A quelle pression en bar/psi faut-il gonfler un pneu vélo route ?


Un vélo de route est doté de roues à pneus ou boyaux à valves presta. Les gonfler à la bonne pression (bar ou psi) contribue à optimiser les performances du cycliste tout en minimisant les risques de crevaison, que ce soit avec des jantes en carbone ou en alu. Voici quelques clefs pour déterminer la bonne pression.

Sur un vélo de route (valves presta), sur chaque roue, la pression des pneus ou boyaux se mesure en bar (unité proche de la pression atmosphérique moyenne, soit 100 000 pascals) ou en psi (unité anglo-saxonne acronyme de pound-force per square inch ou, en Français, livres par pouce). En France, le bar est préféré au psi, mais notez la juste équivalence : 1 bar est égal à 15 psi ! Cette pression est particulièrement importante, car elle impacte directement la vitesse, le rendement (faible résistance au roulement), la résistance à la crevaison et le confort du cycliste, le pneu étant le seul contact entre le vélo et le bitume.


Tableau de conversion BAR/PSI sur bike.michelin.com

Le message relatif à un gonflage optimisé ? Lorsque, sur chaque roue, les pneus ou boyaux sont sous-gonflés, l’énergie dépensée est plus importante, de même que la résistance au roulement ; à l’inverse, lorsqu’ils sont sur-gonflés, c’est l’adhérence qui est impactée.

1. La juste pression

Alors, à combien de bars faut-il gonfler les pneus d’un vélo de route ? Faut-il différencier la pression de la roue avant et celle de la roue arrière ? Quelle est la pression idéale ? La bonne pression doit être obtenue au plus vite (pompe à pied obligatoire), sur chaque roue, pour permettre d’économiser ses forces et d’améliorer le rendement tout en optimisant le confort.

Plus un pneu est gonflé, plus les aspérités de la route se font sentir. De nombreux cyclistes commettent l’erreur “classique” de gonfler aussi fort que possible en espérant, sur la route, optimiser ce fameux rendement. Mais, au-delà d’une certaine limite, cela ne sert à rien. À haute vitesse, sur mauvaises routes et/ou lors des passages effectués en danseuse, les pneus ou les boyaux trop gonflés (tout particulièrement au-dessus de 9 bars), donc trop rigides, plutôt que de se déformer, auront tendance à rebondir sur la chaussée, ce qui est néfaste à la performance comme à la sécurité, puisque l’adhérence s’en trouve largement impactée. 


Pression en BAR selon le poids du cycliste sur bike.michelin.com

2. Points de repère

Une première indication sur cette optimisation du gonflage est fournie par les fabricants, qui inscrivent sur le flanc de leurs produits, la pression minimale et maximale préconisée, exprimée en bar (et en psi). L’information est purement indicative dans la mesure où cette fameuse pression optimale se détermine en fonction du poids du cycliste. La règle communément admise est celle du “10 %”. Selon ce “théorème”, un cycliste de 70 kg gonflera ses pneus à 7 bars tandis qu’un cycliste de 65 kg les gonflera à 6,5 bars. Ladite règle s’avère bien adaptée à la plupart des pratiquants, cependant, les plus légers, comme les plus lourds, devront “interpréter” les choses. Il est en effet communément admis que dépasser une pression de 8,5 bars peut être néfaste, y compris pour un cycliste pesant 100 kg ou plus. De même, il est déconseillé aux poids plumes (50 kg et moins) de descendre sous les 6 bars, ne serait-ce que pour éviter le pincement de la chambre à air. Ce détail n’est pas tout à fait valable pour les boyaux, un peu moins contraignant en termes de gonflage...


Plus d'infos sur le gonflage des pneus vélo route sur velomath.fr

3. Pression ajustée

Là encore, il s’agit d’une simple indication. Le type de terrain (bitume, pavés, haute ou moyenne montagne, vallons, plaine…) et les conditions climatiques (route mouillée ou route humide, forte chaleur…) viennent impacter la pression à préconiser. Sur pavés détrempés, par exemple, il importe de favoriser au maximum l’adhérence afin de minimiser les risques de glissade et, donc, les chutes. Ainsi, après avoir gonflé son pneu ou son boyau en mixant la règle des “10 %” avec les indications inscrites sur le flanc du pneu, il est conseillé de prendre soin de légèrement dégonfler (0,5 à 1 bar environ) afin, justement, d’optimiser l’adhérence. À l’inverse, par temps sec, en montagne, là où le bitume est généralement granuleux et très bien entretenu (!), on pourra légèrement sur-gonfler (0,5 bar au maximum) pour aller plus vite, en particulier en descente.

On remarquera que les cyclistes les plus expérimentés (et donc certains pros) gonflent toujours un petit peu plus la roue arrière que la roue avant. C’est une simple question de bon sens, puisque l’essentiel du poids repose sur l’arrière du vélo… Aussi, une pression amoindrie d’environ 0,5 bar sur la roue avant (par rapport à la roue arrière) permettra un meilleur ressenti de l’asphalte doublé d’une meilleure précision de la direction à haute vitesse, notamment dans les courbes, sur route dégradée.

4. Sections et diamètres

Ces conseils relatifs à la pression concernent des pneus conçus au standard 700X23 (diamètre de la jante et largeur du pneu), longtemps en vigueur chez les compétiteurs, les cyclosportifs et les cyclotouristes. Désormais, le standard évolue vers le 700X25 (voire le 700X28) qui, sans impacter négativement le rendement, favorise grandement le confort, pour une pression diminuée de 0,5 bar. Le retour en force des cadres sur mesure a permis aux petits gabarits d’adopter le standard 650X25. Cela n’impacte pas la pression optimale du gonflage, même si ces jantes plus petites imposent l’utilisation de chambres à air plus petites. La bonne pression est juste atteinte plus rapidement.

5. Normes et standards

Aujourd’hui, sur les vélos de route, ce sont les valves de type Presta qui sont la norme, car elles sont mieux adaptées aux jantes étroites. Lesdites jantes en aluminium (plus économiques, mais souvent plus lourdes) côtoient les jantes en carbone (beaucoup plus chères, mais plus légères). Et les standards se multiplient, avec, notamment, la généralisation du freinage à disques et l’élargissement global de ladite jante. Là non plus, il n’y a aucun impact sur la pression optimale du gonflage.


Valve vélo route Presta

Beaucoup de jantes en carbone sont montées en boyaux et non en pneus. Si mettre en place des boyaux s’avère plus long et plus complexe (il faut coller) que monter des pneus, les boyaux peuvent être gonflés à plus haute pression (1 bar supplémentaire, voire davantage), tout en préservant un confort et un rendement supérieurs, en raison d’une plus grande souplesse. De même, la chambre à air, plus poreuse, étant intégrée, le boyau tolère de plus basses pressions sans qu’il y ait de risque de pincement au passage d’un nid de poule, par exemple.

Reste le cas des pneus tubeless ou tubeless ready. Ce type de montes implique l’utilisation de jantes spécifiques, puisqu’il n’y a pas de chambre à air, les pressions peuvent être moindres, pour un confort qui, sans atteindre celui des boyaux, s’avère bien supérieur à celui des pneus classiques. Là où vous roulez avec 7,5 bars dans un pneu classique, vous pouvez descendre à 6 bars en Tubeless. Le rendement est équivalent et le confort en augmentation. Un pneu Tubeless sera légèrement plus lourd car il ne nécessite pas de chambre à air (juste un liquide préventif) contrairement à un pneu Tubetype.

Pneu vélo route Mavic Tubeless

6. Choisir sa pompe

Une pompe à pied dotée d’un manomètre affichant différentes unités de mesure, est indispensable pour un gonflage rapide et précis. Les mini-pompes (lentes et approximatives) ou les cartouches de CO2 (ultra rapides mais délicates à utiliser qui peuvent assurer, en une dizaine de secondes, une pression de quelques 7 bars) seront donc à réserver aux regonflages, “provisoires” ou d’urgence.


Certaines de ces pompes à pied sont dotées d’un embout réversible Presta (valves des vélos de route) et Schrader (valves de la plupart des VTT et VTC) ce qui limite les coûts, mais un embout unique sera plus précis… Attention, les valves Presta, qui se vissent (fermeture) et se dévissent (ouverture), sont très fines et risquent de se tordre au gonflage, ce qui à la longue, fini par être gênant, voire provoque la casse.


Pour bien gonfler les pneus d’un vélo de route, l’usage d’une pompe à pied est donc indispensable. Attention à vérifier que ladite pompe soit dotée d’un embout à valve presta (le standard route) et que son manomètre exprime la pression en bars (unité de mesure la plus courante en France). En condition normale d’utilisation, cette pression idéale est de 10 % du poids du cycliste. Mais il faut veiller à ne pas gonfler à moins de 6 bars afin de minimiser les risques de crevaison, ou à plus de 8 bars, afin d’optimiser l’adhérence tout en favorisant le confort.


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