense au dénivelé, à la distance totale du tour, au choix des pneus ou des développements, aux équipements de voyage, à l’usage des pistes, des routes et chemins forestiers, au camping sauvage, etc. Partir c’est une chose, mais il faut aussi toujours penser au retour. Quand vous créez un parcours, n’oubliez jamais cette partie de la sortie qui peut parfois être plus longue que l’aller. Ne surestimez pas vos capacités physique. C’est la règle sur la route, ça l’est encore plus en gravel !

Adapter un itinéraire existant

Maintenant, vous avez aussi la possibilité de charger sur votre GPS des itinéraires existants et créés par d’autres cyclistes. C’est très pratique et généralement, vous avez des commentaires ou avis qui complètent le parcours et vous renseignent sur sa difficulté. Nature du terrain, dénivelé et passages difficiles sont passés au crible des commentaires. Vous avez ce type de parcours sur Open Runner, Strava, Komoot, Gravel-map. Certains organisateurs donnent également les traces GPS de leurs épreuves sur leur site. Il faut aussi penser aux clubs locaux de cyclisme ou de gravel qui peuvent partager leurs boucles à eux et les offices de tourisme qui parfois proposent eux aussi des parcours ou des guides pour visiter la région. Sur Facebook, il y a également de nombreux groupes de gravel qui peuvent partager des itinéraires et des conseils. Quand vous aurez récupéré les traces de ces sorties, il faudra peut-être « retoucher » les points de départ et d’arrivée en rajoutant la route qui vous sépare de votre entrée sur la boucle. Maintenant, si vous ne voulez pas vous embêter, que vous voulez un certain confort et que la convivialité vous manque, vous pouvez également participer à des sorties organisées par des pratiquants ou des associations. C’est encore plus pratique. Il y a toujours un guide qui connait les détails du tour de vélo gravel par cœur, il n’y a qu’à le suivre. Et en échangeant avec lui, il vous indiquera aussi quoi voir et ne pas rater sur cette boucle ! Si vous débutez le vélo gravel et que vous envisagez de le pratiquer en montagne, cette solution du guide ou du cycliste qui connait l’endroit n’est pas à négliger non plus. C’est un milieu hostile, difficile et la douceur relative de la vallée ne doit pas vous faire oublier cela. En haute montagne, loin des routes, la nature des sols et l’altitude augmentent la difficulté qui s’ajoutent au dénivelé de la boucle que vous entamez. Un cycliste du cru saura ainsi tempérer vos ardeurs et vous assurer un retour à votre point de départ tout confort. Pour pouvoir repartir de plus belle dans les jours qui suivent. Quitte à y aller seul sur un nouvel itinéraire fait avec votre « spécialiste » local !

Se préparer pour affronter son parcours

Mais avant de partir à l’aventure sur un nouveau parcours, chargez la trace de votre itinéraire dans votre GPS. On vérifie que c’est fait surtout pour éviter toute surprise à 5 minutes du départ. Assurez-vous que la batterie du GPS et celle du téléphone mobile sont pleines également. Tant qu’on parle matériel électrique, si vous avez un gravel VAE rechargez aussi sa batterie ! Munissez-vous éventuellement d’une carte de la région, ou faites-en des photos sur votre smartphone, si vous devez couper pour un retour rapide, c’est toujours utile. Assurez-vous que votre vélo est en bon état de fonctionnement, surtout les roues et la transmission. Que tout soit bien réglé avec des pneus gonflés. Vérifiez la présence de votre kit de réparation, et des vêtements adaptés au temps qu’il fait. Après ceci, lancez-vous sur les pistes et chemins de gravel en respectant les autres usagers, les autorisations de circulation et les propriétés privées. N’hésitez pas à prévoir large au niveau du ravitaillement. Et ne restez pas les yeux rivés sur les infos affichées sur le GPS. Suivre sa trace, rester dans la bonne direction ne doit pas tourner à l’obsession, c’est une ligne directrice pas une ligne de vie. Les beautés du paysage et les pièges du terrain méritent toute votre attention. Vous êtes loin du stress de la route, alors profitez des sentiers et chemins, et prenez du plaisir ! Vous êtes surtout là pour cela.

Questions fréquentes

Quelles applications utiliser pour planifier un itinéraire gravel ?

Komoot est la référence pour la planification gravel en France et en Europe : base de données de traces partagées par la communauté, recommandations selon le niveau, profil altimétrique détaillé et téléchargement hors-ligne. Strava Routes permet de planifier depuis la carte de chaleur communautaire. Pour les zones peu documentées ou les itinéraires hors des sentiers battus, combiné avec la carte IGN Géoportail (France) ou OpenTopoMap (international) pour vérifier l’état et le statut des chemins. L’application Trailbehind (iOS) aide à identifier les droits de passage sur les chemins privés.

Comment vérifier le droit de passage sur les chemins en France ?

En France, les chemins ruraux (appartenant aux communes) sont en principe ouverts à la circulation. Les chemins d’exploitation (appartenant à des propriétaires privés) peuvent être interdits. Les chemins forestiers ONF sont souvent ouverts mais peuvent être fermés temporairement. En pratique, les traces IGN Géoportail distinguent les chemins selon leur statut. Les chemins non carrossables tracés en pointillés sur la carte IGN sont généralement des sentiers de randonnée autorisés. En cas de doute, contactez la mairie de la commune. Le balisage local (balises GR, VTT, GTJ) signale les itinéraires officiellement autorisés.

Comment adapter son itinéraire gravel en cours de route selon la météo ?

Préparez toujours une variante d’itinéraire plus courte ou sur routes en cas de dégradation météo sévère (orage, neige, brouillard épais). Chargez cette variante sur votre GPS avant de partir. Sur terrain mouillé, certains chemins deviennent glissants ou impraticables. Les pistes forestières limoneuses peuvent être dangereuses même avec des pneus gravel. La règle de sécurité est simple : si vous ne voyez pas à 5 mètres devant vous dans le brouillard ou si les chemins sont trop meubles pour rouler sans risque, revenez sur la route ou attendez une amélioration.