Quels accessoires pour un vélo gravel ?
Une fois le vélo bien configuré et l’équipement textile choisi, les accessoires transforment la machine en outil d’aventure polyvalent. GPS, éclairages, sacoches, porte-bagages et garde-boues constituent les cinq piliers de l’équipement gravel. Ce guide fait partie de notre guide d’achat complet du vélo gravel. Votre vélo gravel est prêt à prendre la route ou les chemins, mais pour être à l’aise dans son utilisation, il va falloir l’équiper un peu plus en rajoutant quelques accessoires essentiels à son équipement de base. Bien sûr, vous avez déjà procédé à l’achat de pédales automatiques et des chaussures afférentes, vous avez un casque et une panoplie de vêtements adaptés à cette pratique. Alors que vous manque-t-il ? Un équipement de réparation pour vos tubeless ? Une mini pompe ? Des outils ? Non, tout cela vous l’avez déjà. Voici les accessoires incontournables pour pleinement profiter de votre pratique du vélo gravel.
Les GPS
Le vélo gravel, c’est l’aventure ! Et en terrains inconnus s’il vous plaît. On s’y perd facilement, surtout si on doit improviser suite à un imprévu. Un compteur GPS s’impose donc avec un grand écran et des capacités de navigation off-line qui le rendent indépendant. Il faudra aussi avoir accès à des cartes off-road, car le gravel ce n’est pas que sur la route. Tous les modèles ne le permettent pas. On ajoutera à cet achat celui d’un support permettant une bonne lisibilité malgré l’usage d’une sacoche de cintre. Si vous voulez fixer votre smartphone sur votre guidon, il existe aussi de nombreux supports assurant tenue et protection contre la pluie et les chocs. Le smartphone vous permettra de bénéficier de toutes les ressources d’internet, mais à la condition qu’il y ait du réseau et du courant électrique. Enfin, comme ces petits accessoires ont besoin d’énergie, il pourra être bon d’investir dans une batterie d’appoint qui fournira le courant électrique nécessaire à la recharge du GPS ainsi que de votre téléphone ou des éclairages. Incontournable en bikepacking et pour les raids nocturnes de vélo gravel.
Les éclairages
Les longues distances et les parcours de nuit ne font pas peur au cycliste qui fait du vélo gravel. Le tout étant qu’il voit dans la pénombre et qu’il y soit vu ! Des éclairages puissants et endurants seront nécessaires sur la route mais plus encore sur les chemins. En pleine nature, il faudra appréhender l’état des sols, de la végétation, mais aussi s’assurer de la présence éventuelle des animaux qu’on est susceptible de croiser dans la nuit. Il faudra également tenir compte de l’équipement qu’on emportera sur son vélo. La position des sacoches, l’accès au guidon, la durée de la sortie. Virée d’une journée ou du bikepacking sur plusieurs jours ? Car ceci conditionnera aussi le choix des éclairages, peu de vélos gravel sont équipés d’une dynamo, souvent située dans la roue avant. Il faut donc penser autonomie et recharge électrique. Soit au moyen d’une batterie, soit à l’occasion d’un arrêt. Et dans ce cas, il faut disposer de feux qui se rechargent vite. Pour ne pas s’arrêter longtemps.
Les sacoches
Que ce soit pour emmener votre nécessaire de réparation, des chambres à air, un kit tubeless, du ravitaillement, ou vos vêtements, des chaussures de marche, pour un tour du monde en bikepacking, la sacoche ou plutôt les sacoches sont des accessoires incontournables pour le vélo gravel. Plus encore que sur route et en VTT, il faut passer du temps pour choisir ses sacoches. Car vous aurez besoin de transporter une certaine charge, tout en conservant une bonne maniabilité et un niveau de performance correct pour votre vélo. Il y a la sacoche qui se fixe sous la selle qui est généralement dédiée à l’emport du matériel de réparation. Facile d’accès, elle contient les outils, une bombe de gonflage pour le tubeless, un multi-outils, des démonte-pneus, des chambres, etc. Dans ses plus grandes versions, elle peut aussi contenir des vêtements, voire une tente. La sacoche de guidon permettra d’emmener un maillot ou une veste, mais aussi un duvet pour les adeptes du camping en pleine nature. Enfin, la sacoche de cadre permettra d’emporter ravitaillement et vêtements d’appoint. C’est l’équipement de base pour un vélo gravel qui se destine au bikepacking léger. Maintenant, si vous envisagez une plus longue expédition en mode bikepacking autonome, il y aura du poids et des bagages à rajouter, et il faudra envisager un autre type de sacoches, celui qui nécessite des porte-bagages. Avant et arrière.
Les porte-bagages
Dès lors qu’il faut emmener beaucoup de choses, il faut de la place et les sacoches présentes sur le guidon, le cadre et la selle ne suffisent plus. Même si elles existent en grande contenance. Il faut alors passer sur les sacoches nécessitant des porte-bagages. Ces derniers sont fixés de part et d’autre des roues, à l’avant et à l’arrière. Il y a toujours une querelle sur le positionnement de ces porte-bagages. Sur la fourche, on soulage la roue arrière qui porte déjà beaucoup de poids, mais on perd en maniabilité et en précision sur la direction. En plaçant les sacoches derrière, on garde le côté maniable, mais il faudra peut-être mettre un plus gros pneu pour soulager la roue. Du poids supplémentaire. Il faut aussi penser solidité et réparabilité éventuelles, car en bikepacking, on est parfois loin d’une possibilité d’assistance tout en étant chargé.
Les garde-boues
Le vélo gravel permet beaucoup de choses et, finalement, on roule avec par tous les temps. Pour préserver son confort, il peut être utile d’utiliser des garde-boues. A l’image des cyclistes sur la route, pour des sorties en vélo gravel sportives, on peut ainsi placer sous sa selle un Ass Saver. Très utile avec une petite sacoche de selle, il le sera moins avec un grand modèle. De plus, il ne préservera pas ladite sacoche des projections. Pour l’avant, il existe aussi des petites bavettes qui protègeront assez bien des projections de la roue avant le visage du cycliste mais pas son équipement. Alors, si on se lance dans des sorties plus longues, voire du bikepacking, il peut être utile d’équiper son vélo gravel avec des garde-boues plus enveloppants. C’est aussi un gros plus pour rouler l’hiver quand les routes sont détrempées et parfois salées. Là, la protection de vos sacoches vis-à-vis des projections d’eau sera quasi absolue. Il ne restera que l’eau de pluie. Mais, pour utiliser ce type d’accessoires, il faudra cependant revoir à la baisse la section de vos pneus (souvent du 38 mm) et donc votre champ de pratique. Il sera également nécessaire de vous assurer que votre vélo gravel est bien compatible avec les modèles choisis s’il ne s’agit pas des garde-boues dédiés à votre machine. Une fois équipé de la sorte, votre vélo gravel sera paré pour toutes les aventures. A vous de moduler son équipement en fonction de vos besoins et de la météo. Vous pourrez même rajouter à ces accessoires une petite sonnette intégrée au support GPS pour signaler votre présence en ville et un antivol léger pour les arrêts courses ou visites impromptues que la pratique du vélo gravel permet.
Questions fréquentes sur les accessoires gravel
Quel GPS choisir pour le vélo gravel : Garmin, Wahoo ou Hammerhead ?
Pour le gravel, le Garmin Edge 840 ou 1040 sont les références pour la navigation hors-route avec cartes topographiques intégrées et guidage sur sentiers. Le Wahoo ELEMNT Bolt est plus simple mais excellent pour la navigation sur trace GPX. Le Hammerhead Karoo 3 se distingue par son grand écran tactile et ses mises à jour régulières. Le critère essentiel en gravel (contrairement à la route) est la navigation off-road : vérifiez que le modèle choisi inclut des cartes topographiques Topo avec les chemins et sentiers, pas seulement les routes. L’autonomie de batterie est aussi critique : minimum 15 heures pour les sorties gravel longues, 20 heures et plus pour le bikepacking multi-jours.
Quelle puissance d’éclairage avant pour rouler en gravel de nuit ?
Minimum 800 lumens pour les chemins et sentiers en gravel de nuit. Sur route uniquement, 400 à 600 lumens suffisent. En bikepacking nocturne avec des sections de chemins techniques, visez 1 000 à 1 500 lumens avec un mode basse consommation pour l’autonomie. L’éclairage gravel doit éclairer large (angle de 120° ou plus) et loin (faisceau central long pour anticiper les obstacles à 10 mètres). Les modèles avec modes multiples (fort/moyen/faible/clignotant) permettent de gérer l’autonomie selon les sections. Une batterie d’appoint USB-C pour la recharge en cours de bikepacking est indispensable si vous roulez plus de 6 heures de nuit.
Quelle est la contenance idéale de sacoche de selle pour une sortie gravel de 4 à 6 heures ?
Une sacoche de selle de 0,5 à 1 litre suffit pour le kit de réparation d’une sortie de 4 à 6 heures : chambre à air, mèches tubeless, pompe mini, multi-outils, maillon rapide. Pour les sorties de plus de 6 heures, passez à 1 à 2 litres pour ajouter une couche, une barre alimentaire supplémentaire ou une trousse de soins légère. Au-delà de 2 litres, la sacoche de selle commence à osciller et pénalise le pilotage sur terrain accidenté. Pour les volumes supérieurs (bikepacking), préférez une sacoche de selle dédiée bikepacking (6 à 16 litres) avec fixation directe sur les rails de selle ou un système de sangles spécifiques anti-oscillation.