Comment choisir son groupe Shimano pour vélo de course ?


En matière de vélo de route, choisir un groupe n’est pas nécessairement chose facile. L’offre est pléthorique, en particulier chez Shimano, leader mondial en la matière… En effet, le manufacturier nippon propose des groupes pour tous les niveaux et pour tous les budgets. Du débutant au compétiteur de l’élite, en passant par le cyclotouriste contemplatif, chacun trouvera chaussure à son pied, en 7, 8, 9, 10 ou 11 vitesses ; en mono, double ou triple plateau(x) ; en mécanique ou en électrique ; à freinage à disque ou à patins... Revue de détails pour vous aider y voir plus clair.

Shimano, fondé en 1921 à Osaka, par Shozaburo Shimano (la société s'appelait, initialement, Shimano Iron Works), a commencé son activité en fabricant des pignons de roues libres pour les vélos. Un gros progrès lorsque l'on sait qu'à l'époque, les vélos disposaient généralement de transmissions mono-vitesse, à pignon fixe. D'ailleurs, ce n'est qu'en 1956 que la marque japonaise a sorti son premier dérailleur, une copie – presque – conforme – du fameux dérailleur Simplex (marque tricolore, aujourd'hui disparue) de 1950.

Un an plus tard (en 1957, donc), Shimano propose le tout premier moyeu à changement de vitesse intégré. Sa force ? Le forgeage à froid, qui va vite devenir, grâce à un puissant pôle R&D, la spécialité de la maison d'Osaka. Présenté en 1961 à New-York, ce moyeu permet à la marque de se développer de manière exponentielle.

En 1973, Shimano fait son entrée dans le peloton professionnel en devenant le partenaire technique de l'équipe Flandria-Carpenter-Shimano du sprinter Freddy Maertens. À l'époque, il s'agissait de promouvoir son premier groupe haut de gamme, le Shimano 600 qui ne tardera pas à se muer en Dura-Ace. Premier groupe 2X6 vitesses, il trace la voie de l'indexation (le Shimano Positron sort en 1974). Ce fut aussi l'occasion de maîtriser la transmission, pour faire avancer le vélo ; mais aussi le freinage, pour le faire ralentir, voire s'arrêter.

L'arrivée de l'indexation, puis du changement de vitesses, non plus au cadre, mais sur les cocottes de freins (devenues, au passage, beaucoup plus ergonomiques), la notion de groupe a pris une importance toute particulière… Techniquement, il est même devenu, difficile, pour ne pas dire impossible de mixer les éléments, exception faite, peut-être, des plateaux et des étriers de freins, grâce à l'action de quelques – petits – acteurs pleins d'idées.

L'arrivée, puis la généralisation, sur la route, du freinage à disque, à encore œuvrer dans le sens du groupe. Et aujourd'hui, personne ne semble vouloir remettre en cause cette globalité. En tout cas, pas Shimano !


La notion de groupe

En matière de vélo de route, il a longtemps fallu distinguer les dérailleurs (avant et arrière) ; le pédalier, ses plateaux et son boîtier ; les étriers de freins, les pignons et la chaîne. Une multitude d'intervenants produisaient chacune de ces pièces de manière indépendantes, sans qu'il ait de réelle cohérence. Or, qui dit absence de cohérence dit absence de globalité et stagnation technique.

Justement, chez Shimano, la hantise des ingénieurs et techniciens intervenant au service Recherche et Développement, c'est l'absence de progrès. D'autant que pour la marque d'Osaka la transmission doit être appréhendée de manière globale, en même temps que le freinage. Chaque cycliste quelle que soit sa pratique ou ses objectifs (sportifs ou juste utilitaires) doit avancer mais aussi s'arrêter. Il doit donc également pouvoir compter sur un ensemble cohérent et fiable : le groupe !

Grâce à une expérience de plusieurs décennies et à la mise en œuvre d'énormes moyens, au service R&D, Shimano a développé (et continue d'ailleurs à le faire) des produits innovants, aussi précis que durables, sachant que parfois il faut être plus durable que précis alors que parfois, c'est l'inverse… Le degré d'exigence n'étant pas, non plus le même pour les débutants et pour les cyclistes confirmé(e)s.


Des éléments pour choisir

Le choix d'un groupe Shimano doit se faire en fonction de sa pratique autant que de son expérience. Un cycliste qui réside en plaine (en Beauce, dans les Landes ou en Touraine, par exemple) ne fera probablement pas les mêmes choix que s'il habitait dans une zone vallonnée (en Bretagne, en Bourgogne ou dans le Nord) ou en montagne (dans le Massif Central, le Jura, les Vosges, les Pyrénées ou les Alpes).

Le passé cycliste ou, au contraire, l'absence de passé cycliste, est un élément primordial. Les pratiquants expérimentés préféreront un double plateau, histoire de gagner un peu de poids. Les collectionneurs de cols, qui aiment à pédaler en mode “randonnée et grande randonnée” choisiront plutôt le triple plateau, qui leur permettra d'utiliser une large palette de développements. Les côtes et les cols pourront alors se passer en vélocité plutôt qu'en forces.

Pourtant, la donne est désormais bouleversée. Avec des cassettes à 11 (voire 12 vitesses) les pédaliers compacts, doubles plateaux (le plus souvent, 52-36 ou 50-34), sont devenus la norme, pour un éventail de braquets sensiblement comparables… Le poids est préservé. Le croisement de la chaîne est limité, autant que son usure. C'est plus cohérent. C'est plus léger. C'est plus robuste.

Mais aujourd'hui, sur la route, la tendance est, comme en VTT, de délaisser le double plateau compact au profit du mono-plateau ultra-compact. En fonction du terrain, il suffit de changer de cassette et / ou de plateau afin de “n'embarquer” que les développements nécessaires au parcours à effectuer… D'un point de vue, strictement mécanique, ce n'est pas nécessairement un progrès… D'un point de vue pratique, non plus…

Selon le nombre de plateau(x), l'étoile qui permet d'accrocher la manivelle de droite compte, donc, plus ou moins de branches (quatre ou cinq, en général), plus ou moins longues et plus ou moins rigides… Tout cela est conditionné par la pratique, mais aussi par la souplesse et par les besoins de souplesse de la chaîne.

Shimano, n'a pas – encore – vraiment suivi la tendance du mono-plateau et même si la marque nippone traîne les pieds sur le pédalier triple-plateaux, il est aujourd'hui possible de s'en procurer, tout particulièrement sur les groupes réservés aux débutants (Tourney, Claris et Sora).

D'ailleurs, en fonction des groupes, la différence se fait essentiellement sur le nombre de pignons de la cassette (7, 8 et 9 pour les groupes débutants ; 9 et 10 pour les milieux de gamme ; 11 pour les groupes sportifs) ; sur l'axe de pédalier (carré sur les groupes débutants et cannelés, pour les autres) ; sur le freinage à disque ou à patins sur jantes (mais on ne peut pas dire que le freinage à disque soit le propre des groupes les plus sportifs, puisque sur la presque totalité des groupes route Shimano, le choix est laissé à l'appréciation des cyclistes).

Notez que les groupes haut de gamme (Ultegra et Dura-Ace) sont déclinés en version Di2 (changement de vitesse par impulsion électrique). Ce type de changement est certes bien plus précis, mais le groupe est un peu plus lourd (à cause des batteries) et plus volumineux. De même, le Di2 réclame un peu plus d'entretien et des recharges régulières à défaut d'être fréquentes.

Un autre élément important à prendre en compte lorsque l'on parle de groupe, c'est la compatibilité du corps de roue libre avec la cassette, tant pour le nombre de pignons qui la compose, que pour l'espace entre ces-mêmes pignons (espace conditionné par le système d'indexation autant que par le nombre de vitesses). Et l'on ne parle même pas des cannelures dudit corps de roue libre…

Partant de là, Shimano a développé la bagatelle de sept groupes de route ! Nous ne ferons que décrire succinctement les groupes pour les débutants au caractère sportif peu évident, pour nous attarder un peu plus longuement sur le reste de la gamme.


Les groupes Shimano pour les débutants

Cette gamme se compose d'un trio de groupes aussi différents que complémentaires. Uniquement mécaniques, ils sont marqués par certains choix techniques un peu datés (axes de pédalier carrés ou cassettes de 7 à 9 vitesses), mais s'ouvrent, pour certains, au freinage à disque…

1. Shimano Tourney

Le Shimano Tourney est un groupe que l'on ne trouve que sur les vélos d'entrée de gamme. S'il permet de se familiariser avec la pratique de la route, on ne peut pas vraiment affirmer qu'il soit particulièrement marqué par un caractère extrêmement sportif. Un peu moins léger que les groupes Shimano des gammes supérieures, il est disponible en deux ou trois plateaux, pour 7 ou 8 pignons. L'axe de pédalier est carré (donc presque aussi rigide, mais plus lourd), alors que les séries supérieures proposent des axes cannelés… Il dispose également de poignées de conception “basique” avec beaucoup de pièces en matériaux composites. Son gros point fort est le prix, qui ne dépasse pas les 150 €… Attention ce groupe, pensé pour la première monte, n'est disponible qu'élément par élément et n'intègre pas le freinage.

2. Shimano Claris

Le Shimano Claris est le groupe destiné aux pratiquants débutants, qui sont plutôt axés loisir (randonnées courtes distances) et dont le budget n'est pas extensible (il faut compter environ 255 € pour le groupe complet). Son look sportif permet au cycliste de se faire plaisir, même lorsque son vélo est doté d'un cintre plat (des commandes de changement de vitesses au cadre ou sur cintre sont proposées). Le Claris est disponible en 2X8 V ou 3X8V et intègres des étriers de freins à tirage latéral (freinage à patins sur jantes), plutôt efficace pour ce niveau de gamme. C'est LE groupe, qui donne envie d'aller plus loin ou qui équipera le mulet, à moins de préférer l'utiliser sur un home-trainer basique… Et même si le Claris est plutôt proposé en première monte, il est possible de se le procurer complet ou élément par élément.

3. Shimano Sora

Le Shimano Sora compte probablement parmi les groupes les plus polyvalents de toute la gamme Shimano. Simple fiable et efficace, il permet d'équiper des vélos de route à caractère sportif, aussi bien que des randonneuses ou des vélos urbains à cintre plat. Ouvert au freinage à disque, ce Shimano Sora est disponible en 2X9 V et 3X9 V. Proposé à un prix situé aux alentours de 300 € il est essentiellement disponible en première monte. Il a été pensé pour répondre aux besoins des cyclistes qui se destinent à une pratique mixte (loisir, rando et ville), essentiellement sur le plat, même si le triple plateau saura répondre à l'appel de la montagne… À condition de ne pas être trop regardant sur le poids.


Les groupes Shimano pour se perfectionner

Cette gamme se compose de deux groupes aussi fiables qu'efficaces, le Tiagra et le 105. Idéals pour une pratique sportive régulière, ils s'adressent plutôt à des cyclistes qui ne recherchent pas la performance à tout prix. Et si le Shimano 105 s'apparente à la gamme supérieure, tant par l'ergonomie des manettes de changement de vitesse, que par sa cassette 11 vitesses, le Shimano Tiagra constitue un intermédiaire crédible entre la gamme débutants et la gamme premium. Voyons ce qu'il en est précisément.

4. Shimano Tiagra

Apparu en juin 2015, le Shimano Tiagra (séries 47000) adopte le même style esthétique que le 105, l'Ultegra ou le Dura-Ace, grâce à l'arrivée d'un pédalier à quatre branches. Il n'a donc plus grand-chose à leur envier, si ce n'est la cassette 11 vitesses, puisque ce Tiagra reste en 10 vitesses… En revanche, le triple plateau est toujours proposé.


Ce groupe a donc été pensé pour l'entraînement, les pratiques régulières mais essentiellement limitées à une sortie le week-end ou pour les randonnées cyclotouristes.

Les commandes de changement de vitesses sont disponibles en version “classique”, mais aussi en version “pour cintre plat”. Cette dernière s'adresse plutôt aux vélotaffeurs et aux vélos de fitness…  En version “classique”, elles ont adopté le cheminement interne des câbles de dérailleurs, ce qui offre à ce groupe Tiagra un standing supérieur. Mais le nouveau design n'est plus aussi bien adapté aux mains de petites tailles. Les différents dérailleurs ont également évolué, reprenant le design du 105 et des différents modèles 11 vitesses Shimano (Dura-Ace, exclus), avec un déco “gris météore” du plus bel effet.

Le dérailleur avant, en version double (le dérailleur triple n'est pas concerné) profite d'un long bras de levier au bout duquel le câble vient se fixer. Le changement de plateau s'en est trouvé plus facile et plus rapide. Ce qui était, précédemment, l'un des points faibles du Tiagra d'avant 2015.

Le dérailleur avant adopte aussi l'esthétique des versions supérieures. Disponible en chape courte, pour des cassettes avec un grand pignon pouvant aller jusqu'à 28 dents et en chape moyenne, pour des cassettes avec un grand pignon pouvant aller jusqu'à 34 dents (en version double) ! Notez que la course du câble permet désormais une très grande précision des changements de vitesses. On regrettera peut-être la non compatibilité de ce dérailleur avec les cassettes 11 vitesses…

Le pédalier opte pour le design à quatre branches (entraxe de 110 mm). Outre la rigidité optimisée, l'avantage est que le double plateau compact (50-34) est accepté, autant que le très “passe partout” 52-36. Par contre, le 53-39 n'est pas proposé. Ce n'est pas un scandale, car ces gros braquets intéressent essentiellement un public de compétiteurs, qui s'orientera plutôt vers de l'Ultegra ou du Dura-Ace… La version triple plateau (50-39-30) constitue un excellent choix.

Les étriers de freins offrent un design moderne, qui n'est pas sans rappeler d'ancien Ultegra… Ils assurent un freinage aussi progressif qu'efficace, à condition de ne pas rouler comme des coursiers... D'ailleurs, il faudra oublier les jantes en carbone… Pour les adeptes du gravel ou pour ceux qui veulent s'équiper de disques, Shimano propose un freinage à disque hydraulique, plutôt efficace. C'est un choix à envisager…

Ici, le poids n'est pas essentiel. D'ailleurs, Shimano ne donne aucun poids officiel (nous l'avons pesé à 3244 g en version “freinage sur jante”), préférant communiquer sur le prix. C'est logique car à 380 € (le groupe complet), le côté light ne compte pas, au contraire de la robustesse. Et ce Tiagra l'est assurément – robuste.

Une très bonne affaire, lorsque ni la performance à tout prix, ni la légèreté ne sont des obsessions.

5. Shimano 105

La toute dernière génération de ce groupe Shimano 105 (dénommé série R7000), est apparue en juin 2018, respectivement deux ans et un an après les dernières séries Dura-Ace et Ultegra, les deux groupes prémium de la gamme Shimano. Cette filiation fait qu'il n'existe qu'en double-plateaux et 11 vitesses.


Disponible en couleur noire ou en couleur argent, ce groupe Shimano 105 est très proche, esthétiquement de ces deux aînés, en particulier en livrée noire. Pour autant, il reste uniquement mécanique, privé qu'il est d'une descente en gamme de la configuration Di2, le système de changements de vitesses électriques, de la maison d'Osaka. En compensation, ce 105 s'est logiquement ouvert, lui aussi, au freinage à disques. Cela permet de démocratiser encore un peu plus ce mode de freinage. Les adeptes du gravel, ou des descentes de cols sous la pluie, apprécieront.

Les étriers sont au standard Flat-Mount. Ils sont équipés de plaquettes bénéficiant de la technologie ICE et de rotors homologués UCI. Par contre, ils sont optimisés pour des disques de 140 mm de diamètre, un peu moins performant que les disques de 160 mm.

Le freinage à disques se fait grâce à des leviers de commande hydrauliques qui reprennent, presque trait pour trait les leviers Ultegra, avec une plage de réglage augmentée, afin de convenir à la plupart des mains, quelle que soit leur taille. Notez, d'ailleurs, qu'il existe une version de leviers, spécifiquement pensée pour les mains les plus petite, puisqu'ils sont positionnés plus près du cintre. Le design, affiné, est particulièrement réussi.

La cinématique du dérailleur avant doit beaucoup à celle des Ultrega et Dura-Ace puisque le bras de levier est de taille similaire. Le changement de plateau se révèle particulièrement souple autant que précis.

Le dérailleur arrière existe en chape longue (il peut accepter une cassette de 11-34, qui permet de passer à peu près partout) ou une chape courte (qui, elle, accepte des cassettes plus traditionnelles : 12-25, par exemple, mais aussi 11-30 !). Notez qu'il n'existe pas de chape intermédiaire, mais ce n'est pas un problème, le besoin ne s'en fait nullement sentir.

Le design Low Profile Shimano Shadow de ce dérailleur arrière et la cinématique héritée des groupes supérieurs (Ultegra et Dura-Ace) constituent un plus indissociable. Le dérailleur vient se glisser sous la cassette. Les changements de pignons sont remarquables de précision.

Pour être complet, nous terminerons par quelques “cotes” qui font de ce groupe Shimano 105 l'un des meilleurs produits du marché, en termes de qualité de fabrication, de fonctionnement et de polyvalence. Ainsi, les longueurs de manivelles référencées sont : 160 mm, 165 mm, 170 mm, 172,5 mm et 175 mm.

Bien qu'il soit positionné “groupe pour se perfectionner”, le Shimano 105 est parfaitement capable de soutenir la comparaison avec l'Ultegra, que ce soit en termes de qualité de fabrication, en termes de fonctionnement ou même, de prix (500 €). En fait, il n'y a qu'en terme de poids (2860 g environ) qu'il est – légèrement en dessous…

Le groupe Shimano 105 mécanique à freinage sur jante, revendique 2860 g (leviers, dérailleurs, pédalier, freins, cassette, chaîne, câbles et gaines) et coûte 500 €.

Le groupe Shimano Ultegra mécanique à freinage par disques, revendique 3159 g (leviers, dérailleurs, pédalier, freins, disques, cassette, chaîne, câbles et gaines) et coûte 770 €.


Les groupes Shimano pour le sport et la compétition

Cette gamme se compose de deux groupes redoutables d'efficacité… On pourrait même dire qu'il s'agit d'un quatuor de groupes, puisque les deux se décline en version mécanique et en version électrique, Di2. Et, nous allons le voir, il y en a un peu plus, freinage à disques, oblige ! Le nom de ces groupes ? Ultegra (qui constitue le plus gros des ventes chez les compétiteurs amateurs, les cyclosportif ou les cyclotouristes) et Dura-Ace (LA référence pour les meilleurs cyclosportifs et les compétiteurs dont l'exigence première est la performance).

En termes de poids et d'agrément d'utilisation, il s'agit, tout simplement, de ce qui se fait de mieux sur le marché. Et en version Di2, Shimano se place résolument à la pointe de la technologie actuelle, pour le plus grand bonheur des cyclistes les plus exigeants.

6. Shimano Ultegra

Présenté peu avant l'été 2017, la version actuelle du groupe Shimano Ultegra, la série R8000 (et 8050 pour la version électrique, Di2) est une déclinaison du Dura-Ace, le vaisseau amiral de la marque japonaise. Une déclinaison, certes, mais pas seulement.


D'un point de vue strictement esthétique, la filiation est évidente, avec, notamment, le pédalier à quatre branches. D'un point de vue technique, c'est un peu la même chose. Une cassette passe-partout, 11-34 intègre le groupe, au même titre que le Synchoshift, pour la version Di2 ; ou que les freins à disques hydrauliques.

Vous l'aurez compris, l'Ultegra se décline en quatre versions (R8000, pour la version mécanique avec freins à patins, sur jantes ; R8020 pour la version mécanique avec freins à disques ; R8050 pour la version électrique Di2 avec frein à patins ; et R8070 pour la version électrique Di2 avec freins à disques).

> Le pédalier

Pièce centrale, pour ne pas dire, pièce maîtresse de tous les groupes, le pédalier est ce qui attire l'œil en premier lieu. Ici, il n'y aurait pas la couleur, on pourrait penser être en présence d'un pédalier Dura-Ace rebadgé… Car le pédalier Ultegra est anthracite brillant et mat, tandis que le Dura-Ace est entièrement noir brillant. En réalité il faut avoir l'œil pour trouver, sur l'Ultegra, un angle supplémentaire entre la branche en bas à gauche et celle en haut à droite (ou l'inverse). Pour le reste, le design asymétrique à quatre branches et une manivelle Hollowtech II assure une remarquable rigidité, pour un poids raisonnable. Ledit pédalier existe en quatre “tailles” : 53-39 ; 52-36 ; 50-34 (compact) ; 46-35 pour le cyclocross et pour ceux qui aiment rouler en tournant les jambes… Relativisons cependant. Le braquet 46-11 est totalement identique au 50-12.

> La cassette

Côté cassette, ce groupe Shimano Ultegra permet, à coup – presque – sûr, au plus grand nombre de trouver le bon développement, quel que soit le terrain, puisque six variantes sont proposées (exclusivement en onze vitesses) pour les dérailleurs à chape courte : 11-25 ; 11-28 ; 11-30 ; 11-32 ; 12-25 ; et 14-28. Pour les dérailleurs arrière à grande chape, une cassette 11-34 compatible VTT pourra être utilisée…

> Les dérailleurs

Le dérailleur avant, assez compact, mais “seulement” dans la norme en termes de poids, se montre aussi doux que précis. Mieux, il sait pardonner certaines erreurs, avec croisement de chaîne, sans même que l'on ne s'en aperçoive. La version Di2 du dérailleur avant se montre encore mieux fini, pour des changements de plateaux remarquablement rapides, doux et précis. L'électronique fait son travail avec grande bienveillance.

Nous évoquions le large éventail de cassettes disponibles… Elles ne font que répondre à la grande “adaptabilité” du dérailleur arrière, ou plutôt des dérailleurs, puisque deux longueurs de chape sont proposées, la version à chape longue étant optimisée pour les cassettes de 11-32 ou 11-34 et convenant parfaitement très bien à la 11-28. D'un point de vue technique, ce dérailleur arrière adopte, sur ses deux déclinaisons, la technologie Shadow RD avec la fixation Direct Mount. Ledit dérailleur vient donc se loger sous la cassette, pour une grande douceur d'utilisation, car, quelque-soit le pignon employé, le dérailleur se trouve constamment à la même distance de la cassette.

En version Di2, on retrouve le même positionnement et les mêmes technologies, pour des changements de vitesses aussi doux que précis, la discrétion électrique, en plus.

Il est d'ailleurs à souligner qu'en version Di2, la notion de groupe joue à fond, puisque les deux dérailleurs (arrière et avant) communiquent avec le Synchro-Shift, en full-synchro ou semi-synchro. L'alignement de la chaîne est optimisé. Le cycliste n'a qu'à se concentrer sur son effort et sur ses changements de braquets.

> Les leviers

Les leviers de changements de vitesses bénéficient de l'expérience de la compétition de haut niveau et de tout le travail de développement effectué, en compétition, sur le grand frère, le Dura-Ace. Le design, ergonomique est quasi identique, tandis que le revêtement en caoutchouc est repris à l'exact identique. En fait, seules les poignées, du groupe mécanique, à freinage par disques, diffèrent quelque peu. Leur côté résolument massif saute aux yeux… Notez que le réglage de la tension de câble s'opère facilement grâce à une simple vis, situé sur le levier. La précision est redoutable !

Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, les versions hydrauliques se montrent particulièrement proches de leurs homologues mécaniques.

Enfin, les versions Ultegra Di2, disposent, comme le Dura-Ace Di2, d'un bouton caché au sommet de la cocotte. Les utilisateurs de Garmin n'hésiteront pas à s'en servir pour faire défiler les pages ou commander l'éclairage. D'un point de vue pratique, ce n'est pas négligeable.

Shimano a même décidé de répondre, avec cet Ultegra, aux besoins spécifiques des triathlètes ou des spécialistes du chrono. Ainsi, une commande supplémentaire a été étudiée pour ces “spécialités”. Lesdits leviers se montent sur les extensions de cintre. D'un point de vue ergonomique, c'est une réussite. Du point de vue de l'efficacité, c'en est une autre ! On n'y trouve qu'un seul bouton, pour un design hyper sobre et hyper compact (donc très aérodynamique !). Le mode Synchronized Shifting est utilisé intuitivement. Le bouton situé sur la commande de gauche monte sur le grand plateau, celui situé sur la commande de droite descend sur le petit plateau.

Notez qu'il est également possible d'acquérir des leviers spécifiques pour le CLM ; des boutons de commande à placer en haut du cintre et d'autres, pour le sprint… Shimano semble avoir pensé à tout !

> Les étriers à patin

Deux versions sont proposées. Il y a le choix entre le Dual-Pivot, avec fixation par écrou central (freinage hyper efficace) et le Direct Mount, fixé directement sur le cadre (gain de poids et performances optimisées). Là encore, la référence au Dura-Ace saute aux yeux. Ainsi trouve-t-on un levier de dé-serrage de l'étrier, qui se met à l'horizontale en position serrée. Notez que ces deux modèles permettent le passage de pneus de section 28… Cela permet d'envisager un large éventail d'utilisations. Et cela d'autant qu'une version Direct Mount est spécialement étudiée pour une fixation sous le boîtier de pédalier.

> Les freins à disques

Les freins à disques hydrauliques sont intégrés dans ce groupe. Ils disposent d'ailettes de refroidissement des plaquettes, très efficaces pour palier à la surchauffe du liquide de freins. De plus, le rotor bénéficie de la technologie Ice Tech Freeza, qui participe, elle aussi à la dissipation thermique.

> En complément

À ce niveau de gamme, Shimano propose de compléter son groupe par des roues et – donc – des moyeux estampillés Ultegra. Ainsi trouve-t-on les RS 500 en alu renforcé (24 mm de profil), pour freinage sur jantes ; les RS700 (jantes tubeless en carbone laminé) et les RS 770 pour freins à disque (avec axes traversants e-thru).

Il est même possible de s'offrir des pédales (PD-R8000) à corps composite et – très large surface d'appui ou des SPD (PD-ES600) idéales pour le cyclotourisme, puisqu'elles sont pensées pour des chaussures qui permettent la marche.

Le groupe Shimano Ultegra mécanique à freinage sur jante, revendique 2533 g (leviers, dérailleurs, pédalier, freins, cassette, chaîne, câbles et gaines) et coûte 675 €.

Le groupe Shimano Ultegra mécanique à freinage par disques, revendique 2779 g (leviers, dérailleurs, pédalier, freins, disques, cassette, chaîne, câbles et gaines) et coûte 860 €.

Le groupe Shimano Ultegra Di2 électrique à freinage sur jante, revendique 2469 g (leviers, dérailleurs, pédalier, freins, cassette, chaîne, câbles, gaines, interface et batteries) et coûte 675 €.

Le groupe Shimano Ultegra Di2 électrique à freinage par disques, revendique 2718 g (leviers, dérailleurs, pédalier, freins, disques, cassette, chaîne, câbles, gaines, interface et batteries) et coûte 1700 €.

7. Shimano Dura-Ace

Présenté à l'été 2016, le groupe Shimano Dura-Ace, fleuron de la gamme du manufacturier nippon doit beaucoup à la compétition de très haut niveau et tout particulièrement aux coureurs professionnels évoluant à l'échelon World Tour. Ce n'est donc pas un hasard s'il a été dévoilé, au moment du Grand Départ, normand, du Tour de France.


La série Dura-Ace, ou plutôt les séries Dura-Ace se déclinent en version mécanique (R9100) et électrique Di2 (R9150), les deux étant déclinées en freinage “classique” à patins sur jantes et en freinage à disques… Les passages de vitesses synchronisés et le capteur de puissance sont au menu.

Le côté esthétique a été conservé, presque à l'identique (seule la couleur, désormais noire brillante, diffère de ce que l'on connaissait auparavant sur ce groupe), mais cette “constance” cache une haute technologie, qui touche tous les composants du groupe… ou presque !

Comme il s'agit de toucher les compétiteurs les plus performants, avec ce groupe Dura-Ace, c'est le souci de la performance qui prime. Alors, pour ce faire, Shimano a tout mis en œuvre pour minimiser la déperdition de l'énergie produite par le cycliste. Au bout du compte ce groupe compte parmi les plus efficaces du marché.

> Le pédalier

Contrairement à ce que propose la concurrence, le pédalier de ce groupe Dura-Ace n'est pas réalisé en carbone, mais, traditionnellement, en aluminium. En termes de rigidité, la conception même du pédalier, fait que le niveau hyper élevé n'impose aucun changement de matière. Le prix est donc raisonné ! En termes de poids, il y a, certes, une différence, mais elle n'est pas scandaleuse. Ledit pédalier est exclusivement double (50-34 ; 52-36 ; 53-39 ; 54-42 et 55-42) ! Il s'agit de l'Hollowtech II à quatre branches et manivelles larges (165 mm ; 167,5 mm ;170 mm ; 172,5 mm ; 175 mm ; 177,5 ou 180 mm de longueur). Toutes les pratiques ont été prises en compte. Tous les styles de pédalage, aussi.

Il est possible d'acquérir un pédalier doté d'un capteur de puissance intégré (le FC-R9100-P). Outil d'analyse de l'effort, extrêmement précis (il distingue la mesure de chaque jambe, donne la cadence de pédalage, le pourcentage de pente, évalue le revêtement de la route, la force du vent…), il hérite de tout le savoir-faire de la marque sur son appareil de mesures statiques, Bikefitting… Mais évidemment cet outil ne concerne que les compétiteurs aguerris et les cyclosportifs les plus performants (qui souvent sont d'authentiques compétiteurs).

D'un point de vue strictement technique, il importe de préciser que ce capteur de puissance dispose d'un cerveau situé à l'intérieur de l'étoile du pédalier, tandis que les jauges de contraintes se trouvent dans chacune des manivelles. Le capteur étant connecté à l'étoile, les changements de plateaux s'effectuent facilement.

Notez que le diagnostic et les mises à jour système peuvent se faire aisément via une tablette ou un smartphone, via une simple connexion Bluetooth (E-Tube). L'alimentation du capteur s'effectue par batterie interne, rechargeable via un adaptateur magnétique. La transmission (pour analyse) des données se fait par connexion ANT+ ou Bluetooth.

> Les dérailleurs

Le dérailleur arrière particulièrement compact, qui permet de loger le corps du dérailleur, juste sous la cassette, doit énormément à la technologie Shimano Shadow RD. C'est une réussite, en termes d'agrément de changements de vitesses. Notez que la version électrique, Di2 pèse exactement le même poids (204 g) que la version mécanique !

Bien que la chape ne soit pas spécifiquement longue, l'usage de la cassette 11V 11-30 ne pose aucun problème particulier. Les ascensions de cols en compétition s'en trouvent largement facilité.

Le dérailleur avant, est un peu plus compact en version électrique Di2, qu'en version mécanique, pour des changements de plateaux d'une redoutable précision.

Disons-le tout net, les dérailleurs de ce Shimano Dura-Ace frôlent la perfection, en particulier en version électrique Di2. La cinématique est remarquablement pensée. Souplesse et rapidité du changement de plateau sont de mise.

> Les leviers de freins

La version électrique Di2 et la version mécanique de ce groupe Dura-Ace étant chacune déclinée en freinage à disque et en freinage à patins sur jantes, quatre paires de leviers sont proposés, pour un poids oscillant entre 230 g et 505 g… Le dessin de ces leviers reste très proche. Même un observateur aguerri aura du mal à faire la différence. L'encombrement est modéré. Cela constitue une réelle prouesse technique lorsque l'on sait que le freinage hydraulique à disques nécessite d'intégrer … le réservoir hydraulique ! Notez que, tout comme les leviers Di2 à freins classiques (à câbles) les leviers Di2 se voient dotés d'un bouton de commande situé sur le dessus de la cocotte.

> Le freinage à proprement parlé

Malgré la généralisation de l'offre “freinage à disques” le freinage à patins sur jantes sont conservés. Les étriers existent en version double-pivot ou Direct Mount. Ils procurent un freinage à la fois progressif et puissant. Le compromis rigidité – poids – puissance de freinage est optimisé.

Le dessin de ces étriers a été pensé pour des pneus larges (jusqu'à 28 mm de section). Dotés de la technologie Direct Mount, ils sont déclinés en version avant (aérodynamique optimisée) et arrière sous haubans ou arrière sous bases.

Les étriers de freins à disques Flat-Mount peuvent, eux, être fixés, directement sur le cadre. L'intégration se révèle alors parfaite. Les ailettes Dura-Ace permettent d'optimiser le refroidissement, pour un freinage aussi constant que progressif et efficace. Grâce à son étoile surdimensionnée, le rotor Shimano Ice Technologies Freeza transmet moins de chaleur en périphérie du disque. C'est un vrai plus en termes d'efficacité du freinage.

> Les cassettes

Nous venons d'évoquer la chose, Shimano propose une cassette de montagne 11-30, pour des raisons de poids, il est à préciser que les cinq plus gros pignons sont réalisés en titane.

Mais bien sûr, il ne s'agit pas de la seule cassette inscrite au groupe Shimano Dura-Ace. Ainsi trouve-t-on une 11-25 ; une 11-28, une 11-30, une 12-25 et une 12-28. Avec un tel éventail de possibilités, que ce soit en plaine, dans les vallons ou en montagne, la plupart des cyclistes pourront trouver les braquets adaptés à leur coup de pédale.

> La chaîne

Petit détail la chaine HG901-11, qui fait partie intégrante de ce groupe Shimano Dura-Ace, est dotée d'une attache rapide. Finies les traditionnelles goupilles à insérer avec un outil spécifique. Une nouvelle fois la marque d'Osaka se propose ce qui se fait de plus pratique. Elle est optimisée et dispose d'un sens de montage. C'est en respectant ce sens de montage que vous aurez du silence de fonctionnement et une précision d'indexation exceptionnelle.

> Le changement de vitesses synchronisé

Venu du VTT, via le groupe XTR, le changement de vitesse synchronisé s'est emparé du groupe Dura-Ace. Pensé pour simplifier l'utilisation de la transmission ce système optimise le placement de la chaîne durant le pédalage. Le cycliste peut donc se concentrer exclusivement sur son effort. Un mode de changement semi-automatique, la transmission sélectionne les bons rapports, en plage supérieure ou inférieure… Une boîte séquentielle, en somme !

Mais il existe également un mode automatique. Une fois ce mode activé, le dérailleur avant actionne alors tout seul le changement de vitesse à l'arrière. Le cycliste peut ainsi se passer de la commande de gauche. Seules les commandes de droites sont alors utiles. Une boîte auto, en somme !

Les spécialistes du chrono et les triathlètes sont les premiers concernés. Le rendement s'en trouve gagnant.

> Le boîtier de jonction

Discrets, le boîtier de jonction est plus petit que sur la version précédente du groupe Dura-Ace. Il se positionne en bout de cintre, avec les led, le bouton de fonction et le port de recharge sont placés à ce même endroit. Et pour aller encore plus loin dans l'intégration, des cintres et potences PRO ont été spécialement conçus. Cela permet de faire passer en interne, le câble reliant le boîtier de jonction aux commandes.

> En complément

Avec son groupe route étendard, Shimano propose deux paires de roues permettant d'aller encore plus loin en termes aérodynamisme.

Les jantes de ces roues C60 et C40 adoptent un profil de 60 mm et de 40 mm. Elles sont larges de 28 mm, pour une rigidité maximale. Dotées de moyeux à haute qualité de roulement, ces roues sont déclinées en version pneus et en version boyaux ; en version à disque (serrage rapide ou axe traversant) et à freinage à patins, sur jante.

Une paire de roues C24 vient compléter l'offre, mais elle n'est proposée qu'en freinage sur à patins, sur jante, en version à pneu.

Shimano propose également un boitier de connexion Bluetooth, de D-Fly. Ce boitier se monte en série sur le groupe et permet de le visualiser sur l'application E-Tube. On peut donc gérer son groupe et connaitre le niveau de batterie.

Le groupe Shimano Dura-Ace mécanique à freinage sur jante, revendique 2182 g (leviers, dérailleurs, pédalier, freins, cassette, chaîne, câbles et gaines) et coûte 1580 €.

Le groupe Shimano Dura-Ace mécanique à freinage par disques, revendique 2503 g (leviers, dérailleurs, pédalier, freins, disques, cassette, chaîne, câbles et gaines) et coûte 1859 €.

Le groupe Shimano Dura-Ace Di2 électrique à freinage sur jante, revendique 2162 g (leviers, dérailleurs, pédalier, freins, cassette, chaîne, câbles, gaines, interface et batteries) et coûte 2580 €.

Le groupe Shimano Dura-Ace Di2 électrique à freinage par disques, revendique 2718 g (leviers, dérailleurs, pédalier, freins, disques, cassette, chaîne, câbles, gaines, interface et batteries) et coûte 3000 €.


Shimano propose une offre de groupes de route particulièrement complète, avec des produits qui s'adressent à toutes les typologies de pratiquants et à tous les budgets. Même si l'on aurait pu penser que la marque d'Osaka fait la part belle aux cyclistes adeptes de la compétition, les pratiques utilitaires (vélotaf, notamment) et les pratiques sportives de loisir n'ont pas été oubliées, bien au contraire.

Depuis quelques années, notamment depuis le lancement des groupes électriques Di2, Shimano opère une montée en gamme conséquente de la plupart de ses groupes, sans pour autant que le coût financier soit impacté de manière significative, même si la généralisation du freinage à disque aurait pu causer de fortes augmentations. Il y a là de quoi inciter les cyclistes à une pratique plus régulière, ce qui est dans l'air du temps. Mais cette montée en gamme peut aussi brouiller les cartes.

Alors, pour bien choisir son groupe de route Shimano, il importe d'abord et avant tout de déterminer son budget. Car une nouvelle fois, c'est l'aspect économique qui va se montrer le plus déterminant. Ensuite, il faudra définir précisément sa pratique, afin d'opter pour le meilleur groupe possible.

Pour les débutants et les cyclistes faisant du vélo utilitaire, qui se limitent à des trajets de courtes et très courtes distances, à une fréquence pas nécessairement très régulière, le Tourney sera amplement suffisant. Robuste, il fonctionne bien, sans nécessiter beaucoup d'entretien.

Pour une pratique similaire mais plus fréquente (quotidienne ou pluriquotidienne), le groupe Claris semble incontournable. Avec son look sportif, il se montre particulièrement séduisant. Et, en prime, il sait s'adapter aux cintres plats autant qu'aux cintres “classiques”.

Les pratiquants, en loisir courtes et moyennes distances auront tout intérêt à opter pour un groupe Sora. Disponible en triple plateau, il permet de passer à peu près partout. Très fiable, il n'a qu'un défaut : son poids, relativement conséquent. Mais est-ce ici, la première des priorités ? Pas sûr…

Le groupe Tiagra, également disponible en triple plateaux, s'adressera à ceux qui veulent commencer une pratique sportive, sans vraiment être certains de leurs capacités. Pour un coût modéré, ils pourront tester, pour au final, peut-être s'orienter vers une pratique cyclotouriste régulière.

Mais si l'on parle de régularité, il faudra s'intéresser au groupe 105. Il constitue le ticket d'entrée Shimano pour le 2X11 vitesses. On parle donc de pratique sportive, de fiabilité, mais aussi d'efficacité. Le fonctionnement s'avère vraiment très précis. Et pour tout dire, il peut convenir à la plupart des pratiquants, à condition de ne pas se montrer trop regardant sur le poids…

Le groupe Ultegra permet, lui, de goûter au changement de vitesses électrique Di2… Juste équilibre entre robustesse, légèreté, précision ou budget raisonnable, il n'est pas devenu, par hasard, le groupe Shimano le plus vendu ! Quelle que soit le terrain de prédilection (plaine, vallons ou montagne) ou le coup de pédale du cycliste (ou cyclosportif ou randonneur grandes distances), ce groupe est idéal. Il demande juste un minimum d'entretien, tout particulièrement en version Di2.

Les sportifs (tout particulièrement les compétiteurs et les meilleurs cyclosportifs) les plus exigeants, dont la préoccupation première est la performance n'hésiteront pas. Ils choisiront le groupe Dura-Ace ! Mais attention, ce groupe représente un budget conséquent et demande un entretien tout particulier…


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