Quel est le meilleur éclairage pour vélo gravel ?
Le vélo gravel se pratique longtemps, par tous les temps, et il a besoin de voir et d’être vu. Et, quand la luminosité tombe ou qu’il fait nuit, équiper son vélo de feux est essentiel pour rester en sécurité. Autonomie, puissance et visibilité sont des critères prépondérants quant au choix des bons éclairages.
Sortie de nuit, départ à l’aube ou retour tardif, en ville ou sur la route, vous profitez à fond de votre vélo gravel, mais pour assurer votre sécurité, il est nécessaire de munir votre machine de feux avant et arrière. Il vous permettront de voir où vous mettez vos roues mais également de signaler votre présence sur la route aux autres utilisateurs. Et à ce propos, ils peuvent également être utiles de jour par fort ensoleillement ou au contraire si le temps se couvre. En tout terrain, les autres usagers ne seront pas forcément un souci. L’état des chemins et la faune par contre. Ici, il vous faudra une lumière suffisante pour appréhender sereinement votre parcours.
Un éclairage pour voir
Le propre d’un éclairage, c’est d’éclairer la route ou le chemin sur lequel on roule. Mais suivant qu’on est avec son vélo gravel sur une route ou un chemin, les besoins ne sont pas les mêmes. Une route, c’est généralement en bon état et c’est dégagé, sans branche qui dépasse, ni obstacle. Sur les chemins, il en est autrement. Alors certes, la nuit on roule moins vite que le jour, mais il vaut mieux quand même voir loin devant sa roue. Il existe différentes unités pour jauger de l’efficacité des éclairages.
Pour mesurer la « puissance » de l’éclairage, les marques utilisent les lumens et non les Candelas ou le Lux. Et le terme « puissance » est faux en fait, les unités citées plus haut témoignent de l’intensité de l’éclairage mais dans différentes conditions. Les lumens dominent donc les débats quand on parle de lumière ou plutôt d’éclairage. En résumé, plus il y a de lumens, plus l’éclairage est efficace. Mais attention trop de « puissance » peut être contre-productif.
Sur la route, il y a d’autres usagers, des murs blancs, des panneaux, bref des choses qui peuvent renvoyer cette puissance et vous aveugler ou aveugler les autres. En tout terrain, il vous faudra des lumens en revanche. Au-dessus des 1 000 lumens ce sera confortable, à 1 500 et 2 000 lumens, on y verra comme en plein jour. Sur la route, aux alentours de 750 lumens, on sera confortable pour voir et être vu. Ce type d’éclairage est généralement équipé d’un sélecteur qui permet de faire varier les lumens mais aussi le mode d’éclairage, fixe ou clignotant.
Un éclairage pour être vu
L’autre aspect des éclairages est de fournir de la visibilité au cycliste. Le feu arrière est le plus évident pour cette fonction. Comme son rôle est d’être vu, le nombre de lumens sera plus bas. Cela commence généralement à 30 lumens pour atteindre les 300. Avec cela, on vous verra de nuit comme de jour et de très loin. C’est ce qui compte. Ces feux disposent souvent d’une forme qui permet de les voir sous 180° voire un peu plus. Les feux avant peuvent également disposer de fenêtres latérales qui permettront aussi au flux lumineux de passer. Quand vous franchirez une intersection, au niveau de la sécurité, c’est bien d’avoir de la visibilité latérale. Les feux arrières sont aussi dotés de divers modes qui font varier le nombre de lumens mais aussi le type d’éclairage, fixe ou clignotant également.
Un éclairage réglable
En fonction de la luminosité, jour, nuit, temps couvert ou ensoleillé, du terrain, les besoins en « puissance » ne sont pas les mêmes. Il est donc impératif de disposer de feux ayant différents modes qui permettront d’adapter l’éclairage aux conditions de pratique. Un feu avant clignotant de nuit ne servira à rien. Le cycliste sera visible mais n’y verra pas grand chose, en revanche de jour, ce réglage lui permettra d’être vu de loin. Et à puissance maximale, même au plus fort de la journée avec le soleil au zénith, la visibilité du cycliste sera totale.
Pour le feu arrière, même chose, les différentes intensités permettront de renforcer la visibilité du cycliste en fonction de la période à laquelle on roule, nuit ou journée. On choisira le mode clignotant en fonction de la circulation ou de la durée de la sortie en condition de nuit. Un éclairage avec plusieurs modes est donc un plus en termes de sécurité mais aussi d’autonomie. Car, plus il y a de lumens, plus la consommation électrique est importante.
Un éclairage avec de l’autonomie
Si les éclairages livrés avec le vélo gravel lors de son achat sont souvent à piles, vous ne pourrez pas trop compter sur eux pour une pratique « assidue » de nuit. Ce type de feux n’est pas à led et utilise des ampoules moins efficaces entraînant une grosse consommation électrique. Considérez que c’est juste pour être conforme à la réglementation. Après une heure ou deux, on est à plat. Et la portée des flux est assez limitée. Pour un trajet en ville avec un éclairage urbain cela ira, mais pas plus. Il faut donc s’équiper avec des feux de qualité.
Les modèles qui conviennent au vélo gravel comportent un ou plusieurs led alimentés par une batterie rechargeable. Plus il y a de lumens, plus la consommation électrique est importante. Si un éclairage qui fournit 2 000 lumens a environ 2 heures devant lui, le même à 500 lumens peut tenir 9 heures, et en mode clignotant à 1 000 lumens 20 heures. Pour faire une nuit complète sur le vélo, il faudra varier les modes ou recharger en cours d’utilisation. Pour cette dernière option, il faudra s’assurer que l’éclairage peut être rechargé en cours d’utilisation. Tous ne le sont pas. Les feux arrière sont moins gourmands parce qu’on leur demande de la visibilité et non de la lumière de nuit. Ils tiennent généralement au moins 5 heures à 10 ou 20 lumens en fixe. Les fortes puissance seront surtout utiles si le brouillard vous accompagne dans la nuit ou pour une utilisation en pleine journée. Mais dans ce cas, un mode clignotant sera plus judicieux.
Le dernier point à prendre en compte, c’est la recharge de la batterie. Comment se fait-elle ? Avec un câble, un port USB intégré ? Un chargeur de téléphone, une batterie d’appoint suffisent ? Et surtout, combien de temps prendra-t-elle ? Et, si à la place de tout cela, on prenait une dynamo ? Produire son électricité peut être la solution, plus de souci d’autonomie ou de puissance. Pour cela, il faut une dynamo, mais les vélos actuels ne sont plus équipés pour cela, il n’y a plus de patte de fixation sur le cadre ou la fourche. De plus, la pratique du vélo gravel se prête assez peu à ce qu’un galet frotte sur le pneu. La solution qui reste alors est celle de la dynamo placée dans la roue avant. C’est efficace et la puissance est bonne, le seul problème est qu’il est impossible de la débrayer. On pédale ainsi de jour comme de nuit avec sa résistance. Maintenant pour un voyage à vélo de longue durée en totale autonomie, la solution peut avoir du sens puisqu’on peut se servir du courant électrique produit pour recharger d’autres équipements à l’aide d’un convertisseur de tensions.
Un éclairage pour la nuit et pour le jour aussi
Quand on pense éclairage, on pense nuit forcément. Avec votre vélo gravel, c’est certainement comme cela que vous voyez les choses. En plein jour au milieu des bois ou des champs, cela n’a pas beaucoup d’intérêt. Maintenant, sur les portions de route, suivant la densité du trafic automobile et les « us et coutumes » des conducteurs de la région, des feux clignotant à l’avant et l’arrière pourront vous signaler de loin et longtemps.
Où placer les éclairages ?
Le positionnement des feux est important, d’une part pour que cela soit pratique à manipuler, d’autre part pour que l’éclairage soit de qualité et surtout, que leur visibilité soit préservée. Pour la fixation des feux avant, on les place généralement sur ou sous le guidon. ll faut cependant faire attention à ce que le flux lumineux n’aille pas directement dans les yeux des usagers arrivant en face. Il faut donc s’assurer à l’achat qu’on peut orienter l’éclairage vers le haut et le bas quand on utilise une fixation vissée sur patte comme sur un support GPS.
Quand on positionne le feu arrière, il ne faut pas oublier la présence d’une sacoche de selle, ou d’un garde-boue. Si le vélo est chargé avec des sacoches, vous pourrez également placer les éclairages sur celles-ci de façon à ce qu’ils aient la meilleure visibilité possible. Et, si on plaçait les éclairages sur le casque comme une lampe frontale ? Certains casques proposent des fixations pour des feux avant et arrière. Le feu arrière sur casque ne pèse pas lourd et dispose d’une visibilité idéale puisqu’il se situe quasiment à la hauteur des yeux d’un automobiliste. L’éclairage avant se révèle plus lourd ce qui peut être fatiguant si le route est mal pavée. Avantage de taille, le flux lumineux va où le regard se porte.
Attention, quand vous discutez avec quelqu’un. Vous lui mettrez rapidement votre éclairage dans les yeux. Cela peut également vous éblouir si vous faites de la mécanique à pleine puissance ou que vous regardez un panneau de signalisation de trop près.
Pour rouler en toute sécurité avec votre vélo gravel de nuit, n’hésitez pas à adopter également des pneus avec des bandes réflectorisantes et des vêtements de couleurs claires munis également de bandes réflectorisantes.
Un bon éclairage est indispensable pour le vélo gravel, permettant de rouler en toute sécurité de jour comme de nuit. En choisissant des feux puissants, réglables et durables, les cyclistes peuvent s’adapter aux conditions de luminosité et aux terrains variés. Un éclairage bien positionné et une batterie offrant une bonne autonomie assurent une visibilité optimale, tandis que les options comme les dynamos ajoutent une dimension pratique pour les longs trajets. Investir dans un éclairage de qualité est essentiel pour profiter pleinement de chaque sortie gravel, quelles que soient les conditions.
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